Au second jour de sa visite d’Etat en Grande Bretagne, la vie personnelle du Président Jacob Zuma est le principal sujet de discussion des Britanniques. Jacob Zuma a fait le déplacement avec sa troisième épouse qu’il vient tout juste d’épouser âgée de 37 ans. Une visite d’Etat en guise de lune de miel, il fallait y penser. Et, c’est déjà une première confusion.
La seconde confusion vient du fait que le Président envisage un quatrième mariage. Le mois dernier, le même Président s’excusait auprès de ses compatriotes pour avoir eu un enfant hors mariage. Il a officiellement reconnu l’enfant et l’a annoncé dans la foulée aux sud africains. Motif : pour être en règle envers la famille de l’enfant.
La troisième confusion est la place faite aux femmes dans l’Afrique du Sud. Jacob Zuma a 67 ans et 19 enfants. Il appartient à l’ethnie Zoulou qui pratique la polygamie. Le problème avec la personnalité du Président est que d’un côté, il appelle à la modernité (cf son dernier discours politique sur l’Etat de la Nation) et, de l’autre, il conserve, dans la tradition, les choses qui lui conviennent y compris lorsqu’elles sont intrinsèquement porteuses d’un malaise sur la place de la femme et sa considération dans la société sud africaine. Sans aller jusqu’à l’égalité hommes/femmes qui ne peut pas être parfaite, au moins peut-on déjà respecter l’autre sexe en tant qu’être singulier et non en tant que pièces de collection.
Où commence l’obsession sexuelle et où s’arrête l’esclavage sexuel autorisé par certaines traditions ?
Or, le Président Zuma a déjà divorcé deux fois. Ce qui veut dire qu’il a déjà été marié cinq fois et il envisage de prendre une quatrième femme au prétexte que la tradition Zoulou le lui permet. Il fait donc collection de femmes. Tiger Woods a été poursuivi pour sa collection de call girls, pourquoi le Président Zuma devrait-il être applaudi en reproduisant des pratiques apparentées ?
En Grande Bretagne, un "Collectif de Noirs" a parlé de racisme à l’égard du Président Zuma. En Afrique du Sud, on demande aux Britanniques de se concentrer sur l’aspect professionnel de la visite d’Etat et sur le business. Une délégation de 200 hommes d’affaires accompagne le Président Zuma. Bref, on peut faire collection de femmes et rester professionnel affirment les voix qui viennent défendre le Président. Et Tiger Woods alors ? Son statut de n° 1 mondial ne l’a pas épargné de se conformer à un code moral minimum.
Alors certes, la morale est de l’ordre de la subjectivité voire de l’intersubjectivité. Le Président Zuma n’est pas dans l’illégalité. Ni celui qui trompe sa femme et vice versa d’ailleurs. Pourtant, la question de savoir où commence l’obsession sexuelle et où s’arrête l’esclavage sexuel autorisé par certaines traditions laisse un sentiment de malaise à chaque fois que le Président Zuma paraît sur la scène internationale. C’était déjà le cas à Davos, lors du dernier sommet économique le 27 Janvier dernier. C’est encore le cas cette fois-ci en Grande Bretagne. C’était écrit.
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Nouvelles du continent Africain.
Visite d'Etat de Jacob Zuma en Grande Bretagne - l'agenda officiel
Agathe Habyarimana a été interpéllée à son domicile Parisien mardi.



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