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Villepin candidat à la présidentiel de 2012
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Publié le 25/04/2009 00:12 par La Rédaction

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Photo : Dominique de Villepin
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 L’ancien Premier ministre, Dominique de Villepin, a annoncé sur France 3 qu'il serait candidat à l'élection présidentielle de 2012 si les circonstances le lui permettaient. Sa mise en examen pour "complicité de dénonciation calomnieuse" fin 2008 dans l’affaire Clearstream pourrait-elle constituer un octacle à son ambition électorale ?

Dominique de Villepin, écrivain, diplomate, avocat, et ancien Premier ministre, a annoncé aujourd'hui sur France 3 qu'il "souhaite fort" être candidat à l'élection présidentielle de 2012. Quand on lui demande pourquoi il n'a jamais brigué de mandat électif, l'ancien Premier ministre répond que "l'élection, c'est une question de circonstance, quelle que soit l'élection, à quelque poste que ce soit".


Villepin souhaite pouvoir être candidat en 2012
envoyé par lily-rose13

Dominique Galouzeau de Villepin est fils de Xavier Galouzeau de Villepin, sénateur centriste puis UMP, et d'Yvonne Hétier, première conseillère de tribunal administratif. Il passe la majeure partie de son enfance à l’étranger : en Afrique, aux États-Unis, en Amérique latine et spécialement au Venezuela.

Les Galouzeau de Villepin n'appartiennent pas à la noblesse : Honoré Galouzeau, notaire, épousa Marie de Villepin au XVIIIe siècle. Leur arrière petit-fils François-Xavier, avocat, se fera appeler Galouzeau de Villepin au XIXe siècle, et il eut une nombreuse postérité.

En mai 68, à quinze ans, Dominique de Villepin est le seul gréviste de son lycée à Caracas. Il rentre en France, et poursuit ses études à Toulouse, d'abord au lycée privé jésuite Le Caousou où il obtiendra son bac (avec la mention assez bien) à l'âge de 16 ans, puis à la faculté de Lettres.

Il entre ensuite à l'Institut d'études politiques de Paris tout en suivant un cursus universitaire de droit, puis à l'École nationale d'administration, d'où il sortira dans la promotion Voltaire, aux côtés d'Henri de Castries, Renaud Donnedieu de Vabres, François Hollande et Ségolène Royal. Il finira 25e, ses adversaires politiques d'aujourd'hui finissant respectivement 11e et 95e. Il adhère en 1977 au Rassemblement pour la République (RPR).

Il effectue son service militaire dans la Marine comme officier sur le porte-avions Clemenceau, avant d'occuper son premier poste au ministère des Affaires étrangères.

À sa sortie de l'ENA, il entame en 1980 sa carrière de diplomate en tant que secrétaire des Affaires étrangères. De 1984 à 1992, il est successivement premier secrétaire de l'ambassade de France aux États-Unis, directeur du service de presse de cette même ambassade, puis premier conseiller de l'ambassade de France en Inde.

Passionné de sport, d'histoire et de littérature il a publié un ouvrage sur l'épopée napoléonienne, plusieurs essais, et deux recueils de poèmes en 1986 et 1988. Dans ceux-ci il décrit, au fil des pages en l'honneur des grands poètes, son enfance hors de France. Il dédie d'autres pages à sa mère, et aussi à son frère dont la disparition prématurée semble l'avoir durablement affecté.

Dominique de Villepin a eu trois enfants de son mariage avec Marie-Laure Le Guay, fille du baron Roger Le Guay, agent de change à Paris : Marie, dite Marie Steiss, née en 1986, mannequin ; Arthur, né en 1988 élève en classe préparatoire littéraire ;Victoire, née en 1989 et étudiante en classe préparatoire aux écoles de commerce à l'Institution Saint-Jean de Douai.

Carrière politique

En 1993, il est nommé directeur de cabinet d'Alain Juppé, ministre des Affaires étrangères du gouvernement Édouard Balladur.

Jacques Chirac, élu président de la République, le nomme en mai 1995 secrétaire général de la présidence de la République. Avec l'avocat Francis Szpiner, il anime au Palais de l'Élysée une cellule juridique (surnommée « le cabinet noir » par référence au Cabinet noir du temps de la monarchie), chargée de suivre et d'étouffer les multiples affaires politico-financières en cours.

En 1997, afin de mettre fin aux luttes intestines de la droite, il est l'un des principaux instigateurs de la dissolution de l'assemblée nationale par le président. Les élections législatives aboutissent à une défaite, et les militants du RPR lui en tiennent rigueur, depuis lors. Le président refuse cependant sa démission. Il est alors surnommé « Néron » par Bernadette Chirac.

