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Gabon: Programme d’action 2010-2016
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Publié le 10/12/2009 22:44 par Paul Okili

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 Gabon: Programme d’action 2010-2016 du gouvernement: Plus de 4800 milliards de francs CFA consacrés à l’investissement, selon le premier ministre

Libreville, 26 novembre (GABONEWS) - Comme prévu par la Constitution, le premier ministre, chef du gouvernement, Paul Biyoghé Mba, en poste depuis le 16 octobre dernier, a présenté, jeudi, devant l’Assemblée nationale (chambre basse du Parlement), sa Déclaration de politique générale comportant notamment une enveloppe de 4.882 milliards de Francs CFA destinée à l’investissement durant le mandat (2010-2016) du président Ali Bongo Ondimba, a constaté GABONEWS.

Le programme d’action basé sur le « Gabon émergent », projet de société pour lequel le président de la République Ali Bongo Ondimba a été élu, le 30 août, est « faisable et réalisable », à en croire le premier ministre, Paul Biyoghé Mba, qui a mis en exergue les secteurs sociaux, économiques, culturels sans omettre la justice et le rayonnement du Gabon à travers le monde.
Ainsi, il est prévu 77 milliards et demi de Francs CFA pour la « Justice et la sécurité pénitentiaire avec un accent particulier sur la formation des magistrats et leur spécialisation ainsi que la création d’une chambre arbitrale pour les hommes d’affaires et d’autres structures tout aussi importantes », a déclaré M. Biyoghé Mba.
Concernant l’Enseignement technique et la formation professionnelle, il est envisagé 93 milliards qui devraient notamment servir à la construction de « 1400 salles de classe supplémentaires », a-t-il dit.
« COUVERTURE FORTE »
La diplomatie se verrait attribuer 168 milliards afin de « rétablir la crédibilité de l’Etat auprès de la communauté internationale et notamment en réhabilitant les bâtiments qui abritent les services extérieurs », a insisté le chef du gouvernement.
Les domaines de la santé et des affaires sociales profiteraient de « 140 milliards en vue d’une couverture forte », a enchaîné l’orateur tandis que 2 milliards et demi seraient accordés aux relations avec le Parlement, les Institutions, le NEPAD et les Droits de l’Homme.
La Jeunesse, les Sports et les Loisirs de 200 milliards englobant les travaux impartis à la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) de football de 2010 dont la phase finale sera conjointement organisée par le Gabon (à travers les villes de Libreville et Franceville) et sa voisine, la Guinée Equatoriale (Malabo et Bata). Dans cet optique, le premier ministre a rappelé le récent engagement « ferme » du président Ali Bongo Ondimba à faire aboutir les divers chantiers retenus dans le cadre de la CAN.
Pour le secteur sensible de la Défense, le gouvernement prévoit d’y injecter 113 milliards mettant en relief le « recrutement de 9.000 soldats nouveaux en raison de 3.000 par an, pendant trois (3) ans » au moment où la Sécurité publique, l’Immigration et la Décentralisation obtiendraient, globalement, 105 milliards y compris, là aussi, l’arrivée de 9.000 agents dans les Forces de police.
GROSSE GALETTE POUR L’EDUCATION ET l’EQUIPEMENT
Aux Eaux, Forêts et Environnement, il serait accordé 215 milliards et 25 milliards au département de l’Economie, du Commerce, de l’Industrie et du Tourisme.
Une grosse galette, 515 milliards
, serait réservée à l’Education nationale « en vue de ramener le ratio actuel à 30 élèves maximum, par classe », a envisagé le chef du gouvernement.
Le Budget, les Comptes Publics, la Fonction Publique et la Réforme de l’Etat disposeraient de 5 milliards.
Le volet Mines, Pétrole et Hydrocarbures recevrait 330 milliards assorti de cette annonce du premier ministre : « La convention Bélinga fera l’objet d’un réexamen approfondi et juste. Si nécessité avérée, des mesures correctives seront prises ». Monsieur Biyoghé Mba, on le constate, s’est fait l’écho de nombreuses voix qui réclament, parfois, à cor et cri, une relecture du projet d’exploitation par la Chine de l’imposant gisement de fer situé dans la province de l’Ogooué –Ivindo, au nord-est du Gabon.
