Il y a des craintes sur la vie du détenu sahraoui, Naama Asfari, a averti dimanche à Alger, son épouse et présidente du Comité pour le respect des libertés et des droits de l’homme au Sahara Occidental (CRLDHSO), Mme Maugin Claude Asfari.
"J'ai des craintes sur la vie de mon mari, Naama Asfari, qui est actuellement détenu dans la prison de Tiznit et qui sera rejugé le 21 décembre prochain", a confié Mme Asfari à l'APS, en marge de la Conférence internationale des villes jumelées et des villes solidaires avec le Sahara occidental.
"Mes craintes sont suscitées par le pseudo procès en appel d'un compagnon de mon mari qui avait écopé, en première instance, d'un an de prison pour se retrouver avec une peine de six ans d'emprisonnement lors du procès en appel", a-t-elle ajouté, estimant que "la guerre déclarée par le Roi du Maroc au peuple sahraoui lors de son discours du 6 novembre 2009 a bien commencé".
"Je me demande ce qui va se passer le 21 décembre lors du procès en appel de mon mari tout comme je me demande si la justice marocaine ne va pas lui réserver le même traitement", a-t-elle poursuivi.
Naama Asfari a été arrêté à Tan Tan après avoir participer à une rencontre des droits de l'homme en Algérie en août dernier.
S'agissant de la situation de la militante Aminetou Haidar, Mme Asfari a relevé que "l'attitude du Maroc reflète son incapacité à proposer autre chose que la répression".
"Aminetou a donné un repère pour le combat des Sahraouis. La communauté internationale ne peut pas faire comme si ce peuple n'existait pas", a-t-elle souligné.



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