La Guinée-Bissau a ordonné un deuil national de sept jours en hommage au président Joao Bernardo Vieira assassiné lundi matin par des soldats. La décision a été communiquée ce matin après une réunion de crise du gouvernement.
La Guinée-Bissau va observer un deuil national de sept jours pour pleurer le président Joao Bernardo Vieira. La déclaration est intervenue mardi lors d’une réunion du gouvernement guinéen à l’issue de laquelle une enquête a été ordonnée sur les circonstances exactes de la l'assassinat du président Joao Bernardo Vieira et du chef d’état-major de l'armée, le Général Tagme Na Waié. Les deux hommes ont été tués dans deux attaques séparées. Même si personne n’a revendiqué ce double assassinat, les premiers éléments de l'enquête menée par les services sécurité indiquent que ces actes crapuleux ont été perpétrés par des soldats mutins qui voulaient venger la mort du général Waié.
Un porte-parole de l’armée bissau-guinéenne a déclaré mardi matin que l’assassinat du chef de l’Etat et du chef de l'état-major est l’œuvre d’un groupe isolé de militaires dont les motivations sont inconnues et que l’armée n’entend pas prendre le pouvoir par les armes. Les militaires bissau-guinéens se sont engagés à respecter l’ordre constitutionnel prévoyant que le président de l’Assemblée nationale assure l'interim. Ainsi, le président du pays devrait être Raimundo Perreira jusqu’à des élections qui doivent se tenir dans un délai de 60 jours.
Des barrages de sécurité ont été érigés aux points stratégiques autour de la capitale Bissau . Les banques, marchés et boutiques sont restées fermées depuis lundi. Les radios privées ont repris leurs émissions mardi matin. Le haut commandement de l’armée lance des appels au calme, et tente de rassurer la population disant que la situation est sous contrôle. La direction de l’armée a fait savoir dans un communiqué publié à la radiodiffusion nationale qu’aucun acte de pillage toléré et que l'armée veille à l’ordre publique.
Dans une courte déclaration, le Premier ministre Carlos Gomes s'est voulu optimiste et veut croire que "le pays saura surmonter la crise actuelle". Il est revenur sur le double assassinat d'hier lors d’un point de presse faisant suite à la séance de travail qu’il venait d'avoir avec le haut-commandement de militaire. La Guinée-Bissau a perdu un "patriote qui aimait son pays", a déclaré Carlos Gomes.



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