Le gouvernement lève progressivement l'ambiguité sur la nomination des patrons de l’audiovisuel public en France. Après la nomination du patron de France Télévisions par le gouvernement, la ministre de la Culture Christine Albanel annonce également que le président de RFI (Radio France pourrait Internationale) sera lui aussi choisi en haut lieu. "Suite à la réforme constitutionnelle, il va y avoir la définition de toute une série de fonctions qui relèveront du même mode de nomination", a-t-elle affirmé.
Le projet de loi «portant modernisation du secteur public de la communication audiovisuelle» concocté par l'Elysée en vue de restructurer France Télévisions, l'audiovisuel extérieur et l'industrie cinématographique, sera examiné le 8 octobre en conseil des ministres. Il sera transmis dans les prochains jours au Conseil d'Etat après d'ultimes arbitrages, selon le ministère de la Culture. Le texte définit les conditions de nomination des présidents des sociétés et encadre la publicité.
En juin dernier, suite à la remise du rapport de la Commission Copé, Nicolas Sarkozy avait annoncé trois mesures phares en faveur de la nouvelle télévision publique.
Le Président de la République souhaite faire évoluer la télévision publique, en supprimant en partie la publicité sur les chaînes publiques. En janvier 2008, Christine Albanel a ainsi organisé une consultation publique sur le paysage audiovisuel français. En février 2008, Nicolas Sarkozy a chargé la Commission pour la Nouvelle Télévision Publique, présidée par Jean-François Copé, de proposer une nouvelle identité pour le service public audiovisuel et des modalités de financement du nouveau modèle économique de la télévision publique. Cette Commission, composée à la fois de parlementaires et de professionnels de l’audiovisuel, a mené des débats autour de deux axes : pour quoi un service public audiovisuel ; comment faire vivre ce service public (lettre de mission de Nicolas Sarkozy à Jean-François Copé, les 33 membres de la Commission pour la "nouvelle télévision publique", l'installation de la Commission pour la "Nouvelle Télévision Publique" : discours du Président de la République)
Il y a trois mois, Jean-François Copé remettait son rapport à Nicolas Sarkozy préconisant de financer l'audiovisuel public par la redevance, des taxes sur les fournisseurs d'accès internet et les opérateurs télécom, et un prélèvement sur les chaînes privées. Avant son arrêt total en 2012, il propose que la publicité soit dans un premier temps supprimée après 20h à partir du 1er septembre 2009. Ce document prévoit par ailleurs l'instauration d'une taxe de 0,5% sur le chiffre d'affaires des fournisseurs d'accès à internet et des opérateurs de téléphonie mobile, une mesure susceptible de rapporter 210 millions d'euros par an.



1 commentaire
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Bonjour à tous, je pense que la réforme audiovisuel public par le gouvernement est la plus grande atteinte à la liberté de l'information. Immaginez les 6 chaines de l'audiovisuel français transformé en TF1 !!! Tous les gens n'ayant pas la TNT ou internet se verront avoir des informations complètement dénaturées et leurs librertés de pensées violées. De ce fait, les éléctions présidenciel déja bien manipulées ces dernières descénies ce verront maintenant systèmatiquement tronquées par le système capitaliste et les lobis sioniste. 
