Bouteflika a été réélu président de la République avec 90,24% des voix des électeurs, soit un total de 12 911 705 des suffrages exprimés.
Ce large plébiscite traduit la volonté et la détermination du peuple algérien de donner l'occasion au président Abdelaziz Bouteflika de poursuivre l’approfondissement de la réconciliation nationale et le processus de développement socio-économique du pays.
Aucun Algérien ne peut ignorer les réalisations majeures de la dernière décennie conformément aux engagements pris par le président de la République en 1999 et réaffirmés en avril 2004 et en 2009. Ceux-ci convergent vers la réalisation concomitante de trois objectifs stratégiques : l’achèvement de la restauration de la paix civile à travers la promotion de la réconciliation nationale, la poursuite du processus des réformes de la gouvernance et la consolidation de l’Etat de droit, ainsi que le développement économique et social.
Ce sont là, les constantes de la stratégie du président Bouteflika depuis son accession à la magistrature suprême et qu’il compte approfondir et affiner, s’il est réélu, pour mettre durablement l’Algérie à l’abri des tourmentes toujours possibles.
Le Président place au premier plan de ses priorités, le parachèvement du processus de réconciliation nationale qui vise au-delà du traitement de la tragédie nationale, la restauration de la confiance entre les enfants de notre Nation dans le respect de la dignité et des différences de chacun, la confiance entre ses membres et envers l’Etat et ses institutions légitimées par les choix souverains du peuple, et la foi en un avenir meilleur pour chacun et pour la collectivité nationale.
Ces objectifs ne sont pas un catalogue de vœux pieux, resservis pour la circonstance. Tous les efforts du président Bouteflika ont tendu, ces dix dernières années, vers la création des conditions objectives de leur réalisation, tant il est vrai qu’il ne suffit pas de proclamer le progrès tous azimuts, encore faut-il le planifier. C’est une démarche complexe qui nécessite du temps, de la détermination et l’engagement actif de tout à chacun.
S’il paraît naturel et souhaitable à chacun de vivre rasséréné et en confiance dans une société sereine, régie par la Loi, il ne faut pas pour autant éluder la nécessité, une fois ces conditions fondamentales réunies, de créer une dynamique de dépassement de la situation qui a conduit à la crise.
Il s’agit pour l’Etat de regagner sa crédibilité par la légitimation de ses institutions, le règne du Droit, et l’amélioration de la Gouvernance. Il faut également, et dans un même temps, reconstruire et moderniser les bases matérielles du renouveau de l’Algérie, dans tous les domaines.
Ces objectifs se nourrissant les uns des autres, et la finalité étant le bien-être de la population dans un environnement en mutation, le Président Bouteflika a résolument orienté le développement vers la satisfaction des besoins sociaux de nos concitoyens à travers la résolution de la crise du logement, la lutte contre le chômage, le maintien de la politique de justice sociale et de solidarité nationale.
En un mot, le président Bouteflika s’engage à œuvrer à satisfaire une aspiration fondamentale et simple à énoncer : une vie équilibrée socialement, une économie qui peut accroître ses richesses à partir de l’effort dans le travail productif.
Pour les années à venir, s’il est réélu, le programme de développement du candidat Abdelaziz Bouteflika, pour les cinq prochaines années, se propose d’approfondir le processus de l’établissement de la bonne gouvernance dans le cadre de l’Etat de droit, finaliser les réformes nécessaires pour une économie de marché productive et compétitive et de satisfaire les attentes de la Nation dans le domaine du développement humain.
I- Consolider la Paix sociale
Eu égard aux engagements pris devant la Nation, le président Bouteflika a d’ores et déjà enjoint le gouvernement de parachever la mise en œuvre de la Charte pour la paix et la réconciliation pour permettre, ainsi, parallèlement à la lutte contre le terrorisme livrée par les forces de sécurité notamment l’ANP, de libérer les initiatives et consacrer les efforts aux autres questions cruciales de développement.
Plébiscitée par référendum du 29 septembre 2005 avec 97,38% de « Oui », la Charte Pour la Paix et la Réconciliation Nationale ne prétend pas résoudre tous les aspects liés à la tragédie nationale, mais elle est destinée à consolider définitivement la paix et la sécurité exigées aujourd’hui pour la mise en œuvre d’une démarche nouvelle visant à concrétiser la réconciliation nationale et apaiser les stigmates de cette tragédie.
