Une cérémonie de recueillement à la mémoire des victimes des évènements de Kabylie en 2001 a été organisée hier matin au village Agouni Arous, près de Béni Douala, sur la tombe de la première victime, Guermah Massinissa, par la coordination du mouvement citoyen de la wilaya de Tizi-Ouzou. En effet, une foule nombreuse était présente hier autour du délégué Belaïd Abrika pour commémorer ces tragiques évènements qui ont fait 126 morts et des milliers de blessés.
Dans sa prise de parole, il a demandé l'application de l'accord conclu entre son mouvement et le gouvernement le 15 janvier 2005, à l'issue de longues négociations entre les deux parties. Comme il a saisi l'occasion pour exiger que les auteurs de la mort de 126 jeunes soient jugés.
Le père de Guermah Massinissa a de son côté appelé à l'unification des rangs, tout en rendant hommage au professeur Mohand Issad, ex-président de la commission d'enquête chargée par le président de la République à l'époque pour faire toute la lumière sur ces tragiques évènements pour «tout le travail effectué». Avant de souligner que «notre combat appartient aujourd'hui aux jeunes générations». La délégation s'est aussi recueillie sur la tombe du chanteur Matoub Lounès à Taourirt Moussa en présence de la mère du défunt.
Le programme de commémoration initié par le mouvement citoyen s'est poursuivi dans l'après-midi à son siège de ville de Tizi-Ouzou par la projection du film portant sur le dernier colloque organisé en juin 2008 sur «l'impunité en Algérie», alors que la table ronde que devait animer le professeur Mohand Issad sur le même thème a été annulée à la demande de ce dernier, qui s'est excusé en dernière minute pour des raisons de santé.
Notons par ailleurs qu'au niveau de la maison de la culture Mouloud Mammeri, son directeur, M. Ould Ali El-Hadi, a donné dans la matinée le coup d'envoi d'une semaine riche en activités (expositions, conférence et autres), dédiée à l'amazighité.
Naït Ali H.



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