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Maroc-Libye et manœuvres dilatoires d'Algérie
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Publié le 08/09/2009 14:45 par MED TALIB

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Photo : le president Ghadafi
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Depuis quelques jours, l'actualité maghrébine semble obéir à un rythme en dents de scie. Après la crise maroco-libyenne, due au retrait de la délégation du Maroc des célébrations du 40ème anniversaire d'Al Fateh, dénouée plus ou moins après les explications fournies par Tripoli, on assiste à une surenchère que la presse algérienne, relayant certainement des services commandités, se fait une joie d'entretenir. La «mauvaise passe» maroco-libyenne n'avait quasiment pas commencé que, déjà, claironnant triomphalement, les séparatistes du polisario et leurs stipendiés se réjouissaient de l'éventuelle rupture entre Rabat et Tripoli, caracolant de cynisme et de fausses rumeurs. Mais voilà que le gouvernement libyen a pris la décision de confirmer de manière officielle que la délégation de la fantomatique «rasd» n'était pas invitée aux festivités du 1er Septembre.

Voilà surtout que le même gouvernement libyen, par la voix de son ministère des Affaires étrangères, le Comité populaire général des relations extérieures et de la coopération internationale, apporte la preuve par deux que «la présence de Mohamed Abdelaziz dans la Grande Jamahiriya était liée à sa participation au Sommet de l'Union africaine». Celle-ci, héritière de l'ancienne OUA, que le Maroc avait quittée en 1984, manipulée à outrance par une Algérie remuante tout au long de ces dernières années, a cru intégrer dans ses rangs cette «rasd» autoproclamée et soutenue à bout de bras par les services algériens. La mascarade est à son comble lorsque, sous la pression et le chantage des mêmes, cette entité moribonde appelée «République sahraouie» a été admise au sein de l'organisation panafricaine comme membre à part entière, propulsée et imposée à coups de pétrodollars, alors que ni les Nations unies, ni non plus la Ligue arabe ou autres organisations crédibles ne la reconnaissent.

Le Comité populaire libyen, non content de démentir de manière catégorique les allégations du polisario et du gouvernement algérien dans ce sens, « réitère et de manière catégorique, quand dans le cas d'espèce, que cet acte n'a aucune portée politique tout en exprimant son ferme attachement à la poursuite, au renforcement et à la consolidation des relations fraternelles et stratégiques entre les deux pays frères dans tous les domaines»

Et de conclure, dans le cadre de la clarification fournie au Maroc, que «le Comité populaire général des relations extérieures et de la coopération internationale saisit cette occasion pour renouveler à l'ambassade du Maroc à Tripoli l'expression de son respect et de sa sincère considération». Ce n'est nullement une clause de style, mais une proclamation qui en dit plutôt long sur la volonté du gouvernement et du peuple libyens de sauvegarder coûte que coûte, quelles qu'en soient les vicissitudes, l'amitié traditionnelle entre les deux pays.

Les propagandistes algériens, tout à leur volonté de brouiller les pistes et de fourvoyer les esprits, font état d'une crise entre Rabat et Tripoli après que le Congrès populaire général libyen, réuni en mars dernier, eut proclamé que «le référendum d'autodétermination est la seule solution au conflit du Sahara». C'est se méprendre à la fois sur la position claire et réaffirmée du gouvernement libyen et de la sérénité à cet égard du Maroc. Il est vrai que, faute d'arguments convaincants, les apprentis sorciers algériens et leurs obligés du polisario cèdent à cette irascible tentation de parler au nom des autres, de mettre dans la bouche de ceux-ci ce qu'eux-mêmes croient être une vérité de La Palice. Dans l'affaire des festivités du 40ème anniversaire de la Jamahiriya arabe libyenne, le même procédé n'a pas dérogé à la tentation malveillante.

Là où le gouvernement de Tripoli est convaincu d'avoir apporté la clarification et l'explication qui s'imposent, même «a posteriori», les propagandistes algériens entendent déformer la réalité et interpréter celle-ci à leur manière. Le Maroc a proposé en 2007 aux Nations unies un plan d'autonomie sur la base duquel la communauté internationale, et notamment le Conseil de sécurité, élabore et peaufine une solution politique consensuelle. Et dans le contenu duquel, faut-il le répéter, la notion d'autodétermination est d'autant plus intégrée comme concept majeur, qu'elle n'est plus le repoussoir comme croient le soutenir, avec une mauvaise foi caractérisée, nos adversaires.

L'instrumentalisation de l'incident de Tripoli par les propagandistes algériens constitue le comble du cynisme politique. Elle illustre bien cette vision de faire feu de tout bois pour s'en prendre au Maroc, torpiller les efforts des Nations unies et, dans les circonstances actuelles, porter un rude coup à l'amitié traditionnelle et historique entre les peuples du Maroc et de Libye. En réaffirmant la pérennité de ses relations avec le Maroc, celle-ci balaye ainsi d'un seul trait les manœuvres dilatoires d'un gouvernement algérien qui a fait de la duplicité sa raison d'être.

 
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