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Barack Obama s'adresse au Congrès Americain demain.
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Publié le 23/02/2009 11:28 par

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Photo : Barack Obama
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C'est une tradition, l'adresse du Président au Congrès Américain qui a lieu une fois par an. Le Président Obama, fraîchement élu, va donc se conformer à la tradition mardi 24 Février. N'étant en fonction que depuis un mois, il devrait faire un Etat de la Nation. Une fois de plus.

L'Etat de la Nation – State of Union

L'introduction du discours d'inauguration de Barack Obama a précisé l'état des lieux : « Que nous soyons au beau milieu d'une crise, cela ne fait plus de doute. Notre pays est en guerre contre un réseau lointain de violence et de haine. Notre économie est dangereusement affaiblie ; une conséquence de la cupidité et de l'irresponsabilité de la part de certains d'entre nous, mais aussi un échec collectif pour faire les choix difficiles et préparer la nation à un nouvel âge. Les maisons ont été perdues ; des emplois supprimés ; les entreprises fermées. Notre système de santé est extrêmement coûteux. Trop d'échecs scolaires et chaque jour apporte la preuve que nos modes de consommation d'énergie renforcent nos adversaires et menacent notre planète. Ce sont là des indicateurs de la crise qui font l'objet de données et de statistiques. Moins mesurable mais non moins préoccupant est l'ébranlement de la confiance à travers notre pays – le sentiment de la peur sur le déclin inévitable de l'Amérique et qu'en conséquence, la prochaine génération doit reviser ses ambitions à la baisse.  Aujoud'hui, je vous dis que ces défis sont réels, qu'ils sont sérieux et qu'ils sont nombreux. Nous n'en viendrons pas à bout facilement, ni dans un court laps de temps.  Sachez cependant ceci : nous serons à la hauteur de ces défis » De fait, les 100 premiers jours ont été marqués par la relance de l'économie et le retour de l'Amérique sur la scène Internationale.

« Nous serons à la hauteur de ces défis »

Le jour même il a ordonné un traitement humanitaire pour Guantanamo avec pour objectif de fermer la prison sous un an. Dès le lendemain, il s'est attaqué à la défense de son plan de Recrouvrement et de Relance de l'économie. Suivi par l'organisation du retrait de l'Amérique de l'Irak. Depuis un mois, les soldats Américains ne patrouillent plus sur les rues de Bagdad. Ils sont retranchés sur une base militaire avec pour mission de former les soldats Irakiens pour la relève et un départ programmé sur 2 ans.

Dans la foulée, le Président Obama a repris le dossier du processus de paix entre Israël et la Palestine en main. Cela passait par le rétablissement du dialogue avec Téhéran et le Monde Musulman dans son ensemble.  Le Président Obama a nommé deux émissaires au Moyen Orient. George Mitchell, ancien leader au Sénat,  a été nommé envoyé spécial au Moyen Orient et l'ancien Ambassadeur, Richard Holbrooke a été nommé envoyé spécial en Afghanistan et au Pakistan. L'Ambassadeur Holbrooke a aidé à mettre fin au conflit en Bosnie Herzégovine. Le sénateur George Mitchell a été médiateur en Irlande.

L'Afghanistan où Barack Obama va concentrer les troupes et renforcer le contingent militaire de 17 000 hommes. Le Président a cependant précisé que la guerre seule ne résoudra pas le problème du terrorisme en Aghanistan. Une manière de dire qu'il faudra aider l'Afghanistan dans ses projets de développement.

Le Hamas aurait remis une lettre à John Kerry pour Barack Obama.

A peine désigné comme futur Prochain Ministre d'Israël, Benjamin Netanyahu qualifie l'Iran de plus grande menace de l'histoire d'Israël. Là-dessus, tous les dirigeants de l'Etat d'Israël sont sur la même ligne. Dans le même temps, une délégation de parlementaires Américains s'est rendue à Gaza, la semaine dernière. C'est le premier contact depuis 8 ans entre l'Amérique et Gaza dont l'Etat américain n'avait pas reconnu le Gouvernement du Hamas.

Premier déplacement à l'étranger au Canada.

Une tradition respectée. Les sénateurs ont voulu inclure la clause du protectionnisme dans le plan de relance de l'économie. Furieux contre cette clause, le Premier Ministre canadien a rétorqué qu'il ne l'acceptera pas : des milliers d'emplois canadiens dépendent directement des partenariats avec l'Amérique, dans le cadre de la zone d'échange libre de l'Amérique du Nord (l'ALENA).

