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Actualité Editorial
Rd Congo : Harcèlement de défenseurs des droits de l’homme au Kat
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Publié le 27/07/2009 10:32 par

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Il ne se passe plus un seul jour sans que l’opinion publique soit alertée par de cas de violations graves des droits de l’homme perpétrés par le gouvernement du Congo Kinshasa à travers ses différents services spécialisés. Pour avoir juste attiré l’attention du gouvernement de son pays sur le risque de l’exposition de la population locale à la radioactivité, Golden Missabiko, président de la Ligue des droits de l’homme, Katanga, a été arbitrairement mis aux arrêts mercredi dernier par l’agence nationale des renseignements, Anr, à Lubumbashi.

Signale radio Rfi coupé sans raison plausible, mis aux arrêts illégal de membres des ong des droits de l’homme, refus de publier le protocole d’accord signé avec Areva sur l’exploitation de l’Uranium de Shinkolobwe. Telle est la triste image affichée par le pouvoir de Kinshasa, quelques 4 jours seulement après la publication du rapport de la Fidh sur la "dérive autoritaire du régime" du président congolais Joseph Kabila, accusé de mener une "politique systématique du harcèlement des voix dissidentes». Nous exigeons la libération immédiate de Golden Missabiko, président de la Ligue des droits de l’homme, section Katanga, privé de la liberté pour avoir exercé son droit de citoyen.

 

Les choses qui se passent au Congo Kinshasa laissent entrevoir l’absence totale de la volonté du régime politique en place pour permettre notamment l’avènement d’une ère démocratique dans ce pays aujourd’hui devenu la rusée de tous, l’instauration d’un régime respectueux des droits fondamentaux de la personne humaine, la protection de la vie de la population face aux menaces de la radioactivité dans de zones à minerais à haut risque, l’instauration de la bonne gouvernance dans la conclusion d’accords miniers…

 

Pire que la jungle, tout celui qui lutte pour un changement réel au Congo Kinshasa, ou qui dénonce la dérive totalitaire du pouvoir en place, qui met à nu les insuffisance du régime en place qui  donne tous les jours les signes de sa détermination à prolonger la descente en enfer de ce pays, qui se donne de la peine pour donner la vraie information… devient la bête à abattre et sa vie se retrouve en danger de mort.

 

Contrairement aux allégations de membres du gouvernement Joseph Kabila qui ont accusé à tort l’Ong internationale de défense des droits de l’homme, la Fidh, d’avoir exagéré les faits dans son dernier rapport présenté vendredi dernier et par lequel il dénonçait la "dérive autoritaire du régime" du président congolais Joseph Kabila, accusé comme menant une "politique systématique du harcèlement des voix dissidentes".

 

Les faits et gestes que posent au quotidien ce gouvernement donnent davantage raison à la Fidh et à ses Ong membres qui ont trouvé de mots justes pour alerter l’opinion publique internationale sur les risques que court le Congo Kinshasa.

 

Pour preuve, en moins de 3 jours, voilà de faits graves dénotant de la systématisation du caractère répressif de ce  régime politique :

-         interruption injustifié du signal de la radio Rfi, juste pour avoir relayé une information émanant de la Monuc ;

-         l’interrogation et l’arrestation arbitraire du président de la section Katanga de la Ligue des droits de l’homme, Golden Missabiko, juste pour avoir attiré l’attention du gouvernement et de l’opinion internationale sur le risque de l’exposition de la population à la radioactivité de l’uranium au Katanga et l’opacité du contrat signé avec Areva ;

 

Etant donné l’absence d’une volonté réelle dans le chef du pouvoir de Kinshasa pour conduire à bon port le processus de la démocratisation en cours et de la pacification du territoire national, dont soit dit en passant, où le peuple continue à pleurer les 6 millions de morts et les centaines de milliers de victimes de cas de viols et autres traitements inhumains et combien dégradants.

 

Nous exhortons la communauté internationale à exiger du gouvernement de Kinshasa :

 

-         le rétablissement sans délai du signal de la radio Rfi, devenue un vrai outil d’information du peuple congolais qui a droite à la vraie information ;

-         la libération immédiate et sans condition du président de la Ligue des Droits de l’Homme, section Katanga, Golden Missabiko ;

-         l’ouverture d’une enquête judiciaire à l’endroit  du Ministre provincial de l’Intérieur, M. DIKANGA KAZADI et l’Agence Nationale des Renseignements (ANR) auteurs de cette arrestation illégale qui vient encore ternir l’image de marque de services de sécurité congolais ;

-         la cessation de l’exploitation artisanale de l’uranium et autres minerais radioactifs ;

-         la poursuite de toutes les autorités locales impliquées dans l’exploitation illégale de la Mine de l’uranium de Shinkolobwe ;

-         la publication du rapport liant le gouvernement congolais à la multinationale française Areva.

