La justice française a permis à Rose Kabuye, chef du protocole de la présidence rwandaise, de rentrer dans son pays. Mme Kabuye avait été mise en examen pour son rôle présumé dans
![]() |
| Rose Kabuye |
« Il n’y pas d’acte volontaire de main levée de mandat par la justice française, l’action est plus technique que celle-là », a expliqué Me Maingain. Les mesures de contrôle judiciaire prises par les autorités françaises contre Rose Kabuye « ont été scrupuleusement respectées » par cette dernière, si bien qu’elle est « en mesure de rentrer au Rwanda en toute liberté », a fait savoir son avocat.
« Je suis ici pour prouver mon innocence », avait déclaré la chef du protocole du président Paul Kagame, à la presse française lors de son arrestation. Mme Kabuye a été arrêtée le 9 novembre 2008 en Allemagne et a été extradée vers la France. Elle a été mise en examen pour « complicité d'assassinats en relation avec une entreprise terroriste » pour sa participation présumée à l'attentat contre le président rwandais Juvénal Habyarimana, en avril 1994. Rose Kabuye était en liberté sous contrôle judiciaire.
« Lorsque j'ai été arrêtée à Francfort, je n'ai pas voulu compliquer les choses avec l'Allemagne », a-t-elle déclaré sur la chaîne d’information LCI, faisant allusion à son refus de combattre le processus d'extradition. « J'ai décidé, après mon arrestation, que le mieux était de venir en France. Peut-être qu'à terme ce sera une bonne décision », a-t-elle expliqué.
« Rose Kabuye est venue en mission pour le gouvernement rwandais, avec une lettre de mission, un passeport diplomatique, et elle ne s’attendait pas à être arrêté ; mais elle ssavait qu’il y avait un risque et elle l’a assumée », avait expliqué l’un de ses avocats, Me Bernard Maingain.



0 commentaire
|
Aucun commentaire n'a encore été posté.

