A la une de l'actualité RSS
 


Actualité Editorial
Le Maroc entre chantiers et défis
  0 commentaire  |   Articles du même auteur  |   Envoyer à un ami  |   Imprimer l'article
Publié le 23/09/2009 17:30 par

Aucun commentaire n'a encore été posté.

 Réagissez maintenant à cet article !
 
Photo : le roi du Maroc
|

La récente visite dans la région du Haut commissaire des Nations unies aux Réfugiés (HCR), M. António Guterres, a révélé à ce dernier une situation dont il ne se doutait peut-être pas mais dont il ne pouvait, apparemment, pas mesurer à quel point elle pouvait être insupportable et inhumaine. Les camps de Tindouf et Lahmada s'apparentent à des « kolyma » staliniennes, ils sont encerclés de miradors et enferment des femmes et des hommes innocents. L'aide internationale fournie en denrées, médicaments, couvertures, lait pour enfants et en argent, est tout simplement détournée par la « nomenklatura » du polisario et de ses dirigeants cupides. Il y a pire en effet : les violations des droits de l'Homme sont pratiquées et élevées au rang d'une politique sur laquelle le gouvernement algérien, tout à son machiavélisme, ferme quasiment les yeux.

Les détournements d'enfants pour les envoyer dans des camps cubains, l'esclavagisme et la répression systématisée à l'endroit de toutes et tous ceux qui osent protester sont monnaie courante. Autant dire, dans ces conditions, que la dignité des dizaines de milliers d'hommes et de femmes des camps est bafouée, au mépris de la loi humaine. Le gouvernement marocain, dans le sillage de la communauté mondiale consternée, ne cesse de protester contre une telle avanie collective délibérée. Il dénonce aussi l'amalgame ahurissant des notions de «réfugiés» et «séquestrés» que le polisario instaure avec cynisme. Dans ces colonnes mêmes, nous n'avons cessé de rappeler qu'il n'y a pas plus de «réfugiés» que de séquestrés dans cette affaire et qu'en tout état de cause, Antonio Guterres lui-même l'ayant constaté, il s'agit de quelques dizaines de milliers de personnes, originaires du Maroc, entraînées de force en 1976 dans les camps de Tindouf par le polisario et l'armée algérienne qui avaient emprunté des voies désertiques incontrôlables.

La visite du Haut commissaire des Nations unies aux Réfugiés dans la région, au Maroc et en Algérie , le constat qu'il a dressé de ses entretiens et de sa mission dans les camps de la répression, le sentiment qu'il s'est fait sur un tel calvaire confortent à coup sûr la position du gouvernement marocain qui n'a de cesse de rappeler au monde entier l'injustice faite à nos compatriotes, les graves violations des droits de l'Homme dont ils sont victimes et, surtout, l'instrumentalisation politique délibérée dont ils font l'objet. Notre pays est d'autant plus inquiet à cet égard qu'il entend tout mettre en œuvre, légalement, pour favoriser le retour de nos compatriotes sahraouis. Le plan d'autonomie que le Maroc a proposé en avril 2007 n'a pas d'autre objectif que de promouvoir une solution politique au problème du Sahara avec, à la clé, la mise en œuvre d'une démocratie participative réelle, la mise en place d'institutions représentatives et, au-delà, l'instauration d'un modèle de régionalisation dynamique, pilier s'il en est de la construction maghrébine que notre pays appelle de tous ses vœux.

Il convient de rappeler que, dans le dernier discours du Trône, prononcé le jeudi 30 juillet dernier, Sa Majesté le Roi Mohammed VI a souligné que le Maroc est « animé par une volonté sincère de contribuer à l'émergence des conditions nécessaires à la dynamisation de l'action maghrébine commune, en tant que choix stratégique propre à concrétiser les ambitions des cinq peuples de la région en matière de développement intégré et complémentaire ». Un objectif affirmé aussi clairement, passe bel et bien par un règlement de l'affaire du Sahara et le Souverain ne se fait pas faute d'en souligner à la fois l'impératif et l'urgence : « Nous poursuivrons inlassablement, a-t-il déclaré dans le même discours fondateur, nos efforts et notre coopération à l'appui des démarches constructives des Nations unies, visant à parvenir à une solution politique, consensuelle et définitive au différend régional suscité autour de la marocanité du Sahara ». La volonté politique du Maroc est exprimée ici avec beaucoup d'ascendant par S.M. le Roi, porteur de la solution idoine, celle de l'autonomie qui incarne un projet d'autant plus novateur qu'il est démocratique et implique, de toute évidence, cette exigence fétiche d'autodétermination dont les adversaires de notre cause n'ont cessé de faire feu de tout bois.

 

 

le matin.

 
Vous avez une info, un scoop, une image, une vidéo ? Inscrivez-vous pour publier sur www.continentalnews.fr
Commentaires sur cet article (0)
Aucun commentaire actuellement.


Soumettre un commentaire sur cet article
Vous devez être identifié à Continental News pour poster des commentaires. Cliquez ici pour vous inscrire.

Continental News | Contactez-nous | Conditions générales d’utilisation | Annoncer sur notre site