Poursuivant l’énoncé des chiffres impartis à chaque secteur public, le premier ministre a mentionné les 35 milliards devant « booster » les Petites et moyennes entreprises et Petites et moyennes industries (PME-PMI) et l’Artisanat.
La Communication recevrait 25 milliards; l’Habitant, le Logement, l’Urbanisme, 300 milliards en « mettant un accent particulier sur l’aménagement de parcelles ». Dans cet élan, il a indiqué : « Nous prévoyons un taux annuel de 5.000 parcelles ».
L’Equipement, les Infrastructures et l’Aménagement du territoire tracteraient une bonne partie du budget dédié à l’investissement avec 1500 milliards.
Les Transports, Ports et Aéroports de Libreville, 75 milliards alors que 26 milliards prendraient la direction du Travail et de l’Emploi.
« Nous prévoyons pour l’eau et l’énergie, un investissement de 510 milliards. A noter que la Convention avec la SEEG (Société d’Energie et d’Eau du Gabon) fera l’objet d’un audit financier, technique et des tarifs pratiqués qui doit aboutir à la révision de cette Convention de cession », s’est prononcé Paul Biyoghé Mba.
Actualité oblige, il a pris à témoin les Députés et l’opinion, en général, sur la situation marquée par la coupure d’électricité survenue mercredi soir plongeant, depuis, la moitié de Libreville dans l’obscurité.
Le salut pourrait venir de nouvelles initiatives. Aussi, le Premier ministre a-t-il cité notamment le barrage de l’Impératrice dans la Ngounié(sud), un autre dans l’Okano( Woleu-Ntem) au nord du pays qui font partie des priorités , dès 2010, avec les infrastructures de transport d’électricité vers Libreville, Mouila, Mitzic, Oyem et Bitam.
L’un des grands axes de la nouvelle politique sociale porte sur l’Agriculture, la Pêche, l’Elevage et le Développement Rural qui recevrait 175 milliards avec en ligne de mire la « réduction de la dépendance alimentaire ».
En somme, a souligné, M.Biyoghé Mba, le programme (2010-2016) coûtera « 4882 milliards de Francs CFA » et créera « 100.000 mille emplois directs et indirects de tous niveaux de qualifications et soutiendra un taux de croissance d’environ 10% au moins entre la moitié et les deux tiers du mandat ».
La réussite d’un tel programme est sous-tendue par l’organisation qui passe par des « structures opérationnelles, complémentaires aux effets multiplicateurs avec une ligne directrice claire en trois exigences : rechercher, produire, partager », a-t-il soutenu avant d’ajouter l’adoption de méthode de travail simple, efficace, pragmatique où les rôles, les tâches des uns et des autres sont clairement définis, précisés, distribués et éviter tout double emploi (…). Tout doit être préparé. Rien ne doit être improvisé », a argumenté le patron de l’équipe gouvernementale.
CREATION DE 100.000 EMPLOIS DIRECTS ET INDIRECTS
Celui qui est chargé, aux côtés du chef de l’Etat, d’ « amener le Gabon vers le haut », n’a pas manqué, à l’entame de son propos devant la Représentation nationale, de rappeler que jusqu’alors le budget de l’Etat était de l’ordre de « 1.500 milliards de Francs CFA dont 450 milliards consacrés à la masse salariale pour environ 53.000 agents (civils et militaires), 44 milliards pour les bourses d’étudiants, 500 milliards engloutis par le service de la dette ».
Dans ce tableau, Paul Biyoghé Mba, a égrené les mauvais chiffres liés au taux de croissance, moins 5%, du chômage, 25% sans écarter l’indice du Développement Humain qui place le Gabon au 103ème rang sur 177 pays et à la 158ème position sur 183 Nations au sujet de l’environnement des affaires.
D’où son appel à un « changement radical dans la conduite des affaires de l’Etat » illustré par les mesures immédiates de suppression de la parafiscalité, des allègements fiscaux pour les entreprises locales et favoriser le choix de la destination Gabon pour y investir.
Soumis au vote et approuvé (90 voix sur 98) par l’Assemblée nationale, le programme d’action du chef du gouvernement « ambitieux, mais raisonnable » sera financé par des « ressources budgétaires avec un partenariat gagnant-gagnant » qui protège les intérêts des gabonais, a insisté Paul Biyoghé Mba, conscient des multiples et légitimes attentes des populations.
GN/RA/09

 
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