La coordination des proviseurs des lycées de Tlemcen en conclave, mardi au Lycée Cdt. Mokhtar Bouizem, de Aïn Youcef, apporte son soutien à toute la corporation des enseignants qui, par son mouvement de grève, ne cherche qu'à alerter les principales autorités du pays sur les conditions défavorables dans lesquelles elle se débat depuis des années. Le communiqué souligne que les chefs d'établissement du secondaire soutiennent les revendications du corps enseignant auquel ils appartiennent à savoir l'application des primes et indemnités avec effet rétroactif à partir de janvier 2008, la «libération» des oeuvres sociales du parrainage du syndicat et l'ouverture des dossiers de la médecine du travail.
Ces responsables des lycées revendiquent aussi l'abrogation de postes supérieurs de proviseurs et la réinstauration du corps des proviseurs avec une classification adéquate.
Autant dire que les menaces du ministre de l'Education, placardées dans les salles de professeurs, n'ont pas eu l'effet escompté sur le mouvement de protestation des enseignants qui ne fait que s'amplifier depuis samedi. De 65 % le premier jour, il est passé à plus de 85 % mardi, tous paliers confondus. «Nous sommes prêts dira un PES gréviste à nourrir nos familles de vermicelle et de lait durant toute l'année, pourvu que notre mouvement soit entendu par le président de la République. Nous n'avons jamais eu peur de ces ponctions sur le salaire de la misère qui ne peut plus servir à joindre les deux bouts du mois». L'effet boule de neige est dû essentiellement au délégués de syndicats qui sillonnent le territoire de la wilaya pour convaincre les enseignants du bien-fondé de la grève.
Belbachir Djelloul



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