Les gardiens de prison sont en colère et le font savoir à l'administration pénitentiaire en bloquant l'accès aux prisons. Le bras de fer avec la chancellerie est maintenu par les trois principaux syndicats de gardiens de prison (Ufap, CGT, FO) qui prévoient un "blocage progressif" des prisons françaises durant plusieurs jours.
Quelques 4000 personnels de surveillance ont affiché fermement et clairement leur mécontentement en bloquant 120 établissements pénitentiaires. Les gardiens de prison ont lancé leur mouvement de protestation dans 194 prisons françaises. A la maison d'arrêt de Fleury-Mérogis dans l'Essonne, des centaines de gendarmes mobiles ont dû intervenir lundi matin pour débloquer l'accès à la prison. Cette première journée est le début significatif d’une action décidée par l’unité syndicale UFAP/FO/CGT.
Suite à la rencontre écourtée par les 3 organisations syndicales jeudi dernier avec la ministre de la justice, cette dernière a adressé, le soir même, un courrier aux trois secrétaires généraux. Ce courrier, diffusé massivement ce week-end par les directeurs aux ordres du pouvoir, n’apporte aucune garantie sur plusieurs points soulevés par l’unité syndicale.
C’est pourquoi l’unité syndicale, réunie ce jour à Fresnes, appelle à poursuivre et à amplifier l’action afin de forcer le gouvernement à ouvrir de réelles et de véritables négociations.
L’unité syndicale sera reçue demain matin au ministère de la justice à 10 heures.




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