Le Réseau Euro-Méditerranéen des Droits de l’Homme (REMDH) a exprimé mardi sa "profonde préoccupation" à l’égard de la situation de Mme Aminetou Haidar, et "prie la Commission européenne ainsi que la Présidence suédoise de l'Union européenne de s’impliquer avec détermination afin d’aider à résoudre la crise au plus vite".
Elle rappelle que la militante des droits de l’Homme, empêchée par le gouvernement marocain de retourner à El Aaiun, est retenue illégalement en Espagne et en grève de la faim depuis plus de trois semaines.
Le REMDH "condamne" l’attitude des autorités marocaines qui constitue, selon lui, "une violation des engagements internationaux de ce pays, en particulier des articles 9, 13 alinéa 2 et 15 de la Déclaration Universelle des droits de l’Homme".
Dans un communiqué, "le REMDH exige que les autorités marocaines autorisent immédiatement le retour de Mme Haidar et garantissent le respect et la protection de sa sécurité, de son intégrité physique et psychique, ainsi que celle de sa famille, durant son trajet de retour à son domicile, et postérieurement".
Il demande, également, au gouvernement espagnol "de ne pas accepter la situation illégale créée par les autorités marocaines" et qu’il "agisse en faveur du retour de Mme Haidar dans son pays".
Emprisonnée à plusieurs reprises par les autorités marocaines pour avoir participé à des manifestations de défense du peuple sahraoui, Aminetou Haidar a été victime d'une expulsion le 13 novembre 2009, son passeport ayant été saisi parce qu’elle avait inscrit sur ce document comme nationalité "sahraouie", souligne la même source.
"En dépit de l'illégalité de son expulsion vers l'מle espagnole de Lanzarote, et du fait qu’elle n'avait pas de passeport, le gouvernement espagnol a accepté son entrée en Espagne, avalisant ainsi de manière implicite la décision du Gouvernement marocain d'empêcher le retour d’Aminetou Haidar à son domicile à El Aaiun où vit sa famille", a-t-il déploré.
A la suite de son expulsion, Aminetou Haider, a immédiatement entamé une grève de la faim qui dure maintenant depuis trois semaines et qui affecte gravement son état de santé, constate le réseau.
Il rappelle que le retour de Mme Aminetou Haidar au moyen d’un avion mis à sa disposition par l’Espagne avait été annoncé le 4 décembre, mais les autorités marocaines ont finalement communiqué l'interdiction d'atterrir à El Aaiun, obligeant l'équipe médicale à reconduire Mme Haidar à l'intérieur de l'aéroport de Lanzarote.



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