II – Construction de l’Etat de Droit et amélioration de la Gouvernance
Durant ses deux mandats, le président Bouteflika s’est attelé à donner un contenu concret à ces notions en vue d’instaurer dans la société algérienne en général, les institutions et l’économie du pays en particulier, des règles et des normes de fonctionnement et d’interaction modernes à même de permettre au pays de réussir sa mue, de s’intégrer harmonieusement à son environnement immédiat et à la communauté internationale en général et d’être au diapason de son époque.
La bonne gouvernance est appréhendée, à cet égard, comme instrument essentiel de modernisation, de stabilité, de développement et de prospérité dans la justice et l’équité.
La Consolidation de l’Etat de droit est un défi qui doit engager activement toute la société dont l’ultime objectif reste l’accomplissement du processus démocratique dans le pays.
III – Poursuite du développement des secteurs vitaux
« Pour la première fois depuis son indépendance, l’Algérie peut aspirer à maintenir son élan de développement en dépit d’une crise économique mondiale que nul ne peut ignorer. Pour ce faire, il est vital de valoriser au mieux les moyens et les atouts du pays pour résorber les déficits sociaux mais aussi construire une économie diversifiée, source de revenus additionnels à ceux des hydrocarbures. » (Discours d’annonce de candidature)
IV : Modernisation des infrastructures de base
En matière d’infrastructures routières et autoroutières, près de 9.000 kilomètres de nouvelles voies ont été réalisées entre 2004 et 2008, alors que la 2ème rocade d’Alger sera livrée au courant du premier semestre 2009. De plus, 1.000 kilomètres de routes nationales et 132 kilomètres d’autoroutes ont été achevés.
V- Aux plans économique et social
Le développement économique et social a enregistré des progrès incontestables et inégalé depuis l’indépendance du pays, soutenus par le programme d’investissements exceptionnel en cours d’exécution et qui sera poursuivi avec plus d’intensité. Le président Bouteflika a annoncé la mobilisation de 150 milliards de dollars de fonds publics pour les cinq prochaines années, en plus des investissements privés et internationaux attendus.
VI – Développement humain
Le rythme de la construction d’écoles, de centres de formation professionnelle et d’universités sera maintenu, tout comme la poursuite de la mise en application de la réforme et de la modernisation du système national d’enseignement ainsi que la promotion de la recherche scientifique.Un effort important sera également fourni dans le domaine de la santé publique par l’ouverture de nouveaux hôpitaux et autres infrastructures, de même que le parachèvement de la réforme, pour plus de transparence, mais toujours au service des citoyens.
VII – Accès aux biens sociaux de base
En ce qui concerne la satisfaction des besoins sociaux de la population, la dernière décennie a connu un nombre considérable de réalisations notamment dans les domaines de l’habitat, de l’extension des réseaux de distribution du gaz, de l’électricité et de l’eau potable.
VIII- Développement du sport
Le secteur a bénéficié de nombreuses réalisations ces dix dernières années, et l’Etat s’est engagé à continuer à soutenir le sport en améliorant son mode d’intervention.
- 44 stades omnisports, 249 complexes sportifs de proximité, plus de 850 terrains sportifs de proximité, 187 piscines et bassins de natation, ainsi que plus de 70 salles omnisports entre 1999 et 2008
- la relance de la pratique sportive et des compétitions scolaires et universitaires, avec comme objectif d’encadrer 2 millions de licenciés sur un horizon de cinq années.
- la réorganisation du système d’aide publique au sport devant conduire à une intervention directe du budget de l’Etat dans l’alimentation du Fonds National pour le sport.
- soutien public aux clubs de haut niveau, fondé sur des cahiers de charge précis.
- la relance du sport national d’élite dans les diverses disciplines. Un plan d’action sera dégagé, dans le but de faire revenir graduellement l’Algérie sur la scène sportive mondiale.
IX – Promotion de la culture
La promotion de la culture, dans ses différents aspects, a été marquée aussi bien par la réalisation de nombreuses infrastructures que par un intérêt croissant accordé à la production, la recherche et l'exploitation des moyens et des différents supports de publication, d'information et audiovisuels. De ce fait, le secteur a bénéficié pour l’essentiel :
. d’un budget d’équipement de 90 milliards DA durant la dernière décennie. Le budget de fonctionnement du secteur a accompagné cette évolution en passant à 15 milliards DA pour l’exercice 2009.
