A la une de l'actualité RSS
 


Actualité Editorial
2009: une année de violation de droits de l'homme à Tindouf
  0 commentaire  |   Articles du même auteur  |   Envoyer à un ami  |   Imprimer l'article
Publié le 24/03/2010 12:38 par MED TALIB

Aucun commentaire n'a encore été posté.

 Réagissez maintenant à cet article !
 
Photo :
|

Des témoignages sur les violations des droits de l’homme par le Front du Polisario

Taoufiq Gazoulit

Pendant que le Maroc propose l’autonomie, dans le but de trouver une solution juste et durable pour le Sahara occidental, appuyée par la communauté internationale le Polisario ne cesse pas de manipuler le droit international des droits de l’homme. Depuis plus de 30 ans le Polisario exploite les habitants des camps pour s’enrichir sur leur dos ; ces derniers subissent toutes sortes de souffrances et des divisions familiales.

En réalité, l’aide internationale n’a pas diminué, contrairement à ce qu’affirme les dirigeants du Polisario mais ce sont ces derniers qui ont transformé les camps de Tindouf en un centre de commerce où ils commercialisent toutes sortes de marchandises reçues gratuitement des organisations humanitaires internationales, lesquelles devraient être destinées aux refugiés des camps de Tindouf. Comment se fait-il que le Polisario crie à la famine, alors que les différentes denrées alimentaires issues des instances humanitaires sont vendues aux populations mêmes de Tindouf, au lieu d’être distribuées gratuitement aux populations Sahraouies retenues dans les camps de Tindouf ? Ces différentes marchandises, ainsi que toutes sortes de fournitures scolaires, issues de différentes instances humanitaires internationales, sont écoulées sur les marchés de Zoueirat en Mauritanie, à Tindouf même ainsi que dans d’autres régions. Quant à l’aide Algérienne, dont l’essence, le gasoil, les pièces de rechange et différentes fournitures scolaires, elle est vendue quotidiennement à Tindouf, à Bachar et à Zoueirat et même dans d’autres pays d’Afrique. Ces aides, détournées par les dirigeants du Polisario, sont commercialisées au prix du marché dans les différents points de vente, tout au long de la frontière de la Mauritanie, vendues presque quotidiennement au vu et au su de tout le monde, à Zouerate, Birr Oum Grain, Choum, au sud de l’Algérie, à Tindouf et au Mali.

Le Maroc a régulièrement dénoncé devant les instances exécutives du HCR et du PAM, le détournement de l’aide humanitaire. Il a demandé à maintes reprises au HCR de s’assurer de l’arrivée de l’aide à ses véritables destinataires, de contrôler, de superviser et de distributier d’une manière adequate.Ces préoccupations ont été confirmées par les témoignages de plusieurs responsables du «  Polisario », ayant regagné le Maroc. Ces témoignages des ex – dirigeants du Polisario ont été confirmé par plusieurs ONG internationales, à savoir « US Committee for Refugees and Immigrants (USCRI) », la Fondation France-Libertés et l’European Strategic intelligence And Security Center (Esisc). Ces dernières ont attiré, à plusieurs reprises, l’attention de la Communauté internationale sur ce phénomène de détournement et sur son impact sur la situation humanitaire des populations retenues dans les camps de Tindouf.

