Les ministres africains de la santé et de l’environnement ont mis fin vendredi soir à la première conférence interministérielle sur la santé et l’environnement par la signature d’un protocole dit de Libreville.
Les ministres présents dans la capitale gabonaise, ont à tour de rôle paraphé ce document qui consigne leurs recommandations issues de deux jours de réflexion. Les ministres du continent ont décidé de remettre le document au président gabonais Omar Bongo Ondimba, chef d’Etat du pays hôte de cette conférence historique.
Le président Omar Bongo Ondimba sera chargé, selon les participants, de transmettre à mains propres le document au président de l’Union africaine (UA) pour la mobilisation des ressources nécessaires à la mise en œuvre des recommandations de Libreville.
Pendant deux jours, les ministres africains, sous la houlette des représentants du Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE), de l’OMS et autres bailleurs de fonds ont effectué le diagnostic de l’environnement sur la santé.
Le diagnostic est accablant. Il y a pêle-mêle l’insalubrité de l’eau, la pollution de l’air, les aliments peu hygiéniques, le manque d’assainissement, la mauvaise élimination des déchets, les insuffisances dans la lutte anti vectorielle et l’exposition aux produits chimiques. Un tel environnement favorise la persistance du paludisme, de la fièvre jaune, du choléra et autres maladies infectieuses et diarrhéiques. Au total, 25% de décès dans les pays en développement sont dus à des maladies liées à l’environnement, selon l’OMS.
Les ministres africains ont suggéré la création d’une alliance stratégique entre l’environnement et la santé. Ils ont réclamé plus de moyens pour assainir les villes africaines. Mais les bailleurs de fonds présents à Libreville n’ont pas fait des annonces fracassantes sur leur intention de financer ces projets coûteux.
Martin Safou/ www.gabonpage




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