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Ballet proche-oriental à la Maison-Blanche
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Publié le 27/04/2009 00:26 par

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Photo : Barack Obama
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Après la phase d'écoute dont a été chargé son émissaire George T. Mitchell, le président américain Barack Obama s'implique directement désormais dans le traitement du dossier du Proche-Orient. Ceci en conviant successivement à la Maison-Blanche les principaux protagonistes et auteurs de la scène régionale.

Le ballet des rendez-vous a été ouvert par le roi Abdallah II de Jordanie, premier hôte invité qui a fait mardi passé le déplacement à Washington. Il sera suivi par le président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas, attendu lui pour le 28 mai. Début juin, ce sera au tour du Premier ministre israélien Benyamin Netanyahu et du président égyptien Hosni Moubarak d'être reçus par le chef de l'exécutif américain.

Cette succession de rencontres dont Obama a pris l'initiative semble vouloir véhiculer le message qu'il a arrêté son opinion sur ce que doit être la solution au conflit israélo-palestinien et qu'il est déterminé à obtenir au plus vite l'accord sur celle-ci de l'ensemble de ses invités. Au souverain hachémite, qui s'est déjà entretenu avec lui, Obama a réitéré son engagement en faveur de la création d'un Etat palestinien, confirmant ainsi qu'il s'en tient au principe des deux Etats israélien et palestinien vivant côte à côte, que son envoyé George T. Mitchell a démarché auprès de toutes les parties concernées lors de son récent périple dans la région.

Il ne sera pas difficile pour Obama d'obtenir l'acquiescement du président palestinien et de ses autres invités côté arabe à la reprise de négociations sur cette base avec le gouvernement israélien. Faut-il encore pour que celles-ci soient envisageables, qu'il obtienne aussi celui de Benyamin Netanyahu. Par des pressions discrètes mais semble-t-il fermes sur le Premier ministre israélien et son cabinet, Obama a en apparence préparé le terrain à l'acceptation de cette reprise par Tel-Aviv. L'indice en est que Netanyahu, qui récemment encore refusait d'entendre parler de négociations avec les Palestiniens, a subitement fait savoir, la veille de l'ouverture du ballet des chefs d'Etat du Proche-Orient chez le président américain, qu'il est prêt à celles-ci et sans préalable.

Mais l'accord que le chef de l'exécutif américain est en position d'arracher à son hôte israélien ne sera pas suffisant pour relancer effectivement la négociation entre Palestiniens et Israéliens. Il faut encore que les Palestiniens, qui ont tout concédé mais en vain à la partie israélienne, obtiennent que celle-ci fasse à son tour des concessions préalables, notamment celles du gel de la colonisation, de la levée du blocus de Gaza et des checks-points qui empoisonnent la vie de la population palestinienne, ainsi que la libération des prisonniers.

Le Président américain semble partager ce point de vue si l'on s'en tient à ce qu'il a déclaré à l'issue de ses entretiens avec le roi Abdallah II de Jordanie. Il a en effet appelé toutes les parties «à faire des gestes de bonne volonté». Les Palestiniens n'ayant pratiquement plus rien à donner, l'invite s'adresse en fait aux Israéliens, dont le refus systématique de toute mesure susceptible de décontracter les rapports palestino-israéliens est la cause du blocage du processus de paix. C'est à Obama de trouver les «bons arguments» pour convaincre Netanyahu.

Kharroubi Habib

 
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