La Journée internationale contre les violences faites aux femmes a eu lieu hier jeudi. Un anniversaire plutôt douloureux quand on sait qu’en France on dénombre chaque année près de 75.000 victimes. Mais l’ennui c’est qu’elles sont majoritaires celles qui choisissent de se taire, pour des raisons personnelles dont celle d’être stigmatisée. (86% selon le Collectif présidée par Emmanuelle Piet) ou simplement la honte de rendre public un acte aussi intime.
Or selon la dernière étude sur le viol en France qui remonte à 2006, on avait observé qu’en Suède on enregistrait 46,5 cas de viols. Soit 10 cas pour 1000 habitants. C’est que notre société telle qu’elle est faite n’a pas l’habitude de ce genre de crime se rapportant au sexe ce d’autant plus que généralement sa commission se passe en intimité entre deux personnes : la victime et l’auteur. La justice ne peut prendre en charge une affaire dont elle n’a pas été saisie.
Il faudrait donc qu’il y ait au moins une plainte. C’est pour rassurer ces victimes silencieuses qu’une campagne de sensibilisation a été lancée en France par des associations ayant pour slogan : ’’Viol, la honte doit changer de camp’’ Trois associations se sont distinguées, notamment le Collectif féministe contre le viol, Mix-Cité et Osez le féminisme. Il s’agit, disent elles de dépasser les préjugés sur le viol. Le mal est d’autant grand qu’il est généralisé aux quatre coins du monde. Ce qui fait que dans sa vie, ’une femme sur cinq, au moins, d’après notre source, a été victime de tentative ou de viol consommé.
En France, on estime à 90% les victimes qui ne dénoncent pas ce crime. Et la police parle de 12.000 femmes à peine qui portent plainte chaque année. D’après la même source, un sondage de 2009 a estimé à près de 2 millions le nombre de victimes d’actes d’inceste et de violences sexuelles dans leur propre famille en France. Qui plus est, selon notre source, les lois en Europe divergent selon les Etats dans leur définition du viol. Si en France, c’est qualifié crime depuis 1980. Les attouchements relèvent, en revanche, de la loi sur les agressions sexuelles. La notion est tout à fait différente au Canada et aux États-Unis,
Quant à la lutte contre les violences sexuelles faites aux femmes, en France on se propose de placer, comme en Espagne, les conjoints violents sous contrôle grâce à un système de GPS qui le garde à distance. On utilise également les bracelets électroniques mais selon notre source 95% de violeurs en France ne sont pas condamnés. Et cela du fait que les auteurs des violences ou de viols sont- souvent des membres ou des proches de la famille.
Bolenge Ngbanzo



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