En 2002, Jacques Chirac, réélu, le nomme ministre des Affaires étrangères. Imposant un personnage parfois qualifié, dans les portraits de la presse, d'aristocrate mondain et de poète, il est l'incarnation de l'opposition du président français à la guerre en Irak voulue par les États-Unis d'Amérique. Le 14 février 2003, il prononce au Conseil de sécurité des Nations unies un discours qui lui vaut d'être applaudi, chose rare en cette enceinte. Au même moment, Chirac met en place Alliance Base à Paris, qui rassemble la DGSE, la CIA et d'autres agences de renseignement dans des opérations de contre-terrorisme. Il déclarera plus tard, en septembre 2004, à propos de cette guerre :

« L'expression de guerre contre le terrorisme est impropre. Une guerre concerne deux entités internationalement reconnues et représentées, qui se déroule suivant des règles dont chaque section combattante aura à répondre à la fin de la guerre. Nous n'avons aucun de ces trois points ici. »

Il organise une opération secrète de délivrance d'Ingrid Bétancourt, qui s'avèrera un cuisant fiasco, pour lequel la France devra présenter ses excuses. Dominique de Villepin était resté très lié avec les sœurs Bétancourt depuis sa période étudiante.

Il rassemble les deux camps en présence en Côte d'Ivoire, celui du président légalement élu Gbagbo, et celui des putschistes manqués, auxquels les forces françaises ont livré la moitié nord du pays, en janvier 2003. Il réussit alors à leur faire signer les Accords Kléber, afin de trouver une « solution pacifique » à la guerre civile de Côte d'Ivoire. Cet accord obtenu sous la pression des forces armées françaises, peine cependant à s'appliquer.

Villepin voyage au Chili en février 2004. Il réfute toute accusation portée contre la France au sujet d'une coopération avec les dictatures militaires du Cône Sud dans les années 1970, et ce malgré les preuves apportées par la journaliste Marie-Monique Robin dans son documentaire, Les escadrons de la mort, l'école française, qui suscite la création d'une commission d'enquête parlementaire française, à la demande de députés verts. Dirigée par le député UMP Roland Blum, celle-ci ne conclut néanmoins à aucune coopération entre Paris, Santiago et Buenos Aires - tout en refusant d'écouter Marie-Monique Robin, qui a découvert aux archives un document prouvant l'existence d'un accord secret liant Paris et Buenos Aires de 1959 à 1981

Lorsque Nicolas Sarkozy quitte le ministère de l'Intérieur en 2004, Jacques Chirac nomme Dominique de Villepin à ce poste.

Son ambition avouée le pousse à viser le poste de Premier ministre, pour lequel il fait régulièrement le siège de Jacques Chirac, si l'on en croit Franz-Olivier Gisbert (dans "La tragédie du président"), tout en essayant de déstabiliser Jean-Pierre Raffarin, en laissant éclater un « scandale » impliquant son directeur de cabinet Dominique Ambiel, si l'on en croit ce dernier. Selon Franz-Olivier Gisbert, il aurait dit en substance : « Je tiens Jacques Chirac, je suis rentré dans le saint des saints ».

Il est nommé Premier ministre le 31 mai 2005, en remplacement de Jean-Pierre Raffarin. Présenté par les commentateurs comme son rival, tant par le caractère que par le positionnement politique, Nicolas Sarkozy devient cependant son ministre de l'Intérieur, restant président de l'UMP. Ainsi, à Jean-Pierre Raffarin, élu de terrain depuis de nombreuses années, succède Dominique de Villepin, issu de la diplomatie française, et qui n'a jamais été candidat à une élection politique.

C'est à ce moment que les commentateurs forgent le néologisme "villepinisme" pour désigner le discours, la pratique politique et l'influence au sein de l'UMP du nouveau premier ministre.

Il se donne « cent jours » pour redonner confiance aux Français, entamant un duel policé avec Nicolas Sarkozy. Alors que cette période s'achève, il exerce l'intérim à la tête de l'État lorsqu'il préside le conseil des ministres le 7 septembre 2005 en remplacement de Jacques Chirac, admis au Val de Grâce à cause d'un accident vasculaire cérébral. Il remplace toujours Jacques Chirac lors de la 60e session de l'Assemblée générale des Nations unies à New York.