A cet égard Naba Deddah El Meki, membre du Groupe de Gjijimat et ex- responsable de la distribution des aides humanitaires dans les camps de Tindouf, explique à Aujourd’hui le Maroc ( 4/4/2008) comment le Polisario, détournait les aides humanitaires destinées principalement aux séquestrés. Elle a dit « J’ai vécu dans les camps de Tindouf de 1979 à début 2008. Durant toute cette période, j’ai exercé différentes fonctions : responsable du Bureau de la jeunesse, enseignante et caporal. La situation est tout simplement catastrophique, la direction du Polisario profite du conflit alors que la majorité des séquestrés vit dans la nécessité et le besoin absolus. Pire, ces derniers sont devenus un instrument pour solliciter la charité des ONG internationales. » La direction du Polisario a construit des fortunes colossales en utilisant les séquestrés. Elle recourait à une description effrayante de la situation dans les camps, pour obtenir des aides, et qui sont par la suite détournées de leurs objectifs initiaux. Cette direction procède à la distribution d’une petite partie de ces aides, alors que le reste est acheminé vers la Mauritanie, l’Algérie, et le Mali, pour être revendu sur le marché noir. Le temps est venu pour éclairer l’opinion publique internationale sur la destination réelle des aides humanitaires qui ne font qu’enrichir davantage les riches du Polisario au détriment des séquestrés. Les membres les plus influents du front ont aujourd’hui des comptes qui se chiffrent en millions de dollars dans les banques européennes, ainsi que des résidences luxueuses en Algérie, Espagne et Mauritanie. Quant au détournement des aides, Naba Deddah El Meki a confirme «  : Les exemples sont multiples. Une fois arrivés sur place, les représentants des ONGs internationales demandent à rencontrer ceux à qui les aides devront être destinés. Les responsables du Polisario les mettent en contact avec des jeunes filles, encore mineures, mais qui se font passer pour des mères de familles, qui se composent de six membres ou plus. Ces filles sont choisies parmi celles qui sont proches des membres de la direction du front. Parfois, des personnes exercent sur elles des pressions pour garantir leur silence. »elle a ajouté « Les Algériens sont également associés à ces opérations d’escroquerie, et je peux vous assurer qu’annuellement 200 à 300 caravanes transportant des aides (jeux d’enfants, couches, parfums) offertes par des ONG espagnoles, une fois arrivées en Algérie, sont reconduites vers des entrepôts de certains des hommes puissants des renseignements algériens, en parfaite intelligence avec la direction du Polisario. » .

Ahmadou. Ould Souilem, membre fondateur du Polisario et ministre- conseiller à la présidence de la pseudo-RASD, jusqu’à son retour au Maroc, a affirmé à Rabat dés son retour au Maroc au mois d’aout 2009 .Les conditions "catastrophiques", allant jusqu’à des situations de famine, dans lesquelles vivent les populations sahraouies séquestrées dans les camps de Tindouf sur le sol algérien, appelant les sahraouis à briser le mur du silence et batailler pour regagner la mère patrie pour contribuer à l’édification du Maroc de demain, un Maroc démocratique, moderne et prospère. Pour . Ould Souilem, le Polisario est une "marionnette" entre les mains de l’Algérie qui décide seule du sort de ce mouvement et donc de la question du Sahara, il a ajouté que la seule partie radicale dans ce conflit est l’Algérie qui impose un blocage total de toute solution définitive, préconisée par la communauté internationale. Ahmadou Ould Souilem, un membre influent du Polisario, qui compte parmi les fondateurs du mouvement séparatiste, a dénoncé juste après son retour au Maroc dans une déclaration à la MAP, la tendance de l’Algérie et des séparatistes à gonfler délibérément le nombre des populations séquestrées dans les camps de Tindouf, rappelant que le Polisario avance le chiffre de 160.000, alors que leur nombre exact ne dépasse pas 50.000.

Ould Souilem a vivement dénoncé l’attitude de l’Algérie qui participe directement à la confusion sur le nombre réel des séquestrés, s’interrogeant sur les motivations réelles de ce pays qui refuse de divulguer le chiffre réel et interdit aux organisations internationales d’avoir des contacts directs avec ces populations."Si le Haut commissariat des Nations unies pour les réfugiés accorde des aides pour 160.000 personnes on est en droit de s’interroger sur la destination de l’excédent pour les 50.000 restants", s’est-il demandé, appelant cette institution à faire la lumière sur cette question pour que les organisations humanitaires puissent apprécier de manière pertinente la situation tragique des populations séquestrées à Tindouf. M. Ould Souilem a également appelé le Haut commissariat des Nations unies pour les réfugiés et les autres organisations humanitaires à faire pression sur l’Algérie et le " Polisario " pour permettre le recensement des populations des camps de Tindouf, " qui vivent à la merci des aides européennes, alors qu’ils pourraient très bien s’en passer ». Cette situation inhumaine s’étend à tous les aspects de la vie dans les camps, à savoir l’enseignement, la santé et l’habitat, a-t-il ajouté

Le Polisario vise, en conséquence, à travers sa fausse alerte et la menace de « famine imminente » à continuer à s’enrichir éternellement au détriment des refugiés Sahraouis des camps de Tindouf. Le refus du recensement par le Polisario et l’Algérie n’est qu’une manœuvre pour masquer la vérité qui prévaut dans les camps de Tindouf et pour continuer à bénéficier d’une aide indue.

