Obnibulée par le débat qui devait opposer Barack Obama à John Mc Cain, le 27 septembre 2008, l’opinion internationale a peu accordé d’intérêt à la rencontre qu’a eu un jour auparavant l’actuel président George W. Bush avec les deux candidats qui se disputeront le fauteuil de la Maison-Blanche, le 4 novembre prochain.
Et pourtant ce fut un événement majeur : voici 8 ans que Bush fils est à la tête de ce pays 18 fois plus grand que la France en superficie. 8 ans qui resteront gravés dans la mémoire des Américains et du monde par la guerre en Irak, en Afghanistan, bref par la croisade contre l’axe du mal.
Une fin de l’ère Bush qui sera ainsi marquée du fer rouge par les catastrophes Katrina et la toute dernière, Ike, mais surtout par le séisme économique, qui a pour noms subprimes, crash de Lehman Brothers et autre AIG. Une secousse du Wall Street qui a fait virer les USA ultralibéraux en ultracollectivistes, le mot nationalisation étant tabou.
Pourtant c’est de cela qu’il a été question avec l’injection de 700 milliards de dollars pour sauver AIG. Le partant, W. Bush, a visiblement convié les deux candidats pour leur refiler tous ces dossiers brûlants.
Comme pour dire que quel que soit le vainqueur, démocrate ou républicain, il doit bien connaître ce qui taraude quotidiennement les Américains et surtout trouver des solutions.
C’est bien là une leçon de démocratie, car ailleurs, les calculs électoraux à la petite semaine auraient pris le dessus, et l’on souhaiterait même que celui qui viendra après puisse hériter d’une situation ingouvernable. Charmante Amérique donc, car, c’est la preuve vivante que la démocratie n’est pas une légende. Une démocratie vécue au quotidien de la base au sommet.
Rabi Mitbkèta
© L'Observateur



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