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Ramadhan : Un plan de sécurité «confidentiel»
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Publié le 01/09/2008 06:10 par Q. Oran

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Photo : Oran
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            (Q. Oran)

  « Nous avons réussi le combat contre la criminalité» a déclaré, hier, le patron de la police Ali Tounsi qui a souligné, en outre, que pour ce qui est de la lutte antiterroriste «c'est une autre histoire».

Intervenant en marge de l'inauguration d'une sûreté urbaine de proximité (SUP), à la cité «El-Wiam» à Bir Mourad-Raïs, le directeur général de la sûreté nationale (DGSN) n'a pas donné, par ailleurs, de détails sur le nouveau plan de sécurité mis en place à l'occasion du mois sacré du Ramadhan.

«C'est confidentiel» a-t-il répondu quand le sujet fut abordé par les journalistes ou encore «ce n'est pas à l'ordre du jour de ma visite», s'est-il contenté de répondre.

Le DGSN a procédé, hier, à l'inauguration de huit nouvelles sûretés urbaines de proximité (SUP), à travers la capitale et dans des cités réputées pour leur «sensibilité», à l'image de Bachdjerrah, Baraki, Oued Ouchaïch ou encore à Gué de Constantine, dans la daïra de Bir Mourad-Raïs.

Implantées au coeur de quartiers populaires, ces SUP viennent ainsi renforcer les efforts déployés par les différents services de sécurité pour lutter contre la criminalité mais aussi le terrorisme qui a toujours ciblé des jeunes issus de ces quartiers défavorisés, pour les recruter. C'est le cas notamment, d'une SUP inaugurée, hier, à quelques encablures du bidonville où vivait l'un des kamikazes qui s'est fait explosé dans la capitale, il y a une année. Ou encore la SUP inaugurée El-Merdja dans la commune de Baraki.

Le choix des sites d'implantation de ces sûretés n'a pas été décidé au hasard. A El-Merdja, par exemple, la quasi-totalité des habitations ont été construites illicitement dans les années 1990. Certaines maisons ont même été érigées sur des pipelines par où transitent du pétrole et autres produits raffinés. L'impunité et l'anarchie, nous dit-on, étaient telles, que les agents de Sonelgaz étaient parfois accompagnés par les services de sécurité pour réaliser des travaux d'entretien dans la région. En plaçant des cantonnements de la police dans ces endroits, la DGSN opte pour une politique de prévention et de lutte contre la criminalité, en allant directement vers le coeur du problème.

Ali Tounsi est convaincu que cette nouvelle démarche apportera ses fruits pour ce qu'elle représente comme rapprochement entre les policiers et le citoyen qui est, estime le patron de la police «la base de la sécurité».

Réalisées par la SNVI en préfabriqué, les nouvelles SUP disposent de tous les moyens nécessaires, à savoir: une administration, des dortoirs, des réfectoires-cuisines ainsi que des groupes électrogènes pour l'alimentation en électricité en cas de coupure ou de panne.

Les SUP en préfabriqué peuvent être montées en seulement quatre mois et dans n'importe quelle région ou cité populaire. Il faut noter que six sûretés urbaines de proximité ont déjà été inaugurées, la semaine dernière, par Ali Tounsi. La capitale sera dotée, selon le patron de la police, de vingt-sept SUP, alors que des centaines d'autres sont programmées à travers le territoire national. Le DGSN a assuré, hier, que l'implantation de ces «commissariats en préfabriqué» est vivement saluée par les citoyens qui ont vécu l'insécurité durant des années.

 

Z. Mehdaoui/ Quotidien d'Oran

 
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