Partout en Europe, on annonce et on met en oeuvre des plans d’austérité et de rigueur. Ces plans ne sortent pas d’un dogmatisme aveugle économique. La vraie réforme économique est philosophique.
Et, sur cette base, on a des modèles. Le premier c’est la "charte des salaires" proposée par Dominique de Villepin, à partir de l’observation suivante - formulée lors de sa conférence de presse du 25 mars : "l’écart salarial insupportable passé de 1 à 20 dans les années 60 entre le plus haut salaire et le plus bas salaire en France à 1 à 230. Dans de telles conditions, il n’est pas possible de parler de République solidaire. Il faudra certainement une charte des salaires". La vertu en politique c’est également la vertu économique.
Pendant 20 ans, l'Europe a financé et dissimulé son déficit de compétitivité par de la dette. Aujourd’hui, avec la crise, l’Europe se trouve confronté à l’urgence au plus mauvais moment : il lui faut commencer à rembourser sa dette alors que les Etats sont en quasi faillite. Comment le faire sans en payer le coût socialement et économiquement ? Autrement dit sans aggraver le chômage et avec le risque d’un ralentissement de la reprise économique par la soustraction d’argent ?
Le second exemple c’est le Royaume-Uni qui semble avoir pris de l’avance, en appuyant sa politique économique sur la Liberté, la Responsabilité et l’Egalité (=équilibres). Le discours économique du Premier Ministre du Royaume-Uni s’intitulait "Transformer l’économie".
Et, bien sûr, il y a la Vertu Allemande dont Montesquieu disait qu’elle la première valeur politique. L’exemple de la crise interbancaire montre encore une fois que la Vertu en politique c’est également la vertu économique.
La majorité des Etats Européens est dans une situation de chômage critique. Quelles sont leurs marges de manoeuvre ?
La croissance ne réside pas dans la redistribution, mais dans la création de richesses.
Comment construire une politique de croissance intégrée dans une zone commune sans se heurter aux problèmes d'abandon de souverainetés nationales ? L'urgence est-elle une épée de Damoclès ou un accélérateur d'intégration ?
Existe-t-il une solution alternative à la rigueur ? Sans aucun doute oui.
Elle consiste tout simplement à retrouver la Vertu en politique et en économie. Pas seulement cette vertu redistributrice Keynesienne, mais la vertu créatrice originelle. La vraie croissance ne réside pas dans la redistribution, mais dans la création de richesses. Après Keynes, va-t-on introduire Montesquieu dans l'économie ?
Lire l'analyse de Elise Mbock ici. Analyse inspirée du débat d'experts de BFM.



0 commentaire
|
Aucun commentaire n'a encore été posté.
