plus fort de la campagne présidentielle, lors d'un des trois débats entre McCain et Obama, la question de l'Iran avait surgi alors même que le Président Iranien se trouvait aux Etats-Unis pour une réunion à l'ONU et qu'il parlait de rayer Israël de la carte. Conformément à son positionnement de campagne de commander-in-Chief, John McCain avait interpellé Obama sur cette question en le taxant de « naïf et de dangereux ». Pour le Général des armées McCain, il fallait poser des préconditions à un dialogue avec l'Iran. Obama lui concédait tout au plus des préparatifs. Préparatifs contre préconditions, on n'en était resté là.
Trois mois plus tard, c'est Barack Obama qui a prêté serment en tant que 44ème Président des Etats-Unis et met en pratique ce qu'il avait annoncé pendant sa campagne. Il disait à cette période que l'idée qu'on commençait la diplomatie par la rupture du dialogue lui était tout à fait étrangère. D'où la main tendue au monde Musulman. « L'Amérique n'est pas votre ennemi. Nous avons certainement fait des erreurs dans le passé. Nous n'avons pas toujours été parfaits. Ceci étant dit, l'Amérique reste un allié fort d'Israël ».
Sur l'Iran en particulier, Obama a dit ceci : « le peuple Iranien est un grand peuple. Malgré tout, les actes posés par l'Iran ne sont pas toujours inscrits dans la voie de la paix et de la prospérité dans la région. Par exemple, la poursuite de l'acquisition de l'arme nucléaire, la menace permanente sur Israël et le soutien aux groupes terroristes par le passé. Il est important de parler avec l'Iran sur toutes ces différences ».

l'Iran dit qu'il va garder un oeil sur l'administration Obama (Mahmoud Ahmadinejad)
Interpellé directement, Ahmadinejad a répondu. « Nous accueillons favorablement le changement pris par le Président Obama. Si les changements interviennent, nous soutiendrons les efforts dans ce sens ».
« Les Etats-Unis ont beaucoup à se faire pardonner à commencer par le Coup d'Etat de 1953 orchestré par les Britanniques et les services de l'Intelligence des Etats-Unis qui ont permis le retour du Shah Mohammad Reza Pahlavi au pouvoir, en passant par la guerre entre l'Irak et l'Iran et par l'opposition des Etats-Unis au programme nucléaire Iranien ».
« Si certaines parties [Israël – Grande Bretagne et les Etats-Unis] veulent faire intervenir le changement, cela implique de leur part des excuses au peuple Iranien et de faire amende honorable pour leur histoire entachée par les atrocités qu'ils ont fait subir au peuple Iranien. Ceci implique également que les Etats-Unis cesse leur soutien à Israël ».
Sur les trois signes donnés par Obama comme gages de bonne volonté à l'égard du monde musulman : le dialogue avec l'Iran, la réduction des troupes de l'Irak et leur retrait futur, la fermeture de Guantanamo ; l'Iran dit qu'elle va garder un oeil sur l'administration Obama. « Nous serons attentifs aux commentaires de cette administration, nous écouterons très attentivement les mots et nous suivrons leurs actions ». L'Iran ne baisse pas la garde.
Ce à quoi Obama avait répondu par avance en disant que si certains pays, tel que l'Iran veulent bien ouvrir leurs poings, alors les Etats-Unis leur tendront la main de l'amitié. En clair, la balle est du côté de l'Iran qui répond, qu'il observe, pour le moment.
Lire aussi :
L'iran sera un temps fort du débat Palin/Biden
La main tendue de barack Obama au Monde Musulman



0 commentaire
|
Aucun commentaire n'a encore été posté.
