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Actualité Editorial
Sécurité dans les quartiers. La Police a changé. Témoignage.
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Publié le 25/05/2010 17:20 par

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Photo : La Justice familiale va-t-elle suivre le mouvement ?
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Depuis une vingtaine d’années environ, le dénigrement du tout sécuritaire centré sur le délit de faciès et orienté vers les quartiers dits difficiles ou sur les trajectoires qui y mènent, a exposé les quartiers et les familles à une insécurité de proximité.

Il fut un temps où, lorsqu’on appelait la Police ici dans le Nord-Isère, à Villefontaine, d’où j’écris et où je réside, il fallait attendre, attendre et attendre une hypothétique présence de la police et se poser la question taraudante : viendra ou viendra pas ? Le plus souvent, lorsqu’il s’agissait de nuisances nocturnes ou d’incivilités destinées à "pourrir la vie" de l’Autre, la police ne se déplaçait pas ; se contentant de faire des patrouilles de convenance dans la journée et parfois la nuit dans le quartier, tantôt à pied ou à motos - pour la police municipale. Le plus souvent en voiture pour les deux : la police municipale et gendarmerie.

Les quartiers. La Police répond désormais présente

Il y a deux semaines, j’ai appelé la centrale de l’Isère aux environs de 23 heures passées pour solliciter l’aide de la gendarmerie afin de faire entendre raison à des jeunes bien sous tous rapports de se déplacer pour continuer la conversation entamée au pied de ma chambre. J’habite en rez-de-chaussée. Les jeunes étaient assis en face sur une palissade devant un ordinateur portable et discutaillaient. A deux reprises, je leur ai fait part du fait que leurs bavardages m’empêchaient de dormir. A chaque fois que je leur parlais, ils se taisaient en retenant leurs rires. Dès que je refermais la fenêtre, ils recommençaient. J’ai donc fait appel à la Police. 15 mn plus tard, je n’ai plus rien entendu et depuis, ça va.

J’ai cru qu’il s’agissait d’un heureux hasard : une gentille patrouille qui aurait bien voulu se déplacer histoire de voir, car il n’y a pas si longtemps, j’avais appelé la même gendarmerie de Villefontaine pour manifester mon inquiétude de ne pas voir revenir les enfants qui étaient alors en week-end chez le père, selon la décision de Justice. Il était 21 heures. Une gendarme m’avait alors répondu qu’il fallait appeler avant et que la gendarmerie ne se déplaçait pas à cette heure-là pour de tels motifs. Au passage, j’ai eu droit à la morale : pourquoi je m’inquiétais seulement maintenant ? Que prévoit la décision de Justice ? Bref, conclusion de l’entretien : passez demain à la gendarmerie pour déposer une plainte. Les femmes divorcées en connaissent un rayon sur les plaintes déposées en gendarmerie. Des plaintes, j’en ai déposées je ne sais plus combien à la gendarmerie. Plaintes qui sont adressées au Juge des Affaires familiales et la Justice reprendra son cours comme un long fleuve tranquille - côté institutionnel - et on redira ce qui avait déjà été dit et écrit et les choses continueront comme avant.

De la Justice des affaires familiales qui expose les femmes

Hier, j’ai procédé à une autre sollicitation de la gendarmerie. Un jour férié. Avant, cela n’était même pas envisageable. On savait d’avance que la police ne se déplacerait pas. Hier, il s’agissait d’un problème familial sérieux consécutif à un divorce mal liquidé par la Justice. Aux environs de 19 heures, j’ai sollicité le secours de la police et elle est venue très très vite. A l’époque du divorce, entre 2000 et 2004, j’ai passé tant et tant de coups de fil pour agression du conjoint à mon domicile sans que la police n’ait pris la peine de se déplacer. Et, lorsqu’elle daignait venir, c’était pour faire acte de présence laissant la situation sans suite. Du coup, l’ex conjoint était encouragé dans ses violations de domicile successives. En fait, vous aviez le temps de mourir une, deux, voire plusieurs fois avant l’arrivée de la police, si d’aventure il lui prenait l’envie de se déplacer.

Où est la Justice familiale ?

Elle n’est pas là. Très laxiste, très lente, très éloignée, institutionnalisée jusqu’à la caricature, déconnectée de la vie des familles. Les divorces se passent toujours de plus en plus mal. Les divorces par consentement mutuel... SUITE ICI.

Elise Mbock

 
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