L'inde a renchéri, par la voie de son Ministre des Affaires Etrangères, Pranab Mukherjee, lors d'une conférence sur l'Emploi à New Delhi, qu'il s'opposera fermement à toute forme de protectionnisme de la part des Etats-Unis dans leurs efforts de gestion de la crise économique. « Nous allons combattre cette tendance protectionniste dans les forums internationaux » a indiqué la Ministre des Affaires Etrangères de l'Inde.

Un changement de préséance : L'Asie prend le relais sur l'Europe et sur l'allié historique , l'Angleterre.

La première sortie de la Secrétaire d'Etat, Hillary Clinton marque le premier grand changement. L'Asie a supplanté l'Europe. Traditionnellement, le premier invité à la Maison Blanche était le Premier Ministre Britannique. Cette fois-ci, ce sera le Premier Ministre Japonais, seconde puissance mondiale. Dans sa tournée asiatique, Hillary Clinton a rencontré les dirigeants Chinois à qui elle a fait savoir que la crise ne sera pas l'arbre qui cache la forêt de la question des droits de l'homme, même si la Chine est devenue la troisième puissance mondiale derrière le Japon et les Etats-Unis.

La lutte contre la récession : « expérimentations et erreurs possibles »

Sur le flanc de l'économie, Barack Obama veut diviser les déficits publics par deux. Il vient de lancer un nouveau plan de maintien et d'accès à la propriété de 75 milliards, pour 9 millions de familles. Face aux réserves qui indiquent que c'était trop peu, insuffisant et peut-être trop tard, l'enveloppe initiale pourrait être revue à la hausse.

Sur la pression de la nouvelle administration, la banque Suisse, UBS, vient de lever le secret bancaire sur l'évasion fiscale des contribuables Américains. Peut-être le crépuscule des paradis fiscaux.

Enfin,  le Président Obama a limité le revenu annuel des Présidents des banques qui reçoivent l'argent de l'Etat à 500 000 dollars. La sénatrice Claire McCaskill, D-Missouri, envisage d'introduire une loi pour qu'aucun américain ne puisse gagner plus que le Président des Etats-Unis dont le salaire est de 400 000 dollars par an. Interrogé à ce sujet, D. Trump a répondu que le Président avait absolument raison « absolutely right » sur ce plafonnement. «Le Président essaie de mettre un terme à la crise économique. Mais ce sera une question d'expérimentation et d'erreurs. Personnellement, précise D. Trump, je crois que le Président fait du mieux qu'il peut. Le President essaiera plusieurs choses. Et il n'a pas le choix, au vu de la situation désastreuse qu'il hérite. Si ça marche, ce sera très bien. Dans le cas contraire – et c'est ça le principal problème : gérer l'incertitude pendant un certain temps – si on découvrait à la fin qu'on a tout faux – et ça peut très bien être le cas – alors, il se pourrait qu'on patauge dans la boue pendant 2 ans encore ». En clair, la tâche est immense.

Voci ce que Barack Obama avait dit dans sa vidéo de clôture de fin de campagne : « Tous les jours que Dieu fait, je suis conscient que je ne suis pas un homme parfait. Je ne serais donc pas un Président parfait. Cependant, je peux vous promettre que je vous dirais toujours ce que je pense et comment je vois les choses. Je serais toujours honnête envers vous sur les défis que nous rencontrerons. Je vous écouterais même quand nous serons en désaccord et, le plus important pour moi est que j'ouvrirais les portes du Gouvernement et vous demanderais de vous impliquer de nouveau dans votre démocratie ».

Les Américains invités à s'impliquer dans la démocratie.

Le discours hebdomadaire du Président est maintenu et devient un rendez-vous permanent. Tous les samedis, Barack Obama parle à la Nation et lui rend compte de son Etat. Peut-être aussi une façon de limiter le trop grand éloignement ressenti entre le Pouvoir et les Citoyens. Leçon de démocratie qui comporte cependant un risque : la surexposition médiatique. Ce risque, il faut le courir, pour mieux combattre le désespoir, la léthargie et le sentiment d'abandon.

 

Elise Mbock

Extrait du discours de l'inauguration

Guerre en Irak : le début de la fin du siège

Obama met fin à la torture à Guantanamo 

Quel avenir pour le processus de paix ?

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