. de 133 bibliothèques (une centaine en cours de construction), 23 maisons de culture (7 en cours de construction) et de 72 centres culturels (24 autres étant en chantier).
. d’un programme pour la réalisation de près de 1.200 bibliothèques et salles de lecture au bénéfice de toutes les communes qui en sont encore dépourvues.
. d’un programme d’ouverture de salles de lecture dans les cités et localités en collaboration avec les collectivités locales.
S’agissant du Livre, il y a lieu de souligner la consolidation de la législation, l’institution de deux festivals du livre, l’édition ou la réédition de plus de 1.200 titres dans le cadre de la manifestation culturelle « Alger capitale de la culture arabe 2007».
Le cinéma a, quant à lui, enregistré la production de 80 œuvres en 2007. Cette opération a été accompagnée de la rénovation de 17 salles du réseau de la cinémathèque, ainsi que de salles communales de cinémas.
Théâtre, chorégraphie, musique et arts lyriques : production de 47 pièces théâtrales en 2007, renforcement de la formation artistique dans plusieurs établissements, projet de réalisation dans la capitale d’un opéra de dimension nationale, en plus d’un projet d’une grande salle de spectacle. Un total de 93 festivals culturels internationaux, nationaux, et locaux a été relancé et encadré au plan réglementaire.
Patrimoine : La préservation et la restauration du patrimoine a fait l’objet de nombreux programmes ainsi que d’une amélioration de la protection légale des biens culturels.
Alger accueillera en juillet prochain, le second Festival Culturel panafricain, et en 2011, la ville de Tlemcen sera, durant une année, la capitale de la civilisation islamique
X – Prise en charge de l’histoire nationale
La prise en charge de ce volet s’est traduite par la constitution de fonds bibliothécaires, la création d’ateliers de la recherche scientifique historique englobant des domaines nouveaux au plan de l'utilisation technique, cinématographique et documentaire et de l'exploitation des espaces idoines pour ériger des monuments historiques. Elle s’est concrétisée également à travers :
. la prise en charge des droits et des besoins des Moudjahidine et ayants droits en témoignage de la reconnaissance de la nation.
. la poursuite du programme de restauration des 800 sites et édifices liés à la lutte de libération, la réalisation des musées de la Révolution, dont 33 ont été réceptionnés et autant sont en cours de réalisation, la collecte des documents et témoignages et la production d’ouvrages sur la lutte de libération nationale.
. la mise en œuvre des dispositions constitutionnelles relatives aux responsabilités de l’Etat dans le domaine de la promotion de l’écriture de l’Histoire et de son enseignement aux jeunes générations.
XI – Promotion des droits de la femme
L’égalité des droits entre les hommes et les femmes est consacrée dans les textes de loi. La Constitution garantit cette égalité et appelle les institutions de l'Etat à bannir toutes formes de discrimination.
En outre, la révision constitutionnelle de novembre 2008, a consacré de nouvelles dispositions relatives à la promotion de la place de la femme dans les assemblées élues.
. L’Algérie est signataire des conventions internationales qui protègent les droits des femmes.
. Poursuite de la politique, déjà entamée, ayant permis la nomination de femmes à des postes jusque-là réservés aux hommes, notamment ceux de Wali, Ambassadeur, recteur d'université, président de Cour et membres du gouvernement.
. Création prochaine au sein du Conseil national de la femme et de la famille d’un département chargé du développement et de la promotion de l'emploi féminin. Ce département sera notamment chargé de proposer chaque année une batterie de mesures concrètes et applicables favorisant l'emploi féminin.
XII : Les acquis de la diplomatie algérienne
Depuis 1999, la diplomatie algérienne a su briser l'isolement dans lequel le pays était confiné durant la décennie du terrorisme et retrouver sa place qui est la sienne sur la scène internationale. Elle s’est distinguée par une présence forte et active dans les forums internationaux, contribuant ainsi à la recherche de solutions aux défis multiples imposés à la communauté internationale, dont le terrorisme, la sécurité et le désarmement, la problématique du développement, la protection de l'environnement et le dialogue des civilisations.
C'est dans la foulée de ces mutations profondes que, sous l'impulsion du président de la République, le ministère des Affaires étrangères a initié un redéploiement de ses structures au niveau central et à l’extérieur pour assurer une meilleure prise en charge des intérêts géostratégiques et économiques du pays et se mettre en permanence à l'écoute de la communauté nationale à l’étranger.



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