Le président Obama nomme Scott Gration pour devenir son émissaire spécial au Soudan. Cet ancien général de l'armée a , en partie, été élevé en Afrique et parle bien Swahili. C’est un ami personnel de Barack Obama, a précisé la Maison-Blanche.
La secrétaire d’Etat américaine, Hillary Clinton, a annoncé mardi que le président Omar
el-Béchir est tenu responsable des morts au Darfour provoquées par sa décision irresponsable d’expulser treize organisations d’aide humanitaire. Hillary Clinton a eu des mots particulièrement durs pour le président soudanais et pour tous les pays qui protègent son gouvernement.

Le général J. Scott Gration devient l'émissaire spécial de l'administration Obama au Darfour, région "prioritaire" pour la Maison-Blanche
On sait que la semaine passée, le président soudanais Omar Béchir a décidé d’expulser treize organisations humanitaires et ordonné aux ONG concernées de cesser leurs activités au Darfour et au Soudan d’ici la fin de l’année 2009.
Ces actions sont probablement en réponse le mandat d'arrêt international lancée par la Cour pénale internationale (CPI) à l'encontre du président Béchir pour crimes de guerre au Darfour. Une telle réaction, fait valoir Hillary Clinton, a créé une "situation horrible" qui pourrait engendrer des souffrances dans les camps de réfugiés au Darfour.
La secrétaire d'Etat américaine se demande "quelles pressions peuvent être exercées sur le président Omar el-Béchir et le gouvernement de Khartoum" au Soudan, pour leur faire comprendre qu’ils sont responsables des décès qui surviendront dans ces camps de réfugiés. Le président Omar El-Béchir et le gouvernement soudanais mettent en danger la vie d’1,4 millions de réfugiés en décidant d’expulser les travailleurs humanitaires, explique Mme. Clinton.
Les protecteurs du président Omar El-Béchir au sein de la communauté internationale ont aussi leur part de responsabilité, précise Hillary Clinton. Elle s'interroge sur les motivations de ces gouvernements "qui appuient la décision du président Béchir d’expulser les travailleurs humanitaires" et leur rappelle qu'ils ont la responsabilité de convaincre Khartoum de changer sa décision pour que des humanitaires reviennent au Darfour.



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