ASADHO Katanga

Actualité Communiqués

Action urgente des ONGDH du Katanga (R. D. CONGO)

Publié le 26/07/2009 13:13 par Lubumbashi ASADHO/Katanga

 

 

L’Association Africaine de Défense des Droits de l’Homme, représentation du Katanga (ASADHO/KATANGA) , le Centre des Droits de l’Homme et du Droit humanitaire (CDH), l’Action Contre l’Impunité pour les Droits humains (ACIDH),la Ligue contre la Corruption et la Fraude (LICOF), 4  ONG des Droits de l’Homme basées à Lubumbashi, en RD Congo informent leurs partenaires locaux, l’opinion nationale et internationale de la campagne de dénigrement, d’intimidation, d’arrestation arbitraire et de détention illégale contre les responsables de l’ASADHO/Katanga, perpétrée par le Ministre provincial de l’Intérieur, M. DIKANGA KAZADI et l’Agence Nationale des Renseignements (ANR).

 

En effet, pour rappel, le 13 juillet 2009, l’ASADHO /KATANGA avait publié à Lubumbashi un rapport de 57 pages intitulé : ‘’Mine uranifère de Shinkolobwe : de l’exploitation illicite artisanale à l’accord entre la RD Congo et le groupe nucléaire français AREVA’’.

Dans ce rapport, l’ASADHO/KATANGA y a dénoncé d’abord la poursuite à petite échelle, bien qu’officiellement fermée par un décret présidentiel de janvier 2004, de l’exploitation de la mine uranifère et dangereuse de Shinkolobwe par des creuseurs artisanaux clandestins qui y exploitent le cuivre et le cobalt à très forte teneur radioactive, avec la complicité des éléments de l’armée (du camp militaire MURA, des renseignements militaires ou T2, de la Police des Mines et Hydrocarbures, du chef traditionnel de cette contrée).

 

Elle y a aussi exigé la publication du contrat d’exclusivité d’exploration et d’exploitation de l’uranium congolais signé en mars 2009  entre la RD Congo et le groupe nucléaire français AREVA ; cette multinationale étant réputée pour ses pratiques d’irrespect des droits des communautés locales en Afrique (au Gabon et au Niger).

 

S’intéressant au contour de la signature de cette convention minière, l’ASADHO/KATANGA  y a dénoncé le défaut de transparence  du fait de la non application du principe d’appel d’offres public, et du manque d’évaluation du filon uranifère congolais, ce qui est susceptible de conduire à la signature d’un autre contrat léonin, alors que le gouvernement congolais est lancé de plein pied dans un processus de ‘’revisitation ‘’ou renégociation des contrats miniers dits léonins.

 

Le manque , par le gouvernement congolais, d’une prise de mesures de sécurité efficaces pour empêcher l’exploitation illégale de cette mine d’uranium et l’absence d’une politique nationale efficiente de protection de la santé des populations contre le danger des minerais uranifères congolais, y sont aussi relevés, en passant par l’absence des mesures de suivi du rapport d’octobre 2004 du groupe d’experts des Nations Unies PNUE/OCHA publié à la suite de l’éboulement de la mine de Shinkolobwe du 08 juillet 2004 ayant causé la mort de plus de 100 personnes.

 

Le 21 juillet 2009, sans concertation préalable, ni autres renseignements supplémentaires, le Directeur de cabinet du Ministre provincial de l’Intérieur a contacté par téléphone vers 15 heures 30, M. Timothée MBUYA, Vice-président de l’ASADHO/KATANGA pour l’informer qu’il devait faire partie d’une délégation devant se rendre le lendemain à 7 heures du matin à Shinkolobwe.

