"Il arrive un moment où vous avez la chance de défendre tous les espoirs que vous aviez sur vous même et sur ce pays. Un temps où vous regardez vos administrés dans les yeux pour leur dire "vous savez quoi, vous avez raison, le système ne marche pas pour vous et je vais faire de mon mieux". Et nous sommes dans l’un de ces moments là ; un de ces moments où vous vous dites honnêtement "voici ce pourquoi je suis venu ici. Voici pourquoi je suis entré en politique ; voici pourquoi je suis entré dans le service public ; voici pourquoi j’ai fait tous ces sacrifices parce que je crois profondément en ce pays, je crois profondément en cette démocratie ; et je resterai debout même lorsque cela sera difficile". (Barack Obama au Capitol Hill samedi 20 mars s’adressant au Parlementaires Démocrates).
Le Congrès était divisé dans cette affaire y compris dans les rangs Démocrates qui n’ont pas tous voté. Hucinich, Républicain rallié de dernière minute à la réforme a dit dans une de ses réponses aux raisons de son changement de vote que cette réforme ne correspondait pas exactement à ce qu’il voulait mais il n’est pas le genre d’homme politique à penser "Moi ou le Chaos".
"Ce n’est pas la réforme que je voulais mais elle constitue un pas dans le changement de notre système de protection sociale. Il y a beaucoup d’enjeux croyez-moi".
Pensez-vous que la réforme passera, lui avait demandé Larry King (CNN), il avait répondu oui, je le pense malgré la force du débat et les distorsions. 34 Démocrates ont rejoint 178 Républicains dans le vote contre.
Yes, we can !
Il pense par ailleurs que "la protection sociale est un droit civique". "C’est pourquoi je ne participerai pas au camp qui veut tuer la réforme. Il faut savoir que les compagnies d’assurances ont un énorme pouvoir et elles l’ont mise en jeu ici. D’une certaine manière le Président Obama met sa présidence en jeu sur l’économie, les emplois, l’éducation et les salaires avec cette réforme".
Pas étonnant que le Président soit sorti de la Maison Blanche pour faire appel au peuple, c’est-à-dire au pouvoir démocratique ultime dont l’enthousiasme a certainement pesé sur le résultat final.
Cette victoire est une victoire pour la Démocratie Américaine et pour le peuple Américain. Yes, we can scandait la foule de l’Université George Mason en Virginie au Président Obama venu leur expliquer sa réforme. Les jeunes étudiants continuent à soutenir leur Président. Yes we can! C’est la réponse.



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