Le secrétaire général du Syndicat national des travailleurs de l'Education (SNTE), Abdelkrim Boudjenah, a appelé hier le ministère de l'Education nationale à accorder le rachat à partir de 9/20 au BEM (Brevet de l'enseignement moyen) en raison des erreurs relevées dans les épreuves de mathématiques et d'histoire-géographie. Lors d'une conférence de presse au siège du SNTE à Alger, le secrétaire général a appelé le ministre de l'Education à prendre en charge «ce problème majeur» qui, a-t-il dit, lèse beaucoup d'élèves en raison de la décision de renoncement au système de rachat sous prétexte de «hisser» le niveau de l'enseignement.
Boudjenah a réitéré son appel et celui des parents d'élèves au ministre en vue de «corriger» les erreurs relevées dans les épreuves de mathématiques et d'histoire-géographie, soulignant que le problème posé en mathématiques était «compliqué, long et inaccessible pour 95% des candidats». «Comment peut-on exclure un élève qui a obtenu une moyenne supérieure à 13/20 pendant l'année scolaire et une note de 9,95 au BEM», s'est interrogé le secrétaire général. Concernant le faible niveau de réussite au BEM, M. Boudjenah a affirmé que ce résultat reflétait «la difficulté» rencontrée par les élèves à l'examen en raison de la non-conformité des sujets de la plupart des épreuves avec les programmes enseignés pendant l'année, et relevée dans les rapports des enseignants correcteurs.
Le responsable s'est, en outre, interrogé sur «la crédibilité» du BEM, ainsi que sur le motif d'une évaluation de l'élève sur la base d'une ou deux journées d'épreuves et non pas sur la base des résultats obtenus tout au long de l'année scolaire.
M. Boudjenah a, par ailleurs, soulevé des questions liées à son syndicat et à la lutte syndicale à la lumière des revendications socioprofessionnelles. Le taux de réussite au BEM est de 49 % cette année alors que le taux de passage en première année secondaire a atteint 68 %.
Benbouzid avait appelé les directeurs de l'Education à prendre les mesures nécessaires pour garantir les meilleures conditions d'accueil de plus de 3 millions d'élèves attendus au cycle moyen pour la rentrée scolaire 2008-2009. Il a souligné que cette rentrée scolaire sera «particulièrement difficile» au regard du nombre important d'élèves attendus. Concernant les structures réservées à l'accueil de ce nombre considérable d'élèves du cycle moyen, Benbouzid a exprimé ses appréhensions face au risque de la non-réception intégrale des 410 CEM programmés, ce qui se répercutera négativement sur la capacité d'accueil des élèves de ce cycle.
R.N. / Quotidien d'Oran



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