 

 

Le 22 juillet 2009, soit 10 jours après la publication de ce rapport, une mission du Conseil de Sécurité de la province du Katanga composée du Commandant de la Région militaire, Responsable des Renseignements militaire, Directeur provincial de l’ANR, Inspecteur provincial de la police, Commandant de la Garde Républicaine, Auditeur supérieur Militaire ,conduite par le Ministre provincial de l’Intérieur, M. DIKANGA KAZADI et accompagnée d’une forte délégation de la MONUC et de chaînes de radiodiffusion et télévision , se décide de se rendre à Shinkolobwe

Le Ministre provincial de l’Intérieur y a ainsi donné quelques interviews dans lesquelles il a démenti l’exploitation artisanale clandestine de Shinkolobwe alors qu’il y avait des traces récentes visibles même sur cette insignifiante partie1 où il a conduit cette délégation, des pneus attestant que cette portion insignifiante visitée du site de Shinkolobwe était régulièrement fréquentée. Cette autorité, sur la chaîne Wantashi a déclaré que l’ASADHO/KATANGA a publié ce rapport pour plaire à ses bailleurs des fonds.

Le 23 juillet 2009, sur recommandation du même Ministre de l’Intérieur, une équipe de l’ANR a été mise aux trousses des responsables de l’ASADHO/KATANGA et une invitation à se présenter dès réception, et sans motif légal mentionné, leur a été déposé au secrétariat de l’ASADHO/KATANGA.

Le 24 juillet 2009, M. Golden MISABIKO, Président de l’ASADHO/KATANGA a contacté M. Jacques KANYIMBU, Directeur provincial adjoint de l’ANR afin de s’enquérir du motif de cette invitation-convocation, et ce dernier a répondu que c’était pour un simple entretien d’  informations.

Arrivés à la direction provinciale de l’ANR à 12 heures 50’, M. Golden MISABIKO et Timothée MBUYA seront confiés pour verbalisation à 2 agents de l’ANR. Ces derniers ont traité ce rapport de subversif, les a accusés de n’avoir pas accompagné la fameuse délégation du Ministre provincial de l’Intérieur à Shinkolobwe et d’avoir publié des informations sensibles et graves.

Vers 19 heures 45, le Vice -Président M. Timothée MBUYA, a été libéré par l’ANR, par contre le Président M. Golden MISABIKO est resté en détention.

Dans son conseil des ministres, le Gouvernement de la province a qualifié de faux le rapport publié par l’ASADHO/Katanga, au motif qu’elle ne s’était pas rendue à Shinkolobwe sur leur invitation et que lors de leur visite, ils n’avaient détecté aucune présence témoignant de cette exploitation artisanale illicite.

 

 

Pour toute information :

 

ASADHO/KATANGA : Tél. : 00243  81 470 91 84 ; Email : asadhokat@ic- lubum.cd

 

CDH : Tél. : 00243 99 99 40 324;  Email : cdh@ic-lubum. cd

 

ACIDH. : 00243 99 70 25 331;  Email : acidh@ic-lubum. cd

 

LICOF : 00243 997O21184 ; Email : licofrdc@yahoo. fr

 

Veuillez contacter les autorités congolaises afin qu’elles cessent cette campagne de dénigrement, d’intimidation, d’arrestation  arbitraire et de détention illégale et libère sans condition, M. Golden MISABIKO, Président de l’ASADHO/Katanga.

 

Adresses :

• Le Président de la République, S.E M. Joseph Kabila, Cabinet du Président de la République, Palais de la Nation, Kinshasa/Gombe, République Démocratique du Congo, Email: upp@ic.cd ; Fax +243 88 02 120

• Le Ministre de la Justice et Garde des Sceaux, M. Luzolo Bambi, Ministère de la Justice et Garde des Sceaux, BP 3137, Kinshasa Gombé, République Démocratique du Congo, Fax: + 243 88 05 521,

Email : minjustrdc@yahoo. fr

• Ministre des Droits Humains, M. Upio Kakura Wapol, Cabinet du Ministre, Boulevard du 30 juin, Kinshasa/Gombe, République Démocratique du Congo,

Fax: + 243 12 20 664 ; + 243 9939971 ; Email: min_droitshumains@ yahoo.fr

• Mission permanente de la République démocratique du Congo auprès des Nations unies, Avenue de Budé 18, 1202 Genève, Suisse, Email : missionrdc@bluewin. ch,

Fax : +41 22 740.16.82

• Ministre provincial de l’Intérieur, M. DIKANGA KAZADI, Tél. : + 243 998222996

Directeur provincial de l’ANR/Katanga, Dédé Kaseka : Tél. : + 243 997035457

Directeur provincial adjoint : Tél. : + 243 998445573

 
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