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Les filles d’aujourd’hui sont les femmes de demain
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Publié le 05/03/2009 01:38 par Mustapha LAMIRI

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La journée internationale de la femme du 8 Mars 2009 l’occasion pour attirer de nouveau l’attention sur l’exploitation des filles (femmes de demain) du monde rural dans le travail domestique

 En effet, parmi les premiers secteurs qui emploie les filles et les jeunes femmes est le service domestique dans les maisons. Ce travail est généralement occulte, entraînant parfois de plus grands risques et dangers. L'exploitation extrême des filles dans les pires formes de travail infantile inclut l'esclavage, le travail en servitude, la prostitution et la pornographie.

D’une manière générale, l’exploitation des filles du monde rural dans le travail domestique est une violation des droits humains. Pourquoi NON au travail infantile des filles ?

  • Parce qu'il nuit aux droits de l'enfance
  • Parce que les filles doivent étudier et jouer
  • Parce que la santé des filles peut souffrir des dommages irréparables
  • Parce que les filles qui travaillent aujourd'hui, demain elles seront des travailleurs sans qualification ni éducation, en se perpétuant ainsi le cercle de la pauvreté
  • Parce qu'il est illégal : les normes nationales et internationales l'interdisent sans exception

En réalité, c’est la dignité de ces filles qui est violée. D’où la nécessité de déraciner les pires formes de travail infantile et souligner les défis qui subsistent encore et en particulier l'exploitation des filles dans le travail domestique. Pour la plupart, ce travail est produit de la pauvreté, souvent associé à une multiplicité d'inconvénients. Les inégalités socio-économiques et les différences entre les environnements rural et urbain sont encore profondément enracinées. Les filles sont particulièrement nuies par la discrimination et la pratique que leur attribuent certaines formes de travail. Beaucoup effectuent des tâches domestiques non rémunérées pour servir des familles matériellement aisées. Ces tâches peuvent inclure les soins d'autres enfants, la cuisine, la propreté….etc. Ceci a un impact négatif sur ces filles qui sont dans la l’étape de la construction de leur personnalité alors qu’elles devaient être dans l’école. Je crois que parmi les objectifs et les priorités de chaque pays c’est de réaliser l’égalité entre les hommes et les femmes et plus exactement en ce qui concerne l’enseignement dans le monde rural.

Dans les zones rurales, l'accès à l'éducation des enfants peut être conditionné aussi par d'autres facteurs, comme par exemple, le manque de sécurité dans le trajet jusqu'à l'école (avec plus de risques pour les filles que pour les garçons) ou le mauvais climat ou le manque d'approvisionnement d'eau et d'installations sanitaires adéquates….etc. Donc ; pour certaines familles et surtout le père qui décide, le choix est clair entre envoyer sa fille à l’école ou la laisser à la maison, en attendant celle ou celui qui vient de la ville frapper sa porte pour le recrutement de sa fille en négociant le prix avec lui.

Ne pouvant pas accéder à une éducation convenable, les filles tombent dans le monde de travail depuis âge très précoce, parfois sous l'âge minimal légal d'admission à l'emploi. Il est, par conséquent, vital d'étendre l'éducation primaire et secondaire et la formation de capacités aux filles des familles pauvres et rurales car pour une fille, l'éducation est la première étape pour accéder au travail et à un niveau de vie digne quand elle atteindra l'âge adulte. Diverses recherches ont démontré qu'instruire aux filles est une des mesures plus efficace pour combattre contre la pauvreté. Les filles avec éducation ont une plus grande probabilité de percevoir des salaires plus hauts dans sa vie adulte, de participer dans la vie politique dans son pays, de se marier plus tard, d'avoir moins de fils mais plus sains, et d'exercer un plus grand pouvoir de décision dans la famille. Il est aussi plus probable que ses enfants reçoivent une éducation, contribuant ainsi à déraciner le travail infantile dans le futur et défendre le droit à l'éducation. Pour cela, les gouvernements doivent avoir des concepts importants et des stratégies pour aboutir aux résultats escomptés.


Mustapha LAMIRI

 
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