Les huit dépouilles des militaires français décédés dans l’accident d’hélicoptère survenu samedi dernier au large des côtes gabonaises entre Port-Gentil et Libreville devraient quitter incessamment le Gabon ce mercredi pour Paris où une cérémonie d’adieu, présidée par le chef de l’Etat français Nicolas Sarkozy, est prévue.
L’arrivée des corps à l’aéroport Roissy Charles de Gaule à Paris est prévue à 15h30, 14h30 (TU).
Très tôt ce mercredi matin, les Forces françaises du Gabon ont rendu un hommage à ces vaillants soldats « morts en plein exercice », a déclaré le général de corps d’armée Elrick Irastorza, commandant de l’armée de terre française.
Plusieurs détachements des Forces françaises du Gabon (FFG) ainsi que des militaires gabonais ont participé à cette émouvante cérémonie. Les cercueils des huit dépouilles, couvertes du drapeau tricolore français (bleu, blanc et rouge), regroupés par paire, sont arrivés sur la place de France du Camp de Gaulle (base des FFG) dans des camions militaires de marque Velerat.
Levée du drapeau sous lequel ont servi les militaires, sonnerie aux morts et discours du commandant en chef de l’armée de terre venu de France pour la circonstance ont ponctué cette cérémonie à laquelle ont participé quelques membres des familles des disparus, des diplomates en poste au Gabon dont celui de France.
L’émotion était grande au moment de la séparation lorsque les quatre camions qui portaient les cercueils ont quitté lentement la place de France.
En tête du convoi, le camion transportant le corps du capitaine Guerinand, le plus gradé dans cet accident. Le capitaine Guerinand appartenait au 13e Régiment de dragons parachutistes (RPD), une unité des forces spéciales stationnée à Dieuze (Moselle). Cinq des huit disparus appartenaient à ce régiment. Les 3 autres appartenaient au détachement de l’Aviation légère de l'armée de terre (ALAT) basé à Libreville.
Un des deux survivants du crash était membre de l’équipage. Le second appartenant au RPD a survécu parce qu’il se trouvait à l’arrière de l’appareil, a-t-on appris.
L’hélicoptère de type Cougar avait décollé du bâtiment de la marine nationale française « la foudre ». Il s’est écrasé quelques minutes après son décollage. Les circonstances de l’accident ne sont pas encore élucidées. Le bâtiment La Foudre mouille encore au large de Libreville où il participe pour les besoins de l’enquête. Martin Safou :(www.gabonpage.com) Libreville, 21/01/2009 à 10:05:02



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