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Le scandale de la cour d'Oran devant la justice
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Publié le 25/11/2008 06:24 par Q. Oran

muso «Nous venons de nous heurter à un problème de logement à Oran. Nous sommes 75 postulants pour logements LSP HAI EL YASMINE -...»

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Photo : Algérie
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            (Q. Oran)

L'enquête judiciaire ouverte sur ordre du ministre de la Justice garde des Sceaux, Tayeb Belaïz, visant à identifier les responsables présumés du projet défectueux du siège de la Cour d'Oran, s'est soldée par l'inculpation de trois intervenants dans ce projet : le sous-directeur près le ministère de la Justice chargé des Infrastructures, le maître d'oeuvre ayant réalisé l'étude du projet et un responsable de la direction du Logement et des Equipements publics (DLEP) de la wilaya d'Oran.

 L'affaire, qui a fait couler beaucoup d'encre, devait être jugée par le tribunal correctionnel d'Oran, dimanche dernier, mais le procès a été renvoyé au 30 décembre prochain en raison de l'absence de l'un des trois prévenus, a-t-on appris de source judiciaire. Les charges retenues contre les trois responsables mis en cause sont «la négligence manifeste ayant entraîné la perte de deniers publics (article 119 bis du Code pénal)» et «la défaillance dans l'exécution d'engagements imposés par le Code d'urbanisme».

L'information judiciaire, diligentée par le juge d'instruction près la 5e Chambre du tribunal d'Oran, précédée par une enquête préliminaire, avec à la clé une expertise d'architecture, relève une longue liste de malfaçons dans cet ouvrage, qui a coûté la bagatelle de plusieurs milliards de centimes et plusieurs années de retard - il a fallu faire appel à une grande société chinoise de BTP pour relancer le chantier, mis à l'arrêt suite à la démission de l'entrepreneur algérien -.

Les anomalies qui ont été mises à nu sont légion : défaut d'accès «intimes» entre la geôle et les salles de présentation et d'audience par lesquels sont conduits les détenus, prétoires inappropriés, défaut de salles de témoins, inexistence du système de climatisation, des « tares » dans l'installation du câblage, du bricolage dans le réseau d'évacuation, entre autres, indique-t-on de même source. Irrégularités architecturales et fonctionnelles qui avaient mis en colère Tayeb Belaïz lors de son inspection du site, le 31 septembre 2007, à l'occasion d'une visite de travail à Oran.

«Ecoeuré» par l'amateurisme et le raccommodage dans la conception et la mise en forme de ce bâtiment, sis à l'USTO, destiné à abriter une juridiction, qui plus est la 2e Cour d'Algérie en termes d'importance et d'envergure, le premier responsable du secteur de la Justice avait intimé l'ordre au parquet général près la Cour d'Oran, le représentant local du maître d'ouvrage, d'ouvrir une enquête et «que chacun assume sa responsabilité !», avait-il vociféré en plein public.

Une année plus tard, le dossier est, en tout cas sur le plan procédural, prêt à être jugé. Entre-temps, des efforts et des moyens considérables ont été déployés pour rentabiliser cet investissement public. En effet, toutes les erreurs techniques et architecturales ont été rectifiées et l'édifice, qui s'élève sur cinq niveaux, est près à ouvrir avec, néanmoins, une nouvelle «enseigne» : le Tribunal (pénal) d'Oran.

Selon le procureur général près la Cour d'Oran, Bahri Sâadallah, «nous en sommes aux dernières retouches. Le déménagement de l'ensemble des services du tribunal d'Es-Seddikia vers le nouveau siège de l'USTO se fait de manière progressive. Une partie du personnel est déjà sur place. L'ouverture au public du nouveau tribunal, qui regroupera l'ensemble des Chambres d'instruction pénales du tribunal d'Oran, au nombre de neuf, ainsi que tous les autres services du pénal, aura lieu en principe, au courant de la semaine prochaine». Fait assez remarquable, cependant, on apprendra de même source judiciaire, qu'aucune administration locale, la wilaya d'Oran comprise, ne s'est constituée partie civile pour défendre les intérêts civils dans cette affaire liée à un projet décentralisé.

 

H. Saaïdia duquoditien d'Oran, site partenaire

 
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Commentaires sur cet article (1)

  Nous venons de nous heurter à un problème de logement à Oran.
Nous sommes 75 postulants pour logements LSP HAI EL YASMINE - ORAN.
Notre promoteur est un privé nommé HADJADJ KADA - Entreprise HK PROMOTION.
Les travaux de chantiers ont commencé début de l'année 2008 et se sont arrêtés vers la fin de la même année pour cause incarcération du promoteur en prison.
Ce dernier a été condamné à 30 ans de prisons pour actes criminels par la cour d'assise de Paris en 2003. Il résidait en France et est venu en Algérie pour travailler dans le domaine de la promotion immobilière.
Nous sommes entrain de faire tout notre possible pour régler la situation et faire démarrer le projet dans le but d'avoir nos logements.
Dernièrement nous avons été surpris par un responsable au niveau de la DLEP d'Oran qui nous a dit ces 05 phrases :

1. Ce n'est pas nous qui lui avons donné ce projet.
2. Pourquoi vous vous êtes inscrit chez lui.
3. Nous ne sommes pas responsable de cette affaire.
4. Vous n'aurez rien, ni votre argent ni vos logement.
5. Même le président de la république ne peut vous régler cette affaire.

Nous nous demandons pourquoi ce responsable est entrain de nous mentir. En réalité aucun dossier de ce genre ne pourra échapper au contrôle de la DLEP. Nous rappelons que des décisions CNL ont été élaborées. La CNL ne peut traiter les dossiers des postulants que sur la présence des pièces justificatives prouvant l'accord de la DLEP.

Alors nous nous demandons pourquoi la DLEP a autorisé ce criminel à prendre un projet pareil.

Ce responsable de la DLEP veut se dégager de sa responsabilité. Nous n'allons pas lâcher cette affaire.

Le responsable du FGCMPI Alger a été surpris d'entendre les dires du responsable de la DLEP.

Il faut que le projet redémarre même si nous le prendrons nous même. C'est notre droit absolu.
 
Mustapha Benaouali (muso) (22/08/2009 12:57)


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