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Après les Oulad Dlim et Laâyaicha, les Ahl Kassem Brahim
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Publié le 18/02/2010 16:11 par MED TALIB

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Les camps de Tindouf sont le théâtre de violentes manifestations, exprimant la condamnation et le refus catégorique de nos frères séquestrés des pratiques inhumaines et barbares dont ils sont victimes de la part des responsables du Polisario. Les manifestations, les marches de protestations d’une part, l’oppression, la violence les kidnappings, d’autre part, constituent désormais le quotidien des habitants des camps de Tindouf.

En effet, après l’arrestation de quelques anciens militaires dont trois avaient été libérés sur intervention d’Aminatou Haidar, les tribus auxquelles appartiennent les trois autres se sont soulevées en organisant des manifestations pour protester contre la politique de deux poids-deux mesures de la direction du Polisario. Certains  membres de cette tribu ont écrit au Secrétaire général de l’ONU demandant son intervention. La semaine dernière, c’était au tour des membres de la tribu  Rguibat-Laâyaicha d’organiser des marches dénonçant les violations des droits de l’Homme et la ségrégation dont sont victimes les leurs. Ce mouvement collectif contre la ségrégation et l’oppression a fait tâche d’huile, car lundi dernier, c’était au tour de la tribu Ahl Kassem Brahim, Rguibat de se soulever provoquant l’ire des geôliers qui n’eurent mieux à faire que de tabasser publiquement l’un des notables de cette tribu avant de le faire disparaître de la circulation. Sid’Ahmed Ould Baâli, appartient à la grande famille Baâli,  a été torturé jusqu’à perdre connaissance.

La dernière fois où il a été vu, il gisait dans son sang, devant le pseudo-ministère de la Défense que dirige un ex-caporal de l’Armée algérienne. Sid’Ahmed Ould Baâli a été, par la suite, kidnappé et conduit vers un endroit tenu secret.
Au moment où se déroulent des rencontres informelles entre les parties concernées par le dossier du Sahara pour essayer, sous l’égide de l’ONU, de trouver un terrain d’entente à même de permettre le lancement de négociations officielles susceptibles de mettre fin à ce conflit, les représentants du Polisario seront-ils amenés à revenir sur leur décision ? Pourront-ils un jour expliquer les raisons des violations  des droits de l’Homme devenues quasi-quotidiennes dans les camps au point d’être devenues une seconde nature chez les tortionnaires ?

En refusant aux différentes organisations humanitaires de se rendre aux camps de Tindouf, le Polisario et l’Algérie reconnaissent implicitement l’existence des crimes abjects commis contre nos frères séquestrés et maintenus contre leur gré dans des conditions inhumaines.
 
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