Débat général à la 4è Commission de l'Onu: large soutien au droit à l'autodétermination du peuple sahraoui
New York (Nations unies), 06/10/2009 (SPS) Un large soutien au droit à l'autodétermination du peuple sahraoui, a été exprimé lundi soir à New York, par plusieurs intervenants lors de la première journée du débat général de la quatrième Commission de l'Assemblée générale de l'Onu, chargée de la décolonisation.
Le représentant permanent de l'Afrique du Sud à l'Onu, M. Baso Sangqu, a d'emblée déploré le fait que "jusqu'à présent le peuple sahraoui n'ait pas pu exercer son droit à l'autodétermination, malgré que ce droit soit garanti par la Charte des nations unies", rappelant que le Sahara Occidental "reste le dernier cas de décolonisation en Afrique".
L'Assemblée générale de l'ONU "a toujours reconnu le droit inaliénable du peuple sahraoui à l'autodétermination à travers ses différentes résolutions pertinentes", a-t-il dit, ajoutant que l'occupation marocaine du Sahara Occidental "constitue un défi aux principes de la Charte des Nations unies ainsi qu'à l'autorité et à la crédibilité de cette institution".
L'Afrique du Sud "appuie la position constante de l'Union africaine qui souligne que le droit du peuple sahraoui à l'autodétermination et à l'indépendance n'est pas négociable", a affirmé le diplomate sud-africain, rappelant, par ailleurs, que la Cour internationale de Justice (CIJ) avait conclu dans son avis consultatif en 1975 qu'il n'y avait pas de lien de souveraineté territoriale entre le Maroc et le Sahara occidental.
Par ailleurs, M. Sangqu, qui a indiqué que son pays encourage les deux parties à coopérer avec l'envoyé personnel du secrétaire général de l'Onu, M. Christopher Ross, s'est dit "confiant" que les négociations entre les deux parties (Front Polisario et le Maroc) entamées en 2007 à Manhasset, prés de New York, pourront aboutir à "des résultats positifs".
Pour sa part, le représentant permanent du Venezuela à l'Onu, M. Jorge Valero, a souligné que son pays appuie le droit du peuple sahraoui à l'autodétermination, rappelant que trois accords de coopération ont été signés avec les sahraouis dans les domaines des relations extérieures, finances, et communication et information.
"Actuellement, nous sommes en négociations pour finaliser d'autres accords dans les domaines de la santé et de l'éducation", a ajouté M. Valero.
L'intervenant a saisi cette occasion pour appeler les deux parties à entamer d'autres rounds de négociations "plus intensives" pour régler définitivement ce conflit.
Le représentant permanent de Cuba à l'Onu, M. Rodolfo Benitez Verson, a rappelé, à son tour, que les Nations unies ont toujours affirmé que le cas du Sahara Occidental était "un cas de décolonisation".
Il a, en outre, exprimé son souhait que la reprise des négociations directes ( entre le Front Polisario et le Maroc) après quatre rounds tenus à Manhasset depuis 2007 et une réunion
informelle tenue en août dernier en Autriche sous les auspices du secrétaire général de l'Onu, puisse parvenir à une solution qui garantisse le droit du peuple sahraoui à l'autodétermination.
Le représentant permanent de la Namibie à l'Onu, M. Kaire Mbuende, a souligné, dans son intervention, que le droit des peuples à l'autodétermination est un "droit fondamentale consacré par la Charte des Nations unies, affirmant, à cet égard, que son pays "reste profondément préoccupé" par les développements de la question du Sahara Occidental.
Il a, à ce propos, souligné la nécessité de mettre en oeuvre les résolutions de l'AG de l'Onu et du Conseil de sécurité appelant à l'organisation d'un référendum libre et transparent au Sahara Occidental sous les auspices de l'ONU.
De son coté, le représentant permanent de l'Ouganda à l'Onu, M. Ruhakana Rugunda, a affirmé que son pays reste "convaincu" que seul le peuple sahraoui peut décider de son avenir, ajoutant que son pays invite les deux parties à poursuivre les négociations pour parvenir à une solution juste, durable et mutuellement acceptable garantissant au peuple sahraoui son droit à l'autodétermination.
