Les Françaises se voient grosses alors qu'elles sont les femmes les plus minces de toute l'Europe, selon une étude publiée dans le bulletin "Population et sociétés" de l'Institut national d'études démographiques (Ined), un établissement public français spécialisé dans les recherches en démographie et les études de population en général.
On savait que les Françaises sont les plus belles femmes d'Europe, une étude réalisée par Thibaut de Saint Pol du laboratoire de sociologie quantitative de l'Insee nous informe qu'elles sont aussi les les plus minces.
Cette nouvelle étude se base sur des données rassemblées depuis 2003 pour un Eurobaromètre et porte sur 16.300 Européennes de différents pays.
Pour toutes ces femmes, l'évaluation a tenu compte de leur indice de masse corporelle (IMC), une grandeur qui permet d'estimer la corpulence d'une personne en divisant son poids par le carré de la taille en m. Il convient de souligner l'Organisation mondiale de la santé (OMS) a défini cet indice de masse corporelle comme le standard pour évaluer les risques liés au surpoids.
La moyenne de l'IMC est de 24,5 pour les femmes européennes et de 25,5 pour les hommes européens. En Europe, le poids normal se définit par un IMC variant entre 18,5 et 25. On considère que vous êtes en sous-poids si votre IMC est inférieur à 18,5, ce qui est le cas pour des personnes souffrant d'anorexie. Vous êtes en surpoids si votre IMC varie entre 25 et 30. Les obèses ont un IMC supérieur à 30.
L'étude de l'Ined montre que les citoyens français (femmes et hommes) ont la corpulence moyenne la plus basse de toute l'Europe. Les Français ont en moyenne un IMC de 24,6 et les Françaises de 23,2.
Les Françaises considèrent toujours qu'elles sont trop grosses. Le côté pernicieux étant qu'il est valorisant pour une femme d'être en sous-poids dans l'hexagone. Seule la moitié des Françaises en sous-poids se considèrent comme telles, tandis que les autres considèrent qu'elles ont un poids normal. "Les femmes françaises jugeant leur poids trop faible sont deux fois moins nombreuses que celles effectivement en sous-poids", nous dit l'étude.



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