Les sept défenseurs des droits de l'homme sahraouis détenus dans la prison marocaine de Sale se trouvent dans "une situation critique" du fait de la négligence et des mauvais traitements subis à l'intérieur de la prison où ils croupissent depuis le 8 octobre dernier, a-t-on appris de source proche de leurs familles.
L'administration pénitentiaire "a privé ces activistes de tous leurs droits notamment le droit de promenade et d'accès à la presse et aux médicaments, alors que leurs familles subissent une fouille à chaque visite.
La même source précise que les prisonniers en question "sont privés de journaux, de livres et de radio ainsi que de tous les autres droits dont jouissent les prisonniers politiques" indiquant par ailleurs que "certains d'entre eux souffrent de maladies chroniques comme l'asthme, les maladies gastriques et les rhumatismes en raison des conditions d'incarcération, de la disparition forcée et des précédentes grèves de la faim.
Des dizaines d'organisations internationales de droits de l'Homme dont Amnesty International, Human Rights Watch et Front Line ainsi que des institutions et partis politiques européens s'étaient indignés contre leur emprisonnement et avaient appelé les autorités marocaines à les libérer immédiatement et à respecter les droits de l'homme dans les régions occupies du Sahara Occidental.
Les autorités marocaines avaient arrêté ces activistes le 8 octobre dernier à l'aéroport de Casablanca à leur retour d'une visite dans les camps des réfugiés sahraouis et les territoires sahraouis libérés.



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