Le visiteur est étonné par l'expansion impressionnante qu'ont connues les provinces du sud du Royaume depuis leur récupération en 1975. Sous le règne du jeune Roi S.M. Mohammed VI et grâce à l'implication des acteurs locaux dans la gestion de leurs affaires, ces provinces enregistrent un développement soutenu dans divers domaines. Constituées des régions de Guelmim-Smara, Laâyoune-Boujdour-Sakia El Hamra et Oued Dahab-Lagouira, elles connaissent désormais un «new deal» tout à la fois porteur et prometteur. Les efforts inlassables, consentis par le pays et orientés vers le développement économique et social prioritaire dans les provinces du sud du Royaume, ont fait de ces régions un véritable pôle de développement économique et social. Eradication de l'habitat insalubre, développement des activités halieutiques, renforcement des infrastructures de base, appui aux projets sociaux et de proximité. Ce sont là autant d'axes qui ont été privilégiés pour faire de ces provinces un pôle d'investissement et un modèle régional intégré, l'objectif étant de renforcer le développement économique et social, avec tout ce que cela sous-tend comme épanouissement de la population.
Dans ce cadre, plusieurs projets ont été réalisés et d'autres sont en cours de réalisation dans le cadre de l'Initiative nationale pour le développement humain (INDH) pour la période 2006-2010. Les grands chantiers lancés dans les zones les plus reculées des provinces sahariennes reflètent la volonté du Maroc de tout mettre en œuvre pour assurer le bien-être et la tranquillité de nos compatriotes sahraouis, qui ont si longtemps souffert de la domination coloniale. C'est l'Etat qui a, bien sûr, relevé le défi, en construisant, au milieu des sables et dans les conditions les plus difficiles, toutes les infrastructures nécessaires au décollage économique : des routes, des ports, des aéroports, des écoles, des hôpitaux et des villes entières. L'exemple de Boujdour est particulièrement frappant. La ville, devenue chef lieu d'une région structurée où vivent 45.000 habitants, a grandi autour d'un port créé de toutes pièces. Emergeant du désert, Boujdour possède, courant sur la côte, une superbe corniche qui constitue une réserve stratégique pour de futurs investissements touristiques. Un plan d'aménagement a prévu, en bord de plage, une zone hôtelière, des résidences secondaires, des restaurants et des immeubles d'habitation. La réalisation du port de Boujdour, avec un investissement de 280 MDH, permettra de donner une forte impulsion au développement socio-économique provincial et régional. Piloté par l'Agence pour la promotion et le développement économique et social des provinces du Sud, l'engagement des pouvoirs publics pour la réalisation du programme 2004-2008 prouve, si besoin en est, les importants efforts financiers consentis par l'Etat.
D'un montant de 4,37 MMDH, le programme des investissements concerne 143 projets (soit 60 % de l'investissement retenu dans le cadre du programme global de développement des provinces du Sud). Deux secteurs, à savoir l'habitat et la réalisation des villages de pêche ont été érigés au rang de priorités. Pour ce qui est de l'habitat, la mise à niveau et le développement urbain, ce programme compte réaliser 53 opérations pour un investissement total de 1,657 MMDH). Dans ce cadre, et pour une production de 7.430 logements, 16 projets ont été programmés pour un coût global de 701,53 MDH. Outre 8 projets d'aménagement de lots pour un coût de 480,63 MDH, une vingtaine d'opérations ont été engagées pour ce qui est du volet de mise à niveau urbaine, le coût des investissements s'élevant à 317,16 MDH. Ce dernier volet concerne des opérations des régions de Guelmim-Es-Smara et vise à améliorer le cadre de vie de près de 20.000 ménages. En outre, un programme d'urgence de mise à niveau des villages de pêche pour un coût de 30 MDH consiste en l'amélioration des conditions de travail des 14.500 marins dans les régions de Laâyoune-Boujdour-Sakia El Hamra, Oued Eddahab et Lagouira. Concernant l'aménagement des zones industrielles et d'activités économiques, 9 opérations seront engagées.
