La police a évacué la nuit dernière un campement des Enfants de Don Quichotte là où ils s'étaient installées sur le quai Sturm, à Strasbourg. Des réactions fusent pour dénoncer ce recours aux forces de l'ordre décidé par la préfecture.
Il était minuit lorsque la police, à la demande de la préfecture, a décidé d'évacuer les Enfants de Don Quichotte à Strasbourg. L'heure tardive aidant, les médias n'étaient pas présents pour couvrir cette descente de police inattendue. Les humanitaires de l'association dénoncent une évacuation musclées.
Droit au Logement ( DAL) du Bas-Rhin se dit "indigné par la réponse policière au droit logement qui" pourtant "reconnu par la loi et l’ensemble des instances européennes et internationales". L'association dénonce une "répression honteuse" et reste "solidaire des Enfants de Don Quichotte" dans cette action qu’ils ont engagée quai Sturm".
"Honteusement, en cachette pendant que tout le monde dort", aux environs de minuit, la police décide de déloger les campeurs et les membres des Don Quichotte. "A défaut d’un domicile, d’un hébergement, la tente est un domicile pour un sans abri", rappelle le DAL. En les chassant ainsi de leur tente pendant leur sommeil en pleine nuit, "le préfet garant de la loi, viole le domicile des sans abri", s'indigne l'association.
La Fondation Abbé Pierre se dit aussi "consternée par l'absence de discernement des pouvoirs publics", manque de discernement "dans la disproportion de l'intervention" mais aussi "dans le moment choisi pour la mettre en oeuvre"




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