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Comment le Polisario a terni la mémoire de Sidi Mohamed Bassiri
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Publié le 17/06/2009 15:01 par MED TALIB

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Photo : Sidi Mohamed Bassiri
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            (Personnel)

Comment le Polisario a terni  la mémoire de Sidi Mohamed Bassiri ?

 

 

Le mercredi et  jeudi 17 et 18 juin se tient dans la région d’Azilal une conférence internationale pour commémorer la disparition de Sidi Mohamed Bassiri. Pourtant le Front Polisario ne cesse de ternir la mémoire de ce martyr.

 

Sidi Mohamed Bassiri, a été longtemps récupéré par le Polisario comme étant un indépendantiste, alors que l’homme était un fervent défenseur de la marocanité du Sahara. Le 17 juin 1970 Bassiri a été arrêté en même temps qu’un groupe d’autres résistants et conduit à la prison de Laâyoune. Quinze jours après sa détention, aucune information n’a pu être obtenue sur son sort qui reste inconnu depuis lors.

 

Des arguments  de poids dont des lettres écrites par Bassiri lui-même  démontrent que cette figure paternelle du Front Polisario est en réalité un « freedom fighter » marocain, qui revendiqua, très tôt, le rattachement du Sahara ex colonie espagnole.

 

La biographie de ce héros montre qui il est né en 1942 à la Zaouiya Achadiliya Darkaouiya de son père Cheikh Sidi Ibrahim Bassiri.

Sidi Mohamed Bassiri a reçu les premiers principes de l'enseignement et de la mémorisation du Saint Coran à l'école de la zaouiya avant de rejoindre l'école primaire à Rabat, où il a obtenu un certificat d'études primaires, et il a couronné ses  études par l’obtention de son baccalauréat en 1963.Aprés,il s’est rendu en Egypte pour étudier la Charia et les sciences politiques, puis au Liban pour des études spécialisées.

De retour à la Mère Patrie en 1966, Sidi Mohamed Bassir a participé à des forums scientifiques et à la vie politique. Au début, il s'est installé à Casablanca où il a crée les journaux "Achoumoue" et "Al Assas" dans lesquels ont été publiés plusieurs articles sur la culture marocaine sahraouie, l'histoire du Sahara et d'autres chroniques d'opinion sur les événements politiques de l'époque au niveau national et international.

Une fois informé de son retour à Smara, au Sahara, l'occupant espagnol a entrepris plusieurs tentatives d'intimidation pour notamment le dissuader d'entreprendre des activités religieuses et scientifiques dans les milieux sahraouis. En outre, sa descendance de la famille Al Bassir a amené l'occupant espagnol à renforcer les actes d'intimidation et de provocation contre Sidi Mohamed Bassir dont la famille a été accusée par les Espagnols de faire prévaloir la marocanité du Sahara.

Le résistant Sidi Mohamed Bassir s'est particulièrement investi dans les milieux de la jeunesse sahraouie pour la sensibiliser à la lutte contre la présence espagnole au Sahara marocain avant de couronner son parcours de résistant en prenant la tête du soulèvement historique de Zemla de Laâyoune le 17 juin 1970 suite auquel il a été arrêté en même temps qu'un groupe d'autres résistants et conduit à la prison de Laâyoune. Depuis cette date, aucune information n'a pu être obtenue sur son sort qui reste inconnu depuis lors. L’Espagne continue de garde ce dossier parmi les secrets d’Etat. Et aucun des militaires espagnols n’a osé parler de ce sujet. Cette situation a été bénéfique  pour le Polisario, qui cherche des héros pour sa propagande, pour induire en erreur les jeunes sahraouis et l’opinion publique, même s’il s’agit des personnes mortes comme Bassiri. Dans une récente sortie médiatique l’un des anciens officiers des renseignements espagnols avait signalé que la tombe de Bassiri sera bientôt identifiée.

 

 

 

 

 

 

 
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