Nicolas Sarkozy fait sa rentrée dans un contexte difficile, marqué par la situation en Afghanistan, où il devait se rendre dès mardi soir après la mort de 10 soldats français à l’est de Kaboul, le conflit dans le Caucase, et au plan national la crise économique.
Le chef de l’Etat, qui termine dans le sud de la France des vacances déjà interrompues deux fois - pour cause d’ouverture des jeux Olympiques à Pékin le 8 août, de médiation à Moscou et Tbilissi dans la guerre russo-géorgienne le 12 août - retrouvera son gouvernement au grand complet jeudi pour le conseil des ministres.
La situation internationale et le recul du Produit intérieur brut (-0,3%) au 2e trimestre domineront ce conseil.
M. Sarkozy devrait rendre compte à son gouvernement de son voyage en Afghanistan, où il se sera rendu après la mort lundi de 10 soldats français, principalement parachutistes, suite à une embuscade des talibans à une cinquantaine de kilomètres à l’est de Kaboul. 21 autres soldats ont été blessés lors de ces combats.
Au plan international, la situation dans le Caucase devrait également être largement abordée, alors que les troupes russes peinent à se retirer de Géorgie, malgré l’accord négocié par Nicolas Sarkozy, actuel président du Conseil européen.
Sur le plan intérieur, c’est la crise économique qui dominera ce premier conseil des ministres. “Malgré la situation internationale, il y a un gouvernement qui travaille, qui continue à faire des réformes, qui multiplie les initiatives”, assurait-on il y a peu à l’Elysée.
Dès lundi, le Premier ministre François Fillon a réuni les ministres de la sphère économique pour tenter de rassurer, après le premier recul du PIB depuis fin 2002.
Le chef du gouvernement a refusé de parler de récession, misant de nouveau sur les réformes engagées pour répondre à l’aggravation de la crise. Il a écarté un plan de relance, à l’instar de ce que font les Espagnols : “Nous avons besoin de réformes de structures, pas d’un plan de relance qui serait artificiel”.
Contre l’avis des analystes, il a maintenu les prévisions de croissance entre 1,7% et 2% pour 2008, ainsi que l’objectif de réduction du déficit à 2,5% du PIB fin 2008.
Afin de “garantir le pouvoir d’achat des plus modestes”, leitmotiv du président Sarkozy, M. Fillon compte sur les projets de lois sur l’intéressement et la participation, ainsi que sur la mise en place du Revenu de solidarité active. Ces projets seront examinés lors de la session extraordinaire du parlement, à partir du 22 septembre.
Il a également demandé à la ministre de l’Economie, Christine Lagarde, d’”accélérer l’adoption des décrets d’application de la loi de modernisation de l’économie” favorisant l’activité des PME.
La position du gouvernement face à la crise a fait l’objet de nombreuses critiques : l’ancien ministre de l’Economie socialiste Michel Sapin a estimé mardi que “le gouvernement minimis(ait) la crise” et n’avait “pas regardé la réalité en face”.
Le président du Front national Jean-Marie Le Pen a déploré “l’inoxydable méthode Coué dont le nouveau nom est « réformes structurelles »”.
Quant au secrétaire général de Force Ouvrière Jean-Claude Mailly, il a affirmé qu’il ne fallait “pas grand chose” pour qu’un mouvement social se déclenche. Le dossier complet sur Continentalnews.org
Source: Nation presse



0 commentaire
|
Aucun commentaire n'a encore été posté.
