BIR LAHLU (territoires sahraouis libérés), 7/11/2009 (SPS) - Le gouvernement du RASD a appelé, dans une déclaration rendue public samedi, la communauté internationale et le Conseil de sécurité à assumer leur responsabilité en exigeant du Maroc de se soumettre à la légalité internationale.
"Il est temps que la communauté internationale et le Conseil de sécurité en particulier, assument leur responsabilité en exigeant du Maroc de se soumettre à la légalité internationale et en lui interdisant de jouir de l'impunité à cause des graves et systématiques violations des droits de l'homme commises au Sahara Occidental", a souligné le gouvernement sahraoui dans sa déclaration en réaction au discours du Roi du Maroc prononcé à l'occasion de l'anniversaire de l'"invasion" marocaine du Sahara Occidental le 6 novembre 1975.
"Nous constatons que le Roi du Maroc a, solennellement, tourné la page de la +nouvelle époque de démocratie et des libertés+ annoncée pompeusement dès son intronisation et a renoué, ainsi, avec la politique des années de plomb", ajoute la déclaration.
Pour le gouvernement sahraoui, le discours du Roi marocain annonce une "recrudescence de la répression contre les populations civiles dans les territoires occupés contre toute opposition ou opposant à l'occupation coloniale, y compris contre les défenseurs des droits de l'homme, des civils désarmés et sans défense qui osent exprimer pacifiquement leurs opinions".
"Le Roi du Maroc a conditionné la collaboration de son pays avec l'Envoyé personnel du secrétaire général de l'Onu, dans ses efforts louables pour trouver une solution politique, juste, démocratique, durable et mutuellement acceptable qui garantie le droit à l'autodétermination, à l'acceptation par la partie sahraouie de son plan mort-né, soi-disant l'autonomie, qui n'est ni recevable, ni acceptable, et encore moins réaliste", lit-on encore dans cette déclaration.
Le gouvernement sahraoui a "vigoureusement" condamné, dans ce cadre, "l'entêtement et l'intransigeance" du Maroc et la poursuite de sa politique d'occupation illégale et de répression. Il a appelé, à cet effet, tous les pays et gouvernements du monde et toutes les organisations de défense des droits de l'homme "pour prendre des sanctions conséquentes" contre le Maroc, afin de le contraindre à mettre fin à son occupation et pour libérer tous les prisonniers politiques sahraouis et pour arrêter le "pillage" des ressources naturelles du Sahara Occidental.



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