L’abus et la violation des droits de l’homme ne se limite pas a ce niveau, car au mois de mai 2009 Deux journalistes australiens, Violeta Ayala et Daniel Fallshaw, séquestrés par le Polisario pendant plusieurs heures, ont affirmé avoir été "témoins de scènes et de pratiques d’esclavage" dans les camps de Tindouf, en Algérie."A l’origine, nous nous étions rendus sur place (camps de Tindouf en Algérie) pour travailler sur la problématique des familles séparées.. Mais durant notre séjour, nous avons été les témoins de scènes d’esclavage", a confié Violeta Ayala à l’organisation « Reporters Sans Frontières. »En tant que journalistes, il est de notre devoir de dénoncer ces pratiques", a-t-elle souligné. A la suite de l’arrestation de ces deux journalistes Australiens un communiqué rendu public par « reporters Sans Frontières »précise que les deux journalistes australiens "ont été interpellés par les forces de sécurité du front Polisario qui ont confisqué leur téléphone portable", avant d’être "transportés dans les bureaux des services de sécurité où ils ont été retenus pendant cinq heures ». RSF indique, sur la base d’informations qu’elle affirme avoir recueillie, que "les représentants du front Polisario auraient reproché" aux deux journalistes australiens "de s’intéresser au sort des membres noirs de la population sahraouie". L’organisation précise que c’est grâce à l’intervention d’officiers des Nations-unies que les deux journalistes australiens ont pu quitter le camp de Rabouni et se rendre à Tindouf, d’où ils ont pris un avion pour la France quelques jours plus tard. Cet incident qui a donne preuve que les Sahraouis de peau noirs sont considérés comme des esclaves chez leurs maitres de peau mate a suscité des réactions néfastes de la part de l’opinion publique Australien y compris ceux qui défendent et soutiennent le mouvement du Polisario.

Quant à l’organisation des nations Unies et dans le cadre de la 4eme commission plusieurs associations et personnalités ont appelé au mois d’octobre 2009 à la fin de l’enfer des refugies sahraouis à Tindouf, car cette situation a suscité de nombreuses interventions pendant les débats au sein de la 4ième commission des Nations Unies. Ces interventions ont varié entre celles qui réclament l’ouverture d’enquête sur la situation déplorable des droits de l’homme et sur les agissements du Polisario à ce propos, celles qui revendiquent la libération des populations, et celles qui demandent l’application des obligations statutaires du HCR au profit des séquestrés à Tindouf. Parmi les intervenants Le Président d’une ONG britannique, à savoir le Comité international pour les prisonniers de Tindouf, Lord Francis Newell, a appelé à la libération des populations séquestrées à Tindouf en Algérie. Ces personnes sont "de véritables prisonniers dans des camps de concentration sous les tentes", a affirmé Lord Newell, relevant que "tant qu’elles ne seront pas libérées rien ne pourra être résolu". "Quand elles seront libres, à ce moment là, elles pourront décider du choix de leur destination", a-t-il ajouté, estimant que le moment était venu pour l’ONU de mettre un terme aux violations des droits de l’homme à Tindouf. La présidente de l’ONG "Action Internationale Femmes", Mme Latifa Aït-Baala, a demandé d’imposer l’application des obligations statutaires du Haut Commissariat aux Réfugiés (HCR) au profit des populations séquestrées à Tindouf, en Algérie. "Il est temps que la communauté internationale impose l’application des obligations statutaires du HCR et exige le recensement des populations. Il est temps que le respect du principe du retour librement consenti soit garanti", a affirmé Mme Aït-Baala qui intervenait devant la quatrième Commission de l’Assemblée générale de l’ONU. Pour la présidente d’"Action Internationale Femmes", basée en Belgique, il est aussi "temps que l’intégrité des personnes dans les camps soit pleinement préservée et par la suite mettre fin aux pratiques de viols et abus à l’encontre des jeunes filles et des femmes, à l’exploitation des enfants, au trafic d’organes et aux trafics illicites en tout genre. Des pratiques dénoncées par les médias et les organisations internationales qui nécessitent que des enquêtes internationales soient diligentées".