En septembre 2005, une grève à la SNCM éclate : le gouvernement souhaite privatiser l'entreprise au bord du dépôt de bilan. Des affrontements ont lieu à Marseille et un navire est « détourné » par les grévistes. Dominique de Villepin fait intervenir le GIGN, brandit la menace du dépôt de bilan imminent et propose une part de l'État et des employés plus importante dans l'entreprise. Les grévistes (en particulier le syndicat des travailleurs corses et la CGT) cèdent.

En octobre, éclatent des incidents en banlieue. 5 000 voitures sont brûlées en moins de deux semaines. Dominique de Villepin décrète alors l'état d'urgence, prolongé de trois mois quelques jours plus tard par un vote au Parlement, afin de permettre aux préfets de décréter le couvre-feu.

Alors qu'il surprend jusque-là (les sondages lui donnent un capital de sympathie important même à gauche), et que le contrat nouvelle embauche (CNE) n'a pas suscité de mouvement d'opposition massif, Dominique de Villepin décide de lancer un contrat presque équivalent pour les jeunes, le contrat première embauche (CPE). Présenté par les syndicalistes comme étant une menace contre le code du travail et le CDI, ce projet rencontre l'opposition franche de la gauche, et suscite d'importantes manifestations et grèves d'étudiants. À la suite d'une bataille d'amendements et à l'adoption de l'amendement en question, le Premier ministre décide d'utiliser l'article 49.3 de la Constitution sur le vote final de la loi, interrompant ainsi la première (et unique, l'urgence ayant été déclarée) lecture du texte à l'Assemblée nationale et permettant une adoption rapide du texte. Après des semaines de manifestations et de blocage d'université par les syndicats, Jacques Chirac est forcé d'intervenir et de réclamer la non application du texte de loi. La presse (en particulier Libération) et l'ensemble de la gauche, l'UDF et une partie de l'UMP se montrent très critiques, en particulier sur la méthode (surtout l'absence de concertation avec les différents acteurs durant la préparation de la mesure). Le 10 avril, après de multiples tentatives pour calmer la protestation (dont la promulgation de la loi par le Président), Dominique de Villepin annonce le remplacement rapide du CPE par une autre mesure, ce qui revient à son abrogation.

En avril et mai 2006, Dominique de Villepin s'est trouvé impliqué dans l'affaire Clearstream 2. Informé par son ami Jean-Louis Gergorin, vice-président d'EADS, d'un complot supposé visant EADS, il a confié une mission de renseignement au général Philippe Rondot en janvier 2004, puis au directeur de la DST, Pierre de Bousquet de Florian. Dans ces circonstances un document truqué remis au général Rondot, par Jean-Louis Gergorin, inclut Nicolas Sarkozy, dans une liste compromettante de personnalités. Jacques Chirac n'a cependant pas envisagé de remanier le gouvernement et a réitéré, le 6 mai 2006, « sa confiance pleine et entière au Premier ministre ».

De nombreux députés de l'UMP commencent alors à critiquer ouvertement le Premier ministre. Alors que Dominique de Villepin est obligé de s'excuser d'avoir provoqué un tollé en pleine Assemblée nationale, le 22 juin 2006, en parlant de « la lâcheté » du chef de l'opposition, François Hollande, certains d'entre eux déclarent vouloir le départ de Dominique de Villepin.

Il démissionne le 15 mai 2007, à la veille de la passation de pouvoir entre Jacques Chirac et Nicolas Sarkozy.

Dominique de Villepin entretient des relations privilégiées avec bon nombre de personnalités libanaises, notamment dans le domaine des arts, de la littérature et de la poésie ; il a ainsi remis insignes et décorations à un certain nombre d'entre elles entre 2004 et 2005, témoignant ainsi un intérêt tout particulier au Liban. Il avait inauguré, en tant que ministre des affaires étrangères, l'ambassade de France à Beyrouth en juillet 2002.

En avril 2005, lors de la remise des insignes de l'Ordre national du Mérite à Vénus Khoury-Ghatta, il déclare : « Encore et toujours la France fête le Liban, en ces heures douloureuses de son histoire. Le Liban, cette terre si familière, si fraternelle. Encore et toujours la France fête le talent, celui de l’esprit et de la plume. »

Le 24 avril 2009, dans l'émission Comme un vendredi l'ancien premier ministre indique son « souhait fort » de se présenter à la prochaine élection présidentielle où il se verrait bien affronter le président sortant Nicolas Sarkozy.

Le 24 avril 2009, dans l'émission Comme un vendredi l'ancien premier ministre indique son « souhait fort » de se présenter à la prochaine élection présidentielle où il se verrait bien affronter le président sortant Nicolas Sarkozy.


Texte sous les termes de la licence de documentation libre GNU (GFDL) - Source: Wikipedia.org (Historique)

 
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