Le Conseil supérieur de la magistrature réuni lundi au palais présidentiel par le chef de l’Etat Omar Bongo Ondimba, a proposé une réponse frontale à l’insécurité qui refait surface dans le pays.
« La société gabonaise est en proie à de redoutables défis dont le moindre n’est pas l’insécurité », souligne le communiqué final de la réunion.
« La déferlante de la criminalité et du grand banditisme s’est imposée à notre pays comme un redoutable fléau dont les conséquences appellent une réponse frontale », ajoute le texte.
Dans le communiqué, le conseil supérieur de la magistrature déplore « les meurtres, les sacrifices humains et autres actes de violence gratuits qui alimentent les colonnes des journaux, crèvent les écrans télévisions et les ondes des radios ».
Le conseil estime que face à ces fléaux, il faut mettre en place « des mécanismes institutionnels regroupant les principaux départements ministériels concernés visant à favoriser les synergies de nature à accroitre l’efficacité de l’action publique ».
Outre ces bonnes intentions, le conseil n’a pas proposé une mesure concrète pour lutter contre ce phénomène qui endeuille les librevillois et partant le Gabon.
Il y a quelques jours, un ambassadeur itinérant a été abattu par des voleurs qui voulaient lui arracher sa voiture. Ce crime a eu lieu à Libreville. A Lambaréné, au centre du Gabon, un corps sans tête a été découvert dans la ville. La même semaine, une main humaine a été retrouvée dans la gueule d’un chien.
Gaston Ella/ Gabonpage



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