Dublin, 27/01/2010 (SPS) L’Organisation internationale, Front Line, a regretté le refus des autorités marocaines à la ville occupée d’El Aaiun (Sahara occidental), de renouveler les passeports des défenseurs sahraouis des droits de l'homme, El Ghalia Djimi et Mustafa Dah, qu'ils avaient soumis auparavant au Département intéressé.
Front Line estime que cet acte "est directement lié à leurs activités légitimes et pacifiques pour la défense des droits de l'homme, et en particulier leur action au sein de l'ASVDH visant à documenter et rapporter les violations des droits humains perpétrées par le Maroc dans les territoires du Sahara occidental se trouvant sous son occupation".
Cette opération intervient également dans le cadre d'une répression des défenseurs des droits de l'homme au Sahara Occidental, a ajouté l’organisation, précisant que le 8 Octobre dernier, sept défenseurs des droits humains activant dans différentes organisations des droits humains au Sahara Occidental ont été arrêtés à leur retour d'Algérie.
Actuellement ils se trouvent dans la prison marocaine de Salé en attente de comparaître devant un tribunal marocain, a rappelé la même source.
Dans ce contexte, l’activiste sahraouie des droits humains, Aminetou Haidar a été expulsée de force le 13 Novembre 2009, par les autorités marocaines d’El Aaiun vers Lanzarote (Espagne). Elle a été finalement autorisée à retourner auprès de sa famille après 32 jours de grève de la faim.
De nombreux autres défenseurs sahraouis des droits sont également en détention, soumis au harcèlement et empêchés de voyager à l'étranger, en raison de leurs activités légitimes en faveur du respect des droits de l'homme au Sahara Occidental, a déploré Front Line.



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