Dans le même contexte et plus récemment le think tank américain, Inter-University Center for Legal Studies (IUCLSL : un consortium de plusieurs universités, est présent en tant que think tank dans plus de 35 pays de par le monde.) a appelé dans son récent rapport publié durant le mois d’octobre 2009 le Haut Commissariat aux Réfugiés (HCR) à établir une présence significative dans les camps afin d’y assurer la protection des droits des populations, y compris la liberté de mouvement."En vertu de ses engagements, l’Algérie doit collaborer avec le HCR afin de lever tous les obstacles qui se dressent devant la mise en place d’une approche basée sur les droits, y compris son opposition au recensement des populations des camps (...) et son soutien militaire au Polisario, qui contribue aux restrictions de la liberté de mouvement", souligne ce think tank, dans un récent rapport. Qui date du mois d’octobre 2009 Bien que l’Algérie soit signataire des conventions internationales relatives aux droits des réfugiés et participe aux mécanismes du HCR, ce pays manque à ses devoirs vis-à- vis des populations séquestrées sur son sol, déplore le rapport, qui regrette aussi que l’agence onusienne, "en charge de la protection des réfugiés ait préféré se limiter dans un rôle secondaire qui est à l’approvisionnement des camps en nourriture et en matériel". "Etant donné les abus commis durant plus de trois décennies, il est impératif que cette situation change afin qu’une autre génération de ces populations ne soit pas dérobée de ses droits, de ses opportunités et de son avenir", insistent le rapport, qui rappelle que "le HCR a le pouvoir de solliciter d’autres instances onusiennes, tel que le Conseil de sécurité, afin de faire avancer et de protéger les droits des réfugiés". Le document constate qu’au moment où le conseil de sécurité est activement engagé dans la recherche d’un règlement à la question du Sahara et "en dépit de l’existence de preuves attestant d’abus et de violations" des droits dans les camps de Tindouf, le HCR n’a pas cherché à solliciter l’assistance du Conseil de sécurité pour résoudre et remédier à ces abus. En attendant, poursuit le rapport, les populations séquestrées sur le sol algérien "vivent dans des conditions physiques et morales déplorables", insistant sur la responsabilité d’Alger quant à l’obligation de protéger les droits des pensionnaires des camps de Tindouf. Il est temps, insiste le rapport, pour le Haut commissariat aux réfugiés d’avoir un contrôle "plus efficace" de la situation dans les camps afin d’y "assurer, dans la transparence et la responsabilité, la distribution de l’aide" destinée aux populations, d’appeler à la mise en œuvre immédiate d’un recensement et de prévenir la militarisation des camps. Le rapport appelle aussi le HCR à mettre en place, loin de toute intimidation, un programme de rapatriement volontaire des populations des camps pour qu’elles puissent regagner le Maroc, ou quitter les camps pour s’installer dans des pays tiers. "Parquer des populations dans les camps (...) va contre les dispositions de base du droit relatif aux réfugiés et le mandat du HCR, et ne facilite pas leur intégration au niveau local", s’indignent les auteurs du rapport, pour qui "les camps, où les violations du droit international sont une réalité, ne peuvent être une solution durable".

Tant que la situation est toujours bloquée, les violations des droits de l’homme par le Polisario persiste contre les Sahraouis refugiés aux camps de Tindouf est un dossier d’une extrême importance, et qui doit constituer un champ de bataille pour le gouvernement et les organisations non gouvernementales y compris celles des droits de l’homme.

Ceci dit il est notable que Les ONGs internationales doivent assumer leur responsabilité. Elles doivent procéder par elles-mêmes à la distribution de ces aides aux ayant droits, ou les suspendre en attendant de mettre en place des mécanismes de contrôle pour s’assurer de leur destination. La direction du Polisario a développé tout un système qui lui permet de masquer la réalité, et induire en erreur les médias étrangers, comme le fait de gonfler le nombre des personnes vivant dans les camps, qui ne dépasse pas les 50 mille personnes, et que le Polisario prétend être aux alentours de 200.000.

La violation des droits de l’homme dans les camps de Tindouf est varié non seulement l’aide est transféré à d’autres destinations autre que les refugiés sahraouis mais aussi des violations de la liberté de l’expression et du mouvement, ainsi que le phénomène de l’esclavage qui était confirmé par un documentaire Australien «  STOLEN »

 
Vous avez une info, un scoop, une image, une vidéo ? Inscrivez-vous pour publier sur www.continentalnews.fr
Commentaires sur cet article (0)
Aucun commentaire actuellement.


Soumettre un commentaire sur cet article
Vous devez être identifié à Continental News pour poster des commentaires. Cliquez ici pour vous inscrire.

Continental News | Contactez-nous | Conditions générales d’utilisation | Annoncer sur notre site