La Caisse d'Epargne dément l'information du Canard Enchaîné mettant en cause sa solidité financière. "Le groupe Caisse d’épargne va très bien, merci. Notre ratio de solidité financière de 8,63 % nous place parmi les premières banques européennes", affirme le groupe.
La Caisse d'épargne a vivement dénoncé mercredi "une campagne de dénigrement gravement irresponsable" après la publication par le Canard Enchaîné d''un article mettant en cause la santé financière du groupe. N'étant pas cotée en Bourse, la Caisse d'Epargne est logiquement à « l'abri de la tourmente » sur les marchés et ne saurait être affecté par la crise financière actuelle qui fait rage aux USA. « Je dénonce avec force une campagne de dénigrement systématique dénuée de sens et gravement irresponsable dans la crise financière actuelle », a déclaré son directeur général Nicolas Mérindol.
Le Canard enchaîné affirme que la Caisse d'Epargne, actionnaire de la banque d'affaires Natixis étranglée par la crise financière, aurait besoin d'environ 6,5 milliards d'euros pour redresser ses finances. Des propos démentis par Nicolas Mérindol, qui explique que "le groupe Caisse d'épargne n'a aucun projet, ni aucun besoin de recapitalisation » et la banque dispose d'un "niveau élevé de capitaux propres et d'un ratio de solvabilité parmi les meilleurs d'Europe", affirme-t-il. Notre ratio de solidité financière de 8,63 % nous place parmi les premières banques européennes (NDLR : le ratio de la BNP est à 7,6 %) , avec 20 milliards d’euros de fonds propres.
"Dans un contexte où l'ensemble du système bancaire fait face à des tensions sur l'accès à la liquidité", l'Ecureil "dispose d'une situation de liquidité particulièrement robuste", a fait valoir le directeur général de la Caisse d'Epargne.
Les dépôts de la clientèle de la Caisse d'épargne couvrent ainsi 90 % des crédits qu'elle a engagés, un ratio plus élevé que la moyenne des banques. Ainsi, la Caisse d'Epargne est à "l'abri de la tourmente qui affecte les marchés financiers" en raison de sa "spécificité", car il n'est "pas coté en bourse", a-t-il précisé.
Par ailleurs, le groupe Caisse d'épargne a collecté "un record de 10 milliards d'euros" de dépôts auprès de ses clients en 2008. Selon Nicolas Mérindol, cela témoigne de la "confiance des épargnants" dans cette banque.
Environ 160 000 nouveaux livrets A ont été ouverts dans les trois derniers trimestres, ce qui correspond à 600 milliards d'encours.
S'agissant de Natixis, la banque de financement et d'investissement commune des groupes Caisse d'Épargne et Banque populaire, qui est en chute libre en Bourse, la direction de la Caisse d'Epargne se réjouit que "la vérité se fasse sur des attaques spéculatives qui ont artificiellement déprécié la valeur du titre, alors que Natixis vient de réussir une augmentation de capital dans un contexte particulièrement difficile et est adossée à deux actionnaires puissants et solides".
Du 4 au 18 septembre 2008, la mise sur le marché de 1.7 milliards de titres a permis une augmentation de capital de 3.7 milliards d'euros, ce qui porte le nombre total d'actions à 2.9 milliards. Néanmoins, avec un cours de 2.55€ au moment de l'annonce, la capitalisation totale espérée n'est plus que de 7.4 G€. Et le 29 septembre 2008 à 15h50 prise dans la crise des subprimes, la valeur de l’action atteint un plus bas à 1,86 € soit une perte de 90,48 % par rapport à sa valeur d’introduction.
L'Autorité des marchés financiers a ouvert une enquête sur la chute récente du titre de Natixis, qui aurait été victime d'"arbitrages forcenés réalisés dans des conditions suspectes", selon son secrétaire général, Gérard Rameix.
La cotation en Bourse de Natixis a été officialisée fin novembre 2006, avec un prix d'introduction de 19,55 euros. (Retrouvez les meilleurs articles de presse sur cette affaire ici)
Anita Tingbudo




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