A quelques heures de l'adresse du Président Obama au pays, les Américains ont été consultés par sondages pour savoir si le plan de Recouvrement et de la relance économique changera quelque chose dans leur vie personnelle. La réponse est à la fois surprenante et contrastée.
A la question de savoir s'ils approuvent la manière dont le Président assume ses fonctions, les Américains répondent : OUI à 67 % et NON à 29 %.
A la question de savoir s'ils soutiennent le plan de Redynamisation de l'économie, ils répondent : OUI à 60 % et NON à 30 %.
A la question de savoir s'ils croient que ce plan va aider l'économie à se redresser ; ils répondent : OUI à 53 % et NON à 44 %.
Enfin, à la question de savoir si ce plan va les aider personnellement, ils répondent : NON à 67 % et OUI à 31 %.
Conclusion : 67 % d'Américains sont sceptiques sur leur avenir personnel
Que penser de cette conclusion ? D'abord que les réformes restent perçues comme des réformes soit institutionnelles, soit structurelles. Certes, le pays en a besoin. Mais, le temps de l'individu ne coïncide pas nécessairement avec celui des institutions et de l'application des mesures structurelles. L'Américain qui est au chômage aujourd'hui n'a pas pour horizon la date de démarrage des travaux d'infrastructures dans son Etat ; il a besoin de retrouver du travail demain matin. Et, on ne parle même pas ici de celui qui est sous la menace d'une saisie de sa maison pour causes d'arriérés d'impayés : la fameuse crise du logement où les banques se sont montrées impitoyables dans les expulsions.
Il fallait arrêter l'hémorragie
Est-ce pour cette raison de conjonction des logiques que Barack Obama a lancé son plan logement de 75 milliards ? Probablement. Il y a urgence dans ce domaine. Il fallait arrêter l'hémorragie.
Sous la pression de la rue en Guadeloupe, et après la mort d'un syndicaliste, le Président Nicolas Sarkozy a accordé 580 millions d'euros à ce territoire et promis des Assises territoriales auxquelles il participera personnellement. Les revendications territoriales et catégorielles, pour efficaces qu'elles soient, ne peuvent malheureusement pas répondre aux besoins individuels. En France comme aux Etats-Unis, l'individu est plus que dépendant des groupes sociaux et institutionnels qui font tous du lobbying, chacun à sa manière.
Elise Mbock
La crise est un accélérateur des réformes
Le plan de logement de 75 milliards en débat



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