L’ONG Bien Etre de la Femme (BEF), a procédé, le Jeudi 17 Juin 2010, au lancement de ses activités, au Conseil Economique et Social d’Abidjan.
A l’heure où l’Afrique fait le bilan du cinquantenaire des indépendances, l’une des questions majeures est celle de l’évolution de la condition des femmes. Le constat est que 15 années après la 4eme Conférence mondiale sur les femmes qui s’est tenue à Beijing, en 1995, la situation de ces dernières n’a pratiquement pas évoluée dans certaines régions. C’est le cas de l’Afrique. Les 410 millions de femmes qu’elle compte ont leurs droits qui sont le plus souvent bafoués. Elles ne bénéficient pas du principe d’égalité des sexes dans l’accès à l’éducation, à la terre, au crédit et à l’emploi. Les femmes sont aussi, avec les enfants, les plus grandes victimes des violences et conflits qui ébranlent le continent noir. Les agressions sexuelles et d’autres formes de violence contre elles telles que les mutilations génitales constituent un facteur important de contamination au VIH/SIDA. L’on assiste, ainsi, à la féminisation de la maladie. En Afrique sub-saharienne, les femmes représentent près de 70% des personnes infectées. Tous ces facteurs font que les femmes sont plus touchées par la pauvreté. Cette situation est préjudiciable au développement du continent africain.
A l’évidence, l’amélioration des conditions de vie et de productivité des femmes est indispensable pour assurer une croissance économique durable en Afrique. Des initiatives voient le jour tant au niveau des gouvernements que de la société civile. La dernière en date, en Côte d’Ivoire, est l’ONG Bien Etre de la Femme (BEF) dont le lancement officiel des activités a eu lieu, à Abidjan, le Jeudi dernier. Cette organisation, créée en Janvier 2007, ambitionne de faire de l’éducation des femmes et jeunes filles, de la lutte contre la pauvreté, le VIH/SIDA et les mutilations génitales de la population féminine, son cheval de bataille.
Mme Agnès Goh, la présidente, a présenté sa structure et rappelé quelques unes des actions qu’elle a déjà menées. Pour elle, il faut éduquer et former les jeunes filles et les femmes pour qu’elles puissent prendre une part active au développement. C’est ainsi que sa structure a à son actif la scolarisation de 30 jeunes filles depuis sa création. L’ONG BEF dispose aussi d’un atelier de couture où elle forme 5 autres jeunes filles et permet à 15 femmes de suivre des cours d’alphabétisation.
M. Alexis Guiza, parrain de la cérémonie, quant à lui, a exhorté ses filleules au travail et la prise en main de leur destin. Il leur cita l’exemple de l’Allemagne que les femmes ont rebâti et hissé au rang de première puissance européenne après son effondrement consécutif à la 2eme guerre mondiale. « Soyez unies pour imposer la parité » acheva-t-il dans un tonnerre d’applaudissements.
Pour le lancement officiel de ses activités, L’ONG BEF a bénéficié du soutien de nombreuses organisations de la société civile et de plusieurs représentants du gouvernement.



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