Le président algérien, Abdelaziz Bouteflika, a procédé à la révision constitutionnelle pour rester éternellement au pouvoir. Dans un appel rendu public jeudi par son bureau national et rédigé bien avant l’adoption par les deux chambres du Parlement du projet de révision de la Constitution, le Comité des citoyens pour la défense de la République (CCDR), que dirige Abdelhak Brerhi, interpelle tous les éventuels candidats de la mouvance démocratique en vue de la prochaine élection présidentielle de ne pas se présenter à ce qu’il qualifie de «mascarade et de parodie d’élection».
Le CCDR justifie son approche en estimant que «le résultat est connu d’avance». Parallèlement, il demande à tous les responsables de formations politiques, de syndicats et d’associations à «s’unir pour défendre notre pays et en sauvegarder les valeurs démocratiques et républicaines».
«A l’adresse de tous les citoyens, toutes générations confondues», le CCDR préconise la mise sur pied de «Collectifs d’initiatives démocratiques regroupant tous ceux et celles qui demeurent fidèles aux idéaux de la guerre de libération nationale, et ce dans l’objectif d’organiser la résistance au hold-up constitutionnel à travers le boycott de la prochaine mascarade électorale afin d’empêcher l’usurpation d’une présidence à vie».
Les rédacteurs du communiqué ont scindé le pays en deux familles, à savoir celle qui avance et celle qui recule, en référence à une phrase de l’écrivain Tahar Djaout faite quelques jours avant sa mort : « Si tu dis tu meurs, si tu ne dis pas, tu meurs, alors dis et meurs ». Pour le CCDR, les gens qui croient en ces valeurs font partie de la famille qui avance. Comme introduction à son appel, et après avoir repris le préambule de la Constitution, le CCDR est revenu sur les différentes réactions hostiles émanant de plusieurs partis politiques et de différentes personnalités aux sensibilités diverses et dont la dernière en date, celle de Rachid Benyellès, le général en retraite, qui ont interpellé la société civile et politique sur l’attitude à adopter devant la révision constitutionnelle par une simple question : « Faut-il abdiquer et se taire ? ». Pour le CCDR, il n’est pas question « d’accepter le fait accompli, ni d’abdiquer, ni encore moins de se taire ». A titre comparatif, il se réfère à l’exemple de la Russie où la constitution est respectée en tant que contrat fondamental liant les gouvernants et les gouvernés, et à l’avènement du premier président de couleur, âgé de 47 ans, à la tête de la toute première puissance mondiale, les Etats-Unis d’Amérique. Deux faits qui, aux yeux des auteurs de l’appel, ont « balayé de nombreux tabous ».
Le CCDR considère qu’en l’absence d’une riposte, « l’Algérie du 1er Novembre, qui a vu tout un peuple décidé à mourir pour son indépendance, risque de rejoindre, au déni de ses valeurs de résistance et de sacrifice, les mauvais élèves de la planète en s’accommodant d’une dictature à vie». En guise de sortie de crise, le CCDR a rappelé, à travers l’appel, qu’il a déjà pris position pour réagir, sous des formes adéquates, à ce qu’il qualifie de «coup d’Etat constitutionnel». Pour ce, il a appelé à «un sursaut républicain en vue de réunir les conditions favorables à l’émergence d’une alternative démocratique et citoyenne».
Salah C. du quotidien d'Oran



1 commentaire
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bjr: pk pas ? c t'un tres bon président qui a fé bcp pour notre paye ,economie, et terroriste aneantie presque ca va venire , il faut pas oublier 10 années de calvaire, alors qui demande mieux,j(espere qu'il se presentera bientot
