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FMI : l'Algérie appelée à réviser encore ses plans
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Publié le 17/11/2008 06:42 par Q. Oran

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Photo : Bouteflika
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Les autorités du pays ont très certainement accueilli avec satisfaction les bons points que le Fonds monétaire international vient de leur distribuer pour leur gestion économique, grâce à laquelle il a été enregistré «de bonnes performances depuis plusieurs années». Le satisfecit de cet organisme infirme ainsi, à leurs yeux, les critiques et réserves nombreuses qui ont été formulées dans le pays à l'endroit des orientations et des résultats de cette gestion.

Il y a toutefois que le FMI, tout en validant les performances enregistrées, met en garde ces mêmes autorités contre la fragilité du socle sur lequel repose l'embellie économique que connaît l'Algérie. En leur rappelant que celle-ci, devant essentiellement aux recettes pétrolières, est par conséquent susceptible de prendre fin dans un contexte de diminution importante de ces recettes.

Cette perspective, le Fonds monétaire international ne l'envisage pas comme simple hypothèse d'étude mais en tant que probabilité que la conjoncture économique internationale rend très possible. D'où son conseil aux autorités algériennes de mettre en oeuvre une politique économique génératrice de croissance hors hydrocarbures forte et soutenable. Ce que d'ailleurs ces mêmes autorités affirment poursuivre depuis plus d'une décennie, sans pour autant être parvenues à atténuer la dépendance économique et financière du pays de la manne pétrolière.

Quant à la recommandation que leur fait le FMI, toujours en prévision d'un retournement négatif de situation pour cause de chute sensible des cours pétroliers, de désengager l'Etat des secteurs économiques et financiers, elle ne peut être perçue par ces autorités qu'en opposition avec la philosophie sur laquelle elles ont construit leur «nouvelle stratégie de développement».

C'est en effet à l'amer constat que l'investissement privé, national et international, n'a pas été à la hauteur des attentes qu'elles ont fondées sur lui que les autorités algériennes sont revenues à la politique d'engagement de l'Etat dans la sphère économique.

L'argument avancé par le FMI que l'Algérie ne peut avoir les moyens financiers de l'interventionnisme étatique dans l'économie au cas où ses rentrées en recettes pétrolières s'effondrent, vaut qu'elles le prennent au sérieux et en considération. Mais pour en tenir compte, faut-il encore qu'elles parviennent à convaincre l'investissement privé à s'engager plus massivement dans le développement économique du pays qu'il ne l'a fait jusque-là. Ce qu'elles ne sont pas parvenues à faire faute de cohérence, de transparence et de cap intangible dans leur politique d'incitation à l'initiative économique privée.

Au final, le risque est que par la contrainte d'un tarissement de ses rentrées pétrolières, l'Algérie se retrouve à ne pouvoir impliquer l'Etat dans le développement économique et de même à ne pas pouvoir compter sur l'investissement privé.

C'est le scénario cauchemar auquel on peut s'attendre à cause des années et des opportunités perdues.

 

Kharroubi Habibdu quotidien d'Oran

 
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