Par ailleurs, M. Rugunda a fait savoir que son pays reste "préoccupé" par les rapports sur les violations des droits de l'homme dans les territoires occupés sahraouis et par l'exploitation illégale des ressources naturelles du Sahara Occidental.
Le débat général sur les questions de décolonisation se poursuivra jusqu'à vendredi prochain.
Le Groupe de Rio réaffirme le droit du peuple sahraoui à l'autodétermination
New York (Nations unies),06/10/2009 (SPS) Le droit inaliénable du peuple sahraoui à l'autodétermination a été réaffirmé lundi soir à New York, par le représentant du Groupe de Rio lors de son intervention au débat général de la quatrième commission de l'Onu, chargée de la décolonisation.
Le Groupe de Rio, qui regroupe 22 pays d'Amérique Latine et des Caraïbes, "soutient les efforts du secrétaire général de l'Onu et de son envoyé personnel pour parvenir à une solution juste, définitive et mutuellement acceptable du conflit du Sahara Occidental permettant au peuple sahraoui d'exercer son droit à l'autodétermination", a souligné le représentant permanent du Mexique à l'Onu, M. Claude Heller, qui s'exprimait au nom du Groupe de Rio.
Le règlement de ce conflit "passe inévitablement par l'exercice du peuple sahraoui de son droit à l'autodétermination, conformément à la Charte des nations unies et aux résolutions de son Assemblée générale et de son Conseil de sécurité", a-t-il expliqué.
M. Heller a fait savoir, par ailleurs, qu"après quatre rounds de négociations à Manhasset (entre le Maroc et le Front Polisario), le Groupe de Rio se félicite de la tenue, en août dernier en Autriche, d'une rencontre informelle entre les deux parties, sous les auspices du secrétaire général de l'Onu, afin de donner une nouvelle impulsion à ces négociations pour aboutir à une solution définitive à ce conflit".
Par ailleurs, le Groupe de Rio a réaffirmé son soutien au processus de décolonisation à travers le monde et souligné l'importance de garantir l'exercice du droit inaliénable des peuples à l'autodétermination, qui "constitue l'un des objectifs majeurs de l'Onu depuis sa création".
Le processus de décolonisation "a été l'une des réalisations les plus reconnues à l'Onu pour avoir permis à différents peuples d'accéder à leur indépendance", a dit M. Heller, relevant que depuis la création en 1961 de la Commission spéciale de décolonisation plus de 80 territoires ont été décolonisés.
"Mais, le fait qu'il existe toujours seize territoires non autonomes prouve que le processus de décolonisation n'est pas encore achevé", a-t-il déploré, rappelant que l'Assemblée générale de l'Onu avait proclamé la période 2001-2010 comme la deuxième décennie internationale d'éradication du colonialisme, réaffirmant l'engagement du Groupe de Rio à oeuvrer pour atteindre cet objectif.
Le Groupe de Rio regroupe l'Argentine, Belice, la Bolivie, le Brésil, le Chili, la Colombie, le Costa Rica, l'Equateur, le Guatemala, la Guyane, Haïti, le Honduras, la Jamaïque, le Mexique, le Nicaragua, Panama, le Paraguay, le Pérou, la République Dominicaine, le Salvador, l'Uruguay et le Venezuela.
Pour sa part, le représentant permanent de Saint-Kitts-et-Nevis à l'Onu, qui intervenait au nom des pays de la communauté des Caraibes (CARICOM), a réitéré "le soutien indéfectible" de ce regroupement au peuple sahraoui pour l'exercice de son droit à l'autodétermination.
Soulignant les conditions difficiles dans lesquelles vivent les sahraouis dans les camps des réfugiés, le représentant de la CARICOM a affirmé que seul le règlement définitif de ce conflit "pourra mettre fin à la situation de ces réfugiés". Les pays membres de la CARICOM sont: Antigua et Barbuda, les Bahamas, la Barbade, le Belize, la Dominique, la Grenade, la Guyana, Haïti, la Jamaïque, Montserrat, Sainte-Lucie, Saint-Kitts-et-Nevis, Saint-Vincent-et-les-Grenadines, le Suriname et Trinité-et-Tobago.
Le débat général sur les questions de décolonisation se poursuivra jusqu'à vendredi prochain, rappelle-t-on.



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