Le coût global de ces projets, qui regroupent 754 lots, s'élève à 157,73 MDH. Il s'agit essentiellement des zones industrielles de Laâyoune, Boujdour, Tan-Tan et Bir Gandouz et des zones d'activités de Smara, El Ouatia, Assa et Bir Gandouz. L'ensemble des projets de l'axe “Habitat, mise à niveau et développement urbain” sera réalisé en partenariat incluant les départements ministériels concernés, l'Agence du Sud, les collectivités locales, les établissements publics et les populations bénéficiaires. Pour ce qui est de la réalisation des villages de pêche, le programme porte sur 7 opérations d'envergure correspondant à un investissement global de 915,27 MDH. L'intervention à ce niveau inclut l'amélioration des zones d'habitat et d'activités, la réalisation des infrastructures liées aux accès à l'eau et à l'électricité, l'aménagement portuaire et maritime (digues, plan incliné…). Il s'agit aussi de la mise en œuvre d'équipements socio-collectifs structurants (écoles, mosquées, dispensaires, logements et locaux administratifs…) et de la réalisation d'équipements commerciaux (halles aux poissons, équipements de froid…). Au chapitre de l'eau et de l'environnement, 37 opérations sont programmées, pour un investissement total de 768,10 MDH. Seize opérations d'assainissement liquide sont programmées pour un coût global de 448 MDH, concernant la réhabilitation et l'extension des réseaux et la réalisation des stations d'épuration. En outre, 11 opérations d'alimentation en eau potable sont prévues avec un coût global de 58,20 MDH. Ces projets concernent essentiellement les centres ruraux dans les trois régions de l'aire d'intervention de l'agence du Sud.
Huit opérations relatives à la mobilisation des ressources en eau sont programmées pour un coût de 113,90 MDH. Elles portent essentiellement sur l'étude ou la réalisation d'ouvrages hydrauliques, principalement dans la région de Guelmim Es-Smara. Le volet Environnement concerne la sauvegarde des palmeraies dans la province de Tata et la réalisation de décharges contrôlées dans les provinces de Tan-Tan. Coût de l'investissement: 128 MDH. Pour les routes, les ports et l'électrification, cinq opérations sont programmées pour un investissement total de 384,28 MDH. Les trois secteurs de cet axe consistent en la réalisation du dédoublement de la route reliant Laâyoune à El Marsa sur 24 km, pour un coût de 51 MDH. Il s'agit aussi de la réalisation du premier tronçon de la dorsale Tarfaya-Amégriou-Foum El Oued sur 40 km, pour un coût de 24,60 MDH pour amorcer le processus de désenclavement d'une bande côtière à potentiel touristique et halieutique avéré. L'électrification, avec deux opérations pour un montant global de 28,68 MDH, concerne essentiellement la province de Tata, avec l'objectif d'y atteindre un taux d'électrification de 100%.
Plus de 7 MMDH d'investissement
L'approche préconisée par l'Agence du Sud a donné lieu à l'élaboration du Programme quinquennal de développement des provinces du Sud 2004-2008, approuvé par le Conseil d'administration lors de sa session du 14 octobre 2004. Ce programme dont l'enveloppe financière s'élève à 7,20 milliards de dirhams porte sur la réalisation de 226 opérations. L'Agence du Sud intervient en tant que partenaire financier ou en tant que maître d'ouvrage au niveau de son plan d'action 2004-2008. Ce dernier, dont le montant d'investissement s'élève à 4,37 milliards de dirhams, représente 60% de l'investissement prévu au niveau du Plan quinquennal 2004-2008. Il porte sur la réalisation de 143 opérations. Dans le souci de mettre ces ressources au profit des provinces du Sud le plus rapidement possible, les équipes de l'Agence du Sud ont mobilisé 4,199 MMDH en 3 ans seulement, entre 2004 et fin 2006. En d'autres termes, les objectifs du Plan d'action 2004-2008 de l'Agence du Sud ont été dépassés : le volume d'investissement programmé sur 5 ans a été mobilisé en 3 ans seulement. Au cours de l'année 2007, l'Agence du Sud prévoit le lancement de 185 nouveaux projets pour un coût total de 1,380 MMDH. Les achèvements prévisionnels concerneront 166 projets pour un coût total de 954 MDH.
L'évolution du nombre d'achèvements est significative: il est équivalent au nombre de projets achevés durant la période 2004-2006. En termes d'investissement, le volume des achèvements prévisionnels pour l'année 2007 est 2,5 fois plus important que celui de la période triennale citée.



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