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Conférence de soutien en Espagne, le 6 et 7 Mars
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Publié le 24/02/2010 16:21 par Mohamed Mahamud Embarec

lecloneur «Ce conflit artificiel est odieusement coûteux pour le Maroc mais aussi tout le Maghreb et toute l’Afrique de l’Ouest. Comment en...»

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Les appels à la mobilisation et de soutien à la cause sahraouie se multiplient. Plusieurs organismes internationaux doublent d’effort pour porter le combat du peuple sahraoui sur les instances internationales, à l’instar de l’Union Européenne. En effet, une conférence de soutien au droit du peuple sahraoui à l’autodétermination se tiendra les 6 et 7 mars prochains à Grenade (sud de l’Espagne). Objectifs de ce rassemblement : peser sur les prochaines décisions européennes portant sur les relations Europe-Maroc. Outre, soutenir le droit du peuple sahraoui à l’autodétermination et dénoncer les violations des droits de l’homme par le Maroc dans les territoires sahraouis occupés, a indiqué samedi la Coordination espagnole des associations solidaires avec le Sahara Occidental (CEAS).

Cette rencontre verra la participation de nombreux représentants du vaste mouvement international de solidarité avec la juste cause sahraouie, des parlementaires, des juristes, des défenseurs des droits de l’homme et des responsables sahraouis. « Cette conférence est venue pour dénoncer également la tenue du premier sommet UE-Maroc, prévu à cette date et dans la même ville, à l’occasion de la présidence espagnole de l’Union européenne et du statut avancé octroyé à ce pays », a expliqué le président de la CEAS, Jose Taboada. Et d’ajouter : « Au moment où l’UE continue d’accorder ce traitement de faveur au Maroc, ce pays continue d’occuper illégalement une partie des territoires sahraouis en pillant ses ressources naturelles, refuse de respecter les résolutions de l’ONU appelant à la tenue d’un référendum d’autodétermination pour le peuple sahraoui et viole systématiquement les droits de l’homme de la population sahraouie qui vit sous la répression et la torture dans les territoires occupés ». Il a, à cet égard, appelé l’UE à « persuader » le régime marocain à se soumettre à l’obligation morale et politique » de garantir le droit d’autodétermination au Sahara Occidental, à travers l’organisation d’un référendum. « La tenue d’un référendum est seul à même de permettre au peuple sahraoui de décider librement et démocratiquement de son destin », a-t-il expliqué.

La conférence de Grenade sera marquée par la présentation de plusieurs communications, tables rondes animées par des parlementaires et des représentants de partis politiques, des expositions thématiques sur le Sahara Occidental, ainsi que la projection de documentaires sur la violation des droits de l’homme dans les territoires sahraouis occupés.

Cette rencontre internationale de deux jours sera marquée par une manifestation à travers les principales artères de la ville de Grenade sous le slogan : « Sans liberté ni droits de l’homme, non au statut avec le Maroc ». Un appel en masse a été lancé en vue d’associer autant de personnes que possible, à cette mobilisation en direction principalement de l’Espagne, qui, rappelons-le assure en ce moment la Présidence tournante de l’Union Européenne. « L’Espagne est directement concernée d’où le fait de l’organiser sur son territoire », selon les initiateur de ce mouvement.

Massinissa Benlakehal

 


 

 
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Commentaires sur cet article (1)

  Ce conflit artificiel est odieusement coûteux pour le Maroc mais aussi tout le Maghreb et toute l’Afrique de l’Ouest. Comment en est-on arrivé là ? C’est la faute d’un coupable et d’un imposteur. Le coupable c’est évidemment le colonialisme français et espagnol. L’imposteur c’est le pouvoir militaire algérien qui a fait du Polisario une marionnette dont il ne peut plus se débarrasser, et des camps de Tindouf une prison à ciel ouvert et un camp de tortures.

La gourmandise coloniale sur le Sahara a élargi au maximum les frontières de la colonie algérienne au détriment des protectorats marocain et tunisien qui les ont vainement contestées. Si ce n’était l’occupation espagnole du Sahara Occidental, les frontières de l’Algérie française auraient certainement été poussées jusqu’à la côte Atlantique.

Après l’indépendance de l’Algérie en 1962, le «contentieux territorial» algéro-marocain débuta par la guerre des sables de 1963 et se termina par l’Accord frontalier du 15 juin 1972, signé par Bouteflika, ministre des AE. Affaibli par deux tentatives de coups d’Etat, le roi Hassan II reconnut les frontières algériennes en échange d’un soutien du président Boumediene pour la récupération du Sahara Occidental encore occupé par l’Espagne.

L’entente pacifique qui régnait entre les deux pays frères ne résista pas à l’esprit de la guerre froide, alors à son apogée, lorsque l’Espagne décida de quitter les territoires sahraouis en 1976. L’influence soviétique, les formateurs du KGB et l’activisme cubain ont considérablement radicalisé les contradictions algériennes écartelées entre la révolution socialiste antimonarchiste et l’unité maghrébine. Mais ce n’est pas une excuse. Le pouvoir algérien, qui a su tenir tête à la puissance française, aurait pu aussi résister au bloc socialiste en mettant l’intérêt commun de la paix au Maghreb au-dessus de tout.

C’est ainsi que la SM infiltra le Front Polisario fondé par des sahraouis comme El Ouali Mohamed Essayed (mort au combat le 9 juin 1976) et des étudiants opposants comme Mohamed Ben Abdelâaziz, dont le père était sous-officier marocain. Indéboulonnable SG du Polisario et président du sigle RASD, il a fait le vide autour de lui. La majorité des fondateurs sahraouis du mouvement ont déserté et rejoint le Maroc, comme Mustapha Barazani pour qui «les intérêts de l’Algérie préconisent que le conflit s’éternise… elle ne veut même pas l’indépendance du Sahara, elle veut que le Sahara reste un problème pour le Maroc». C’est exactement ce que l’ex-chef d’état-major Khaled Nezzar avait déclaré à La Gazette du Maroc en 2003 : "L’Algérie n’a pas besoin d’un nouvel Etat à ses frontières."

L’entêtement marocain à refuser le référendum d’autodétermination n’effacera pas le rôle négatif du régime algérien que des dirigeants historiques du FLN n’ont pas hésité à condamner. Comme l’ancien président du GPRA Ferhat Abbès : «Ce poignard planté dans le dos de la communauté maghrébine est la plus scandaleuse des aventures. C’est un crime perpétré contre l’unité et la paix nord-africaines». (L’indépendance confisquée, 1984).

Ainsi que l’ancien président Ben Bella : «Du point de vue historique, le Sahara Occidental est le prolongement historique du Maroc. Toutes les dynasties du Maroc ont eu des liens avec le Sahara… L’Algérie n’a aucun intérêt à faire éclater le Maroc» (Journal marocain L’Opinion du 24 janvier 1987).

Le 5 octobre 1963, Bouteflika, alors ministre des AE déclarait à Oujda sa ville natale : «Le peuple algérien n’a pas oublié l’attitude du Maroc lors de la guerre d’Algérie. Chaque algérien se considère au Maroc comme chez lui, tout comme chaque marocain est chez lui en Algérie». C’est le même Bouteflika, aujourd’hui président-otage du pouvoir militaire depuis 9 ans, qui est incapable de rouvrir les frontières terrestres fermées depuis 1994. C’est cela l’imposture algérienne !
saad lounes
 
Lahouari Berni (lecloneur) (24/02/2010 22:08)


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