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Crise diplomatique Maroc-Suède
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Publié le 09/11/2009 11:33 par

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Le ministre sahraoui des Affaires étrangères, M. Mohamed Salem Ould Salek a affirmé que la crise entre le Maroc et la Suède avait pour origine la campagne menée par Rabat contre les militants sahraouis et est en rapport avec les violations des droits de l'homme. 

Le Maroc veut "sanctionner" un Etat comme la Suède pour servir d'exemple aux autres pays de l'Union européenne (UE) "en portant à ce pays des accusations sans fondement juridique", a affirmé vendredi le responsable sahraoui sur les ondes de la radio Nederland international. 

Cette attitude "traduit l'inquiétude du Maroc en raison de la position de l'UE, présidée par la Suède", a-t-il ajouté. 

Le responsable sahraoui a rappelé les positions qui seraient à l'origine de la campagne marocaine, dont la récente déclaration du ministre suédois des Affaires étrangères dans laquelle il avait exprimé l'"inquiétude" de l'UE à l'égard de l'arrestation des militants sahraouis des droits de l'homme, la demande exprimée par les membres du parti socialiste suédois lors de son dernier congrès relative à la reconnaissance de l'Etat sahraoui, et enfin la campagne d'envergure menée par l'organisation internationale contre la torture et la pression exercée par cette dernière sur les gouvernements occidentaux afin d'amener le Maroc à respecter les chartes internationales en matière de droits politiques et de droits de l'homme. 

Le responsable sahraoui a réfuté les arguments avancés par le régime marocain pour se dérober de ses responsabilités dans les violations des droits de l'homme que subissent les Sahraouis dans les territoires occupées. 

Il a, dans ce contexte, souligné que "les sept détenus sahraouis sont des défenseurs des droits de l'homme connus auprès des organisations internationales des droits de l'homme et qui ont même reçu des prix en matière de droits de l'homme". "Ils n'ont commis aucun tort au Maroc", a-t-il ajouté. 

Le responsable sahraoui a, par ailleurs, estimé que toutes les décisions du Maroc relatives au Sahara Occidental "sont nulles et non avenues car, a-t-il dit, les Nations unies, l'Union africaine et le mouvement des non-alignés n'ont pas reconnu, à ce jour, le droit du Maroc sur le Sahara Occidental"."Par conséquent, a-t-il ajouté, le Maroc n'a le droit ni de poursuivre ni de juger les militants sahraouis". 

Concernant l'interprétation par Rabat des déclarations de la secrétaire d'Etat américaine, Hillary Clinton, lors de sa dernière visite au Maroc, le ministre sahraoui a indiqué que "le Maroc interprète toutes les positions en sa faveur afin de semer la confusion". 

La responsable américaine avait déclaré que la position américaine "n'a pas changé" sans jamais parler d' "autonomie", a-t-il encore dit. 

Rappelant les positions américaines du conflit au Sahara occidental, le responsable sahraoui a indiqué que les Etats-Unis avaient présenté en avril dernier, une résolution sur la nécessité de parvenir à une solution politique pacifique et juste "qui garantisse le droit du peuple sahraoui à l'autodétermination". 

Il a souligné à ce propos, la déclaration du sous-secrétaire d'Etat pour le Proche-Orient, selon laquelle Washington "soutient" les efforts du secrétaire général de l'ONU et de son envoyé Christopher Ross et "soutient" une solution pacifique qui garantit le droit à l'autodétermination. 

Le responsable sahraoui a précisé par ailleurs que le régime marocain "vit une crise depuis les années 1960 à ce jour, et tente d'impliquer la communauté internationale dans une guerre régionale". 

Le ministre sahraoui des Affaires étrangères a réitéré, s'agissant des négociations de Manhasset et du 5e round, la disposition du Front Polisario à négocier directement avec le Maroc sur la base du respect du droit du peuple sahraoui à l'autodétermination. 

"La principale entrave" qui se dresse devant ce 5e round "n'est pas liée au Maroc directement mais à la France" qui veut que le conflit persiste dans la région nord ouest de l'Afrique et encourage le Maroc à occuper la Sahara occidental". 

Il a rappelé enfin, que le cessez-le-feu actuel "fait partie du plan de règlement basé sur le référendum. Et si le Maroc a renoncé à ce principe, le Front Polisario dit accepter ses résultats quel qu'ils soient.

 

 
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