Le Gouvernement sahraoui a vivement dénoncé "l’arrestation et l’expulsion" de Mme Aminetou Haidar expulsée par les autorités marocaines d’El Aaiun vers l'île Lanzarote (Archipel espagnol des îles Canaries), estimant qu’il s’agit d’une "violation flagrante" du Droit international, selon une déclaration du ministère de l’information sahraoui, publié samedi.
"Le Gouvernement sahraoui, condamne vivement l’arrestation arbitraire et l’expulsion forcée (de Mme Aminetou Haidar), qui selon toute vraisemblance s’est déroulée avec l’accord du Gouvernement de l’Espagne et ce que cela représente comme violation du Droit international et des droits fondamentaux de l’Homme", a souligné la déclaration écrite parvenue à SPS.
L’exécutif sahraoui a par conséquent demandé "l’intervention urgente" de la communauté internationale pour "se solidariser" avec cette citoyenne sahraouie jusqu’à ce qu’elle puisse "rentrer dans son pays et rencontrer sa famille, avec dignité, jouissant de tous ses droits dans la liberté d’expression et de déplacement", a ajouté le communiqué.
Le texte indique que Mme Haidar qui "n’a pas demandé son transfert en Espagne", mais qu’elle insiste plutôt à "rentrer à El Aaiun pour retrouver ses enfants et sa famille, et partant a décidé de demeurer dans l’aéroport de Lanzarote (archipel espagnol des canaries) jusqu’à ce qu’elle jouisse de ses droits fon fondamentaux".
Auparavant, à son arrivée à l'aéroport de cette île, Mme Haidar a refusé de descendre de l'avion en signe de protestation contre cette décision "contraire" au droit humanitaire international, a-t-on indiqué. Avant d'être expulsée, la célèbre militante sahraouie des droits de l'homme avait été arrêtée vendredi à l'aéroport d'El Aaiun, la capitale sahraouie occupée, ainsi que deux journalistes indépendants espagnols, Pedro Barbadillo et Pedro Guillen, qui l'accompagnaient, à son retour de New York où elle avait reçu le ''Prix du courage civil", décernée par la Fondation John-Train pour sa "résistance pacifique au Sahara occidental".
Mme Haidar, 42 ans, souvent appelée la "Gandhi sahraouie", fait partie des plus éminents défenseurs des droits de l'homme au Sahara occidental. Elle est reconnue pour sa campagne courageuse pour l'autodétermination du Sahara occidental occupé par le Maroc et contre les disparitions forcées et les abus commis sur les prisonniers d'opinion. Mère de deux enfants et titulaire d'un baccalauréat en littérature moderne, elle a été parmi les 700 manifestants pacifiques arrêtés pour avoir participé à un rassemblement en faveur du référendum d'autodétermination.
Plus tard, elle disparaît sans inculpation ni jugement et détenue pendant quatre ans dans des centres de détention secrets, où elle et dix-sept autres femmes sahraouies ont été torturées. Depuis lors, Mme Haidar a parcouru le monde pour sensibiliser l'opinion internationale sur les violations marocaines des droits humains au Sahara occidental et plaider pour le droit du peuple sahraoui à l'autodétermination.
Lauréate de plusieurs prix internationaux, elle a reçu notamment le Prix Robert F. Kennedy 2008 des droits de l'homme, le Prix Silver Rose (Autriche, 2007), le Prix Juan Maria Bandres Human Rights (Espagne, 2006) et le Prix Andreï Sakharov pour les droits de l'homme.



1 commentaire
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c'est très honteux ce que vous venez de dire , cette femme a trahit le peuple qui lui a donné une identité, sans le Maroc cette femme n'aurait pas pu étudier ni s'abriter , c'est une trahison qu'elle a fait après 42 ans au teritoire marocaine maintenant il dénonce qu'elle a été terrorisée c'est pas vrai et elle se déplace comme une